La passe imaginaire

1
2
3
4
5
  • 9 commentairess
Théâtre La Croisée des Chemins - Vaugirard, Paris
Du 08 novembre au 27 décembre 2018
Durée : 1h10

Avis du public

Un théâtre de la célébration
1
2
3
4
5
Par

20 septembre 2019 à 17:56

Un théâtre de la célébration Mme Grisélis est une âme libre, dans le sens le plus métaphysique du terme; elle balaie d'un revers, la masse des inutilités et arrache de sa griffe, toutes les peaux mortes de la Civilisation. Servie par une danseuse qui s'est adjointe une comédienne: elle même. Le théâtre des mots et les mouvement de la partition chorégraphique s'enlacent pour la cérémonie baptismale dont les parrains ont pour nom Artaud et Bataille, Grotowski et Lautréamont.. Un souffle sacré s'insinue sans tarder. Le sexe et la mort, frères et soeurs, s'épousent dans un enchevêtrement charnel où les forces les plus obscures et puissantes interpellent celles qui dorment en nous. Etcha Dvornik artiste inspirée, au corps de cobra, lance une invitation à l'absolu divin, à la sombre et irradiante beauté, l'érotisme ici s'est solidifié dans son état de grâce luminescente. La scène et sa fée alchimiste, tel un espace devenu trou noir, absorbent l'intégralité du spectateur fasciné. Moment artistique et poétique unique. J'ai revu hier ce spectacle surprenant, à trois mois de distance, je l'ai reçu plus affirmé, plus enlevé et creusé dans ses effets, enfin avec tous ces alluvions de qualités que l'accumulation des représentations déposent sur les rivages du rôle. Lorsque Etcha élève et lance son cou vers les cintres, il porte à son extrémité un visage transfiguré de beauté sensuelle et ruisselante.
EXCELLENT
1
2
3
4
5
Par

28 mars 2019 à 18:36

EXCELLENT Etcha Dvornik s’empare avec tact du beau texte de Grisélidis Réal. Cela donne un spectacle d’une grande douceur mais qui n’en affirme pas moins avec force la nécessaire liberté – si précieuse par les temps qui courent – des esprits et des corps. Etcha Dvornik est danseuse. Son spectacle, qui fait la part belle au texte, glisse subtilement vers une performance théâtrale. A vrai dire, qu’on ne sache pas bien le catégoriser n’est pas la moindre de ses libertés, celle que prend une artiste, tout simplement. JOSEPH DANAN
plus qu'un spectacle, une leçon
1
2
3
4
5
Par

25 février 2019 à 00:09

plus qu'un spectacle, une leçon Fort et délicat insolent et sensuel doux et sans complaisance même si accent mélancolique. Etcha Dvornik doit rester l’instrument de cette parole même si elle a dans la peau le destin de cette femme si impressionnante… C'est plus qu'un parler vrai de pute! Son travail est magnifique parce qu’il est pur et qu’elle ne va pas à l’économie… Son savoir, son énergie et son expérience chorégraphiques au service de ce personnage sans précédent. Ne manquez pas de voir ce petit bijou au coeur du Petit Paris! Armelle Chitrit
Souplesse
1
2
3
4
5
Par

17 février 2019 à 12:33

Souplesse L‘interprétation du sublime texte de Grisélidis Réal par Madame Dvornik nous atteint spectatrices /spectateurs en plein cœur et la souplesse de son jeu en est le pillier. Merci!
La grâce...
1
2
3
4
5
Par

11 décembre 2018 à 00:11

La grâce... L'an dernier déjà, j'avais découvert ce solo dansé et parlé d'Etcha Dvornik, sur le texte de Grisélidis Réal, que son ami Jean-Luc Hennig présente ainsi : "Voici les lettres intimes que j'ai reçues, en dix ans, d'une des femmes les plus rares que j'aie eu à connaître." Je viens de le revoir au théâtre de la "Croisée des chemins", avec plus d'émerveillement encore. La grâce qu'évoque Kleist dans "Sur le théâtre de marionnettes" tient ici à la nécessité de chaque geste, de chaque mot. Avec cette reprise, le spectacle s'est à la fois enrichi et épuré. Etcha nous susurre à l'oreille les mots de Grisélidis, mais elle peut aussi crier sa colère. Cela tient du rituel, quand les mouvements des mains, sinueux et expressifs, évoquent ceux des danseuses balinaises. Il y a des moments drôles et des moments bouleversants. Certains passages sont d'une crudité, d'une hardiesse folles, d'autres d'une mélancolique poésie : "J'écoute de la très belle musique de Mozart. C'est comme si je n'existais pas - plus rien d'ailleurs n'existe, n'a jamais existé, ni les femmes, ni les hommes, ni l'amour." Et pourtant, ce spectacle est un hymne aux femmes, à leur beauté, à leur générosité - un hymne à la vie, dont il faut "harponner l'échine". Ceci, je l'ajoute, je crois, mais c'est dans le texte et dans l'esprit du spectacle !
sans  concession
1
2
3
4
5
Par

10 décembre 2018 à 22:03

sans concession :"De la danse à la lisière de l'expressionnisme en peinture.... j'ai vu dans personnage dansé de prostituée, une femme en train de devenir folle.... c'est émouvant et sans concession... Reste l'espace dansé, la lumière, la parole, la solitude de l'être, l'appel à l'amour qui nous concerne tous, et surtout la naissance de l'image comme dans un tableau de Munch, de Carrington et de bien d'autres peintres de la chair et de l'excès, Schiele, Grosz, Rego. annie vacelet-vuitton décembre 2018.
A éviter
1
2
3
4
5
Par

07 décembre 2018 à 09:42

A éviter ridicule ou malsain? les deux
Réponse de

Amaury D. 11 décembre 2018 à 17:12

je ne rejette ni ridicule ni malsain , pourquoi le texte de Griselidis Réal est grand, mais, évidemment, pas à la destinations de tous!
Étonnant
1
2
3
4
5
Par

10 novembre 2018 à 14:21

Étonnant L’actrice est très imprégnée par cette œuvre originale qui ne laisse pas indifférent.