Fantaisies, l'idéal féminin n'est plus ce qu'il était

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Les plateaux sauvages , Paris

Du 02 au 07 mars 2020
Durée : 1h15

CONTEMPORAIN

Dans ce spectacle-performance, Carole Thibaut, ici à la fois auteure, metteuse en scène et interprète, interroge et dégomme les représentations du féminin, tout en s'amusant des codes de la représentation théâtrale.
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Photos & vidéos

Fantaisies, l'idéal féminin n'est plus ce qu'il était

De

Carole Thibaut

Mise en scène

Carole Thibaut

Avec

Carole Thibaut

 " Une femme entre. C’est la femme idéale. Elle dit " Je suis la femme idéale " . Elle traverse lentement l’espace. Elle effleure à peine le sol de ses pieds. Elle ne marche pas elle glisse. Aucun accident ne vient troubler la parfaite harmonie de ce corps en mouvement… " 

  • ou l’idéal féminin n’est plus ce qu’il était !

« Voici plusieurs années que je travaille autour de l'histoire des femmes et du féminin ; à travers mes propres textes, à travers d'autres auteurs, à travers des projets artistiques menés avec des groupes de femmes. Je crois que j'y cherchais, et cherche encore, les traces d'une histoire commune, une histoire qui ne serait pas écrite par les hommes, et à travers ça les contours de ce qui pourrait peut-être dessiner mon identité de femme, au-delà de la définition en creux, ou en négatif, de " l'homme " . C'est une vieille obsession, chez moi. La femme que je suis a la chance de vivre à un moment de bouleversement extraordinaire et marquant de l'histoire des femmes et donc de l'humanité. J'ai eu envie de tenter de raconter au plus intime, et ce faisant au plus universel, cette formidable mutation, de porter témoignage de ce mutant que je suis… de ce monstre, comme nous appelait déjà Baudelaire. Avec toute la subjectivité, toute l'impudeur et toutes les perversions féminines dont je suis capable. Et si je me laisse gagner par quelques colères féministes, quon ne m'en tienne pas rigueur : qu'on n'oublie pas qu'avant d'être aujourd'hui une moitié de l'humanité, je fus, pendant des millénaires, à peine une moitié d'humain. »

Carole Thibaut, juillet 2008

Une femme entre et au début tout va bien, idéalement bien, car cette femme répond parfaitement à l'image de la femme idéale. En toutes choses. Mais peu à peu, à travers la multitude d'images qui la constituent femme, la créature se perd. Et se perdant, la créature se disloque lentement, sous nos yeux, confrontée à son impossibilité à être. Cette femme n'est plus alors qu'une moitié d'humanité, trouée de toutes parts, et qui tente vainement, de rassembler les bouts épars d'elle-même. Or ça ne cesse de lui échapper, de fuir par tous ses trous. Elle se débarrasse de ses peaux successives, de ses représentations, s'épluche comme un oignon, essayant de se dégager de toutes ces couches de représentations qui la constituent. Au risque de ne trouver au bout que ce vide à quoi tout et tous la renvoient sans cesse, au risque de se perdre elle-même dans le légendaire trou noir du féminin...

Carole Thibaut, ici à la fois auteure, metteure en scène et comédienne, démonte de façon jubilatoire, la mécanique d'oppression qui se cache derrière la notion d'idéal féminin, et s'attaque, en les tordant dans tous les sens, à ses représentations. Après avoir travaillé autour d'histoires et de paroles de femmes de toutes origines et s'en être nourrie, c'est elle-même qu'elle prend ici comme objet de recherche, avec une joyeuse et insolente impudeur.

Par la Compagnie Sambre.

  • Un instantané en évolution constante

Fantaisies est un instantané en évolution constante. Commencé en septembre 2008, le travail évolue par étapes de recherche, chacune donnant naissance à de nouveaux modules. Chaque présentation est constituée de 9 modules choisis parmi tout ce matériau. Le premier est " Accueil du public " (texte écrit spécifiquement pour chaque lieu et chaque présentation) et le dernier : " Fin provisoire de la femme idéale " . Entre ces deux modules, chaque présentation de Fantaisies est construite au gré de l'évolution du travail, des recherches, de l'écriture. Chaque module peut être basé sur du travail de corps, de la bande son, du texte, de la vidéo, ces formes pouvant être entremêlées ou isolées en fonction des modules. La construction est aléatoire, invitant à un voyage à travers différentes approches du féminin, au gré des humeurs et envies de l'artiste : détournement de maternité, représentations physiques de la femme idéale, diktats de la société, dislocation de la femme idéale, pétasses idéales, en avoir ou pas (discours du barbu), …

  • La presse

« Carole Thibaut frappe fort. Fort par son écriture et par le dynamisme de son jeu. » France Inter

« Un solo-performance décapant qui démonte de façon jubilatoire et féroce la mécanique d’oppression qui se cache derrière la notion d’idéal féminin. » France Info TV

« Carole Thibaut donne, dans un spectacle cruel et sain, à dévorer toutes les représentations phagocytant le féminin. » L'Humanité

« Une écriture franche et direct. » Médiapart

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