 |
|
Textes dramatiques : Quoi de vraiment neuf ?
Entre les nouvelles formes, souvent expérimentales, qui naissent de la recherche scénique et/ou de l’hybridation du théâtre avec d’autres disciplines comme les arts plastiques, la danse ou le cirque, et les créations contemporaines de ou à partir de textes classiques, y a-t-il encore une place pour le texte contemporain de théâtre ? Les écritures dramatiques contemporaines ont-elles toujours la force de réinventer et de rénover la scène ? A en juger par cette deuxième partie de la saison qui commence en 2010, la réponse est « oui ». Nous proposons ici une sélection de mises en scène de textes récents de dix auteurs dramatiques vivants, français et étrangers, panorama forcément incomplet, mais témoignant de la diversité des poétiques et de la vitalité de la dramaturgie actuelle.  Pour commencer, nous pourrons voir au Théâtre de la Colline deux pièces respectivement de Dea Loher (née en 1964) et de Marius von Mayenburg (né en 1972), auteurs représentatifs, aux côtés notamment de Roland Schimmelpfennig et de Falk Richter, d’une nouvelle génération de dramaturges allemands qui a commencé à écrire après la chute du mur de Berlin. Ces textes, souvent innovants du point de vue formel, observent la complexité du monde actuel sans produire un discours totalisant. Guillermo Pisani
Lire
l'édito
|
|
|
 |
 |
|
 |
|
|
Paroles, pas de rôles / Vaudeville
Alice Carré
La Comédie-Française reçoit trois collectifs issus de l’avant-garde belge et néerlandaise, née dans les années 80 autour du désir commun de mettre sens dessus dessous les codes théâtraux. Convier Damiaan De Schrijver, Peter Van den Eede et Matthias de Koning, respectivement membres des collectifs tg STAN, DE KOE et DISCORDIA, à explorer le répertoire de l’institution revient à confronter deux paradigmes apparemment antagonistes : d’un côté, la conservation des traditions, de l’autre, la dislocation ludique de celles-ci. Cette drôle d’équipe a su trouver un langage commun en replaçant l’acteur au centre du processus de création. Au programme donc, des comédiens s’amusant à faire dérailler toutes les règles théâtrales. Les sociétaires choisis pour l’expérience réalisent cette performance avec un plaisir non dissimulé, improvisant avec aisance à la manière flamande.
Lire la critique
|
|
|
 |
 |
 |
 |
 |
|
 |
|
|
Miam Miam
Agnès Jaulin
Barrée, baroque, drôle et drôlement inspirée : ainsi va Miam Miam, la nouvelle fantaisie théâtrale de l’infatigable Edouard Baer. Aux commandes d’un joyeux bazar où situations délirantes, intermèdes loufoques et absurdités inventives fusent çà et là, le dandy du rire active avec virtuosité nos zygomatiques. Humour ciselé, incartades digressives, rhétorique délicieusement alambiquée : les attributs habituels du comédien sont au menu d’une prestation que l’on apprécie également pour sa qualité d’ensemble. Porté par sa propre énergie comique, chaque comédien se distingue et contribue, par le jeu des interactions, à créer une véritable ambiance de troupe : réjouissant.
Lire la critique
|
|
|
 |
 |
 |
 |
|
 |