Histoire de la princesse de Montpensier

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Théâtre de l'Ouest Parisien , Boulogne Billancourt

Du 19 au 20 mai 2011
Durée : 1h15

CLASSIQUE

Marie-Armelle Deguy s'empare de l'écriture de Mme de La Fayette avec Constance Luzzati à la harpe. Un mélange subtil de mots et de musique. Écheveau d’intrigues amoureuses dans les blancs d’une histoire bien réelle, la nouvelle est à la fois concise et fulgurante, représentative de la morale du grand siècle et une saisissante évocation des passions humaines.
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Spectacle terminé depuis le 20 mai 2011

 

Histoire de la princesse de Montpensier

De

Marie-Madeleine de La Fayette

Mise en scène

Jacques Vincey

Avec

Marie-Armelle Deguy

,

Constance Luzzati

  • Un mélange subtil de mots et de musique : une épopée intime

Dans La princesse de Montpensier, Madame de La Fayette a créé un écheveau d’intrigues amoureuses, dans les blancs d’une histoire bien réelle, entre les guerres de religion et les rivalités des familles Bourbon et Guise du règne de Charles IX (1560-1570). La nouvelle est à la fois concise et fulgurante, représentative de la morale du grand siècle et d’une nouveauté saisissante pour ce qui concerne l’évocation des passions humaines.

Après avoir été pensionnaire de la Comédie-Française, Marie-Armelle Deguy a travaillé notamment sous la direction de Brigitte Jacques, Alain Françon, Georges Lavaudant ou Catherine Hiegel. Passionnée de littérature du XVIIème siècle, elle a eu le désir d’adapter à la scène cette nouvelle de Madame de Lafayette qui met en exergue la grande sensibilité et le sens dramatique de l’écrivain.

Sur des oeuvres de François Couperin, Jacques Duphly ou Jean-Philippe Rameau, Marie-Armelle Deguy et Constance Luzzatti à la harpe marient parfaitement mots et musique et donnent à ce joyau de la littérature toute sa mesure.

  • Une héroïne littéraire

« J’ai toujours énormément lu, toujours adoré que l’on me raconte des histoires et je fais du théâtre parce que j’ai envie de raconter des histoires », explique Marie-Armelle Deguy.

Et certes, il n’existe pas meilleure conteuse… l'ex-pensionnaire de la Comédie-Française est de toutes les histoires. D’Ibsen à Corneille, de Feydeau à Shakespeare, de Daniel Keene à Howard Barker, elle fait sienne toutes les langues et naturellement, les plus grands metteurs en scène la réclament : Alain Françon, André Engel, Brigitte Jacques, Frédéric Maragnani…

Même si raconter des histoires est une grande passion, Marie-Armelle Deguy choisit d'interpréter Histoire de la Princesse de Montpensier parce que la beauté de l'écriture la surprend et la comble : « Les sauts dans le temps, les ellipses, les longues scènes (récits et descriptions minutieuses) ainsi que les rapports entre les gens sont fascinants et d’un suspense incroyable. Il y une scène de bal chez le roi que je trouve particulièrement savoureuse. Sans parler de la grande scène finale... ». Selon elle, iI y a aussi quelque chose de presque enfantin dans ce récit (les héros sont très jeunes, la Marquise a treize ans à peine lorsqu'elle tombe amoureuse du Duc de Guise), un quelque chose qui la touche infiniment. Mais c’est surtout une histoire d’amour qui finit mal et ça, c’est intemporel...

Ce qui retient aussi l’attention, c’est que bien qu’écrit en 1662, le texte met en scène des personnages célèbres du siècle précédent (c’est la première oeuvre de la littérature française à utiliser l'Histoire comme trame romanesque).Même si elle prend parfois quelque liberté avec la vérité historique, Madame de La Fayette invente entre-eux une histoire d’amour sublime, située dans un contexte enflammé par les guerres de religions (nous sommes peu de temps avant la Saint Barthélémy) ; cela donne l’impression que tout est réel. Derrière l'enchaînement des événements historiques, se cachent des désordres que la nouvelle se charge de mettre au jour ; sous l'apparence rationnelle de la monarchie, se dissimulent des rivalités politiques, fruits du dilemme entre la satisfaction des passions et celle du devoir : satisfaire ce dernier, c'est condamner la passion. Enfin, au delà de sa qualité d’écriture, la nouvelle se révèle avant tout d’une grande modernité.

L’auteur analyse presque froidement tous ces personnages, montrant que le sentiment amoureux n'est pas égal pour l'homme et la femme et que c’est bien cela qui cause la perte de la princesse. Loin de moraliser, Madame de La Fayette énonce la passion comme dangereuse pour la stabilité affective et l'équilibre de l'âme humaine, pouvant conduire à la destruction et infailliblement à la déception. En cela, elle apporte sagesse et reflexion sur des situations, qui peuvent s'ancrer aujourd'hui dans notre réalité.

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