Je ne suis pas une arme de guerre

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Petit Gymnase , Paris

Du 28 novembre 2017 au 05 mars 2018
Durée : 1h20

CONTEMPORAIN

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Pièce d'actualité

,

Pièce historique

Le spectacle est un projet collectif inspiré de la chronique tenue par Sevdije Ahmeti, militante albanaise des droits de l’homme, durant la guerre au Kosovo.
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Spectacle terminé depuis le 05 mars 2018

 

Je ne suis pas une arme de guerre

De

Sevdije Ahmeti

Adaptation

Safet Kryemadhi

Mise en scène

Zenel Laci

Avec

Anila Dervishi

,

Afrim Jahja

  • Les violences faites aux femmes

Le spectacle est un projet collectif inspiré de la chronique tenue par Sevdije Ahmeti, militante albanaise des droits de l’homme, durant la guerre au Kosovo.

Il traite des crimes contre l’humanité parmi lesquels le viol, utilisé comme arme de guerre, atteint le sommet de l’indignité dans la hiérarchie des barbaries modernes. La pièce dénonce avec une dignité exemplaire les exactions commises contre les femmes et les enfants, dans ces périodes de feu et de sang, et adresse aux spectateurs un message universel de résistance au mal et de commune humanité avec d’autres peuples humiliés et opprimés. Le viol de guerre vise à détruire, au travers de la femme, la famille et l’ensemble d’une communauté. Il empêche toute réconciliation future. Parce que la honte est trop forte pour que la femme puisse exprimer publiquement la moindre revendication. Cette création théâtrale témoigne pour ces femmes, où qu’elles soient dans le monde, afin que leur corps ne soit plus un champ de bataille, qu’elles puissent sortir de leur isolement et réintégrer la société.

D’après le livre « Journal d’une femme du Kosovo » de Sevdije Ahmeti, éditions Karthala.

  • Extraits

« J’étais là, avec les autres.
Ils nous ont rassemblés dans la cour de notre école. Un des militaires, le chef, a donné l’ordre de séparer les femmes des hommes. Soudain, il a pointé son doigt dans ma direction. Ma
mère a aussitôt fait un pas en avant.
 Il s’est approché d’elle. Il l’a regardée, l’a insultée, l’a frappée..., lui a ordonné de se déshabiller. Elle n’a pas réagi.
Le chef a sorti son arme et l’a posée sur mon front.
Ma mère s’est hâtée de se déshabiller.

J’ai vu, devant tous les villageois, pour la première fois le corps nu de ma mère. Le chef a poussé un cri en direction des hommes de notre village. Dans sa langue, il a exigé que « le frère de cette putain sorte du rang ». Je sentais toujours son arme pointée sur mon front.
Mon oncle a hésité.
Puis, Il est venu se placer face à ma mère... »
Fragment du 1er monologue

  • Un hymne à la femme et à la liberté

Dans un espace vide, un musicien et une femme sacrificielle nous plongent dans l’horreur du nettoyage ethnique. Cette «madone» universelle, témoigne du sort des femmes utilisées comme arme de guerre. Ni cri, ni plainte. Cette voix nue raconte l’horreur vécue au nom de la pureté ethnique qui, quels que soient les époques et les lieux, partage le monde en bourreaux et victimes.

Son témoignage est un plaidoyer pour l’humanité, contre les folies nationalistes et les crimes qui en résultent. Il n’en est pas moins un hymne à l’amour et à la liberté. S’y mêlent sons de guitare rock, prises de paroles, proclamations universelles, projections oniriques, chant d’amour qui embrasent la salle et font communier acteur et spectateur.

Deux grands interprètes, Anila Dervishi (Théâtre National de Tirana) et Afrim Jahja (guitariste rock - The Witness) déploient leur talent dans un spectacle qui marie densité émotive et puissance magique.

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