King Kong Théorie

Théâtre Dejazet , Paris

Du 24 mai au 07 juillet 2018
Durée : 1h15

CONTEMPORAIN

,

Coups de coeur

A travers son témoignage musclé, Virginie Despentes repose la question de la condition de la femme (et des hommes) dans notre société après son passage dans le deuxième millénaire. Incarnée par trois comédiennes lumineuses (Anne Azoulay, Marie Denarnaud et Valérie de Dietrich), une pensée percutante qui agit comme un coup de fouet vivifiant !
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King Kong Théorie

De

Virginie Despentes

Adaptation

Vanessa Larré

Mise en scène

Vanessa Larré

Avec

Anne Azoulay

,

Valérie de Dietrich

,

Marie Denarnaud

  • Un témoignage musclé

A travers son témoignage musclé, Virginie Despentes repose la question de la condition de la femme (et des hommes) dans notre société après son passage dans le deuxième millénaire. Est-ce que la révolution sexuelle qui a eu lieu il y a près d'un demi-siècle a permis au monde d'évoluer vers plus de tolérance, de reconnaissance et de justice ? Sa réponse est que, oui, les choses ont bougé, mais qu'il y a encore du travail... Incarnée par trois comédiennes lumineuses, la pensée percutante et toujours d'actualité de Despentes agit comme un coup de fouet vivifiant !

  • La presse

« Un beau trio de comédiennes porte le texte féministe iconoclaste et dérangeant de l’écrivaine. (...) Sur la petite scène du théâtre de la Pépinière, le trio vent debout, interpelle le public – sans forcer la voix, lui fait partager, un destin, une pensée – une joie et une souffrance d’être femme. Une femme différente, loin de la séductrice ou de la ménagère... ou même de la féministe politiquement correcte. » Philippe Chevilley, Les Echos, 23 octobre 2014

  • Inventer sa vie

Virginie Despentes n’a pas sa langue dans sa poche. Elle appelle un chat, un chat (il serait d’ailleurs plus juste de redonner du féminin à la formule !). A travers le récit de son histoire, elle parle de la place des femmes dans un monde d’hommes. Elle retrace le chemin de ses expériences qui l’ont conduite à découvrir dans les plis du caché de l’incorrect, de l’interdit, ce qui lui a permis de se construire malgré la souffrance. Et de trouver cet espace de parole pour nommer sans détour, ce qui de la chair féminine est vécu comme un outrage, défini comme « inférieur », voué aux besoins « naturels » de la procréation ou de l’estomac.

Despentes dit à haute voix ce qui ne se prononce qu’avec dégoût dans nos sociétés conditionnées à rejeter tout ce qui parle du corps, sort du corps, se fait avec le corps et en particulier avec le sexe.

Le témoignage qu’elle nous livre se développe en une analyse subtile et documentée qui, au fil du récit, dévoile une pensée brillante, universelle. C’est un regard sur le monde, sur nos sociétés érigées par les hommes, pour un monde d’hommes avec la soumission passive des femmes.

Pour qui s’intéresse un peu à l’Histoire, vingt siècles de domination masculine écrivent en long et en large le récit de cette volonté politique dont la construction culturelle du genre et ses mascarades participe. Car c’est bien à une lutte de pouvoir qu’on doit la grande fable de la condition dite inférieure de la femme.

Pourquoi monter ce texte au théâtre ? Pour qu’il soit dit et entendu, pour qu’il soit incarné et que sa transmission passe par la parole et la présence des comédiennes que j’ai choisies. Au départ, un personnage s’adresse au public avec une grande sincérité : « Franchement je suis bien contente pour toutes celles à qui les choses telles qu’elles sont conviennent. C’est dit sans la moindre ironie. Il se trouve simplement que je ne fais pas partie de celles-là ». Ce personnage s’exprime sans colère, sans besoin de revanche, elle vient dire qu’elle ne trouve pas sa place dans ce monde tel qu’il est.

Et je pense que c’est le sentiment de beaucoup de gens, hommes, femmes et « autres » confondus. En tout cas, c’est le mien. Trouver sa place, son espace de liberté, d’accomplissement, réinvestir sa part de créativité pour inventer sa vie au lieu de se soumettre aux conditionnements dictés par ceux qui n’ont pour seul but que le maintien d’un ordre qui sert leurs intérêts, voilà qui est révolutionnaire ! Et là, la pièce devient un manifeste qui engage une prise de conscience plus large que le féminisme un peu réducteur qu’on aime coller aux propos de Despentes.

Vanessa Larré

  • Historique du droit des femmes en France

1791 Olympe de Gouges rédige la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne »
1792 La loi permet le divorce par consentement mutuel
1804 Le code civil prévoit que : « le mari doit protection à la femme, la femme doit obéissance à son mari »
1850 Création obligatoire d’écoles de filles dans les communes de 800 habitants (loi Falloux)
1876 Hubertine Auclert fonde la société Le droit des femmes qui soutient le droit de vote pour les femmes
1903 Marie Curie reçoit le prix Nobel de physique
1920 La loi assimile la contraception à l’avortement qui est considéré comme un crime
1924 Uniformisation des programmes scolaires masculins et féminins et création d’un baccalauréat unique
1938 Suppression de l’incapacité juridique de la femme mariée
1944 Droit de vote et d’éligibilité pour les femmes
1946 Suppression de la notion de « salaire féminin »
1956 Fondation de « la maternité heureuse » qui devient en 1960 Mouvement Français pour le Planning Familial
1965 Les femmes mariées peuvent exercer une profession sans l’autorisation de leur mari
1967 Loi Neuwirth qui autorise la contraception
1970 L’autorité parentale remplace la puissance paternelle
1972
• Reconnaissance du principe « à travail égal, salaire égal »
• L’école polytechnique devient mixte : 8 femmes sont reçues
1974 Françoise Giroud première secrétaire d’état à la condition féminine
1975
• Loi Veil pour l’Interruption Volontaire de Grossesse – IVG
• Réintroduction dans la loi du divorce par consentement mutuel
1976 La mixité devient obligatoire pour tous les établissements scolaires publics
1980 Marguerite Yourcenar est la première femme élue à l’Académie française
1981 Yvette Roudy est ministre déléguée des droits de la femme
1982 L’IVG est remboursée par la Sécurité sociale
1983 La Loi Roudy pose le principe de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes
1984 Le congé parental est ouvert à chacun des parents
1991 Édith Cresson première femme Première Ministre
1993
• La loi du 8 janvier affirme le principe de l’exercice conjoint de l’autorité parentale à l’égard de tous les enfants, quelle que soit la situation des parents
• Loi Neiertz : condamnation de l’entrave à l’IVG
2000
• Mise en oeuvre d’une politique globale d’égalité des chances dans le système éducatif
• Promulgation de la première loi sur la parité en politique
2001 Augmentation du délai légal de l’IVG de 10 à 12 semaines
2002
• Création du congé de paternité
• Reconnaissance de l’autorité parentale conjointe + garde alternée + coparentalité
• L’enfant peut porter le nom de ses deux parents
2003 Loi instaurant la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE)
2004 La loi du 26 mai relative au divorce introduit la procédure d’éviction du conjoint violent
2005 La loi du 12 décembre relative au traitement de la récidive des infractions pénales donne la possibilité au juge pénal d’ordonner à l’auteur de violences de résider hors du domicile ou de la résidence du couple
2006
• Loi du 4 avril renforçant la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises contre les mineurs ajoute le partenaire « pacsé » et les « ex » au titre des circonstances aggravantes
• Introduction de la notion de respect dans les obligations du mariage
• Alignement de l’âge légal du mariage pour les garçons et les filles à 18 ans
• Loi relative à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes
• 29 % des entreprises sont créées par des femmes
• Les salaires des femmes sont inférieurs de 27 % à ceux des hommes (Données DARES)
2008
• Inscription dans la Constitution de « l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales »
• Les femmes représentent 47.6 % de la population active, 56,5 % des bénéficiaires du minimum vieillesse sont des femmes
• Parmi les travailleurs à temps partiel 82 % sont des femmes
2010 Vote de la loi relative aux violences faites spécifiquement aux femmes, aux violences au sein des couples et aux incidences de ces dernières sur les enfants : création de l’ordonnance de protection des victimes et du délit de harcèlement moral au sein du couple
2012 Vote de la Loi relative au harcèlement sexuel

Avis du public : King Kong Théorie

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UTILES + NOTES + NOTES - RÉCENTS ANCIENS
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Philippe L. (2 avis) 07 décembre 2014

Dérangeant et percutant Sans nous raconter sa vie, même si la pièce raconte le vécu de l'auteur, Virginie Descentes nous interpelle, nous bouscule, nous dérange à l'extrême. Sa pièce violente par les paroles, par la force de ses messages, est interprétée par trois actrices hors paire.
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Fabienne M. (1 avis) 23 novembre 2014

Foncez ! Une superbe mise en scène de ce texte dur, violent ; toujours très proche de l'actualité... interprétation percutante et très réussie des 3 comédiennes. A voir !
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