Patrick Robine est né le 25 décembre 1947, à l'hôpital militaire Robert Piqué, près de Bordeaux. Son père était Spahi marocain, sa
mère était ouvreuse au Fémina. Trois années plus tard, la petite famille émigre dans les Landes et habite une fermette en lisière de
forêt. Son père exerce alors le métier de chaudronnier avant de se convertir à la dure tâche de bûcheron, d'entamer aussitôt après une
carrière de chef-cuisinier-parlant-l'anglais à la base américaine de Captieux…, puis de partir en expédition en scooter à travers
l'Afrique.
Patrick Robine entre ensuite à Bordeaux à l'école des frères maristes et à la chorale de Petits Chanteurs à la Croix de Saint-André comme
soprano. A seize ans, il délaisse le clergé et devient apprenti vendeur en quincaillerie en gros, puis photographe industriel, et enfin
démonstrateur de jouets pour le grand magasin des Dames de France.
Entre-temps, il est remarqué au port autonome, où on lui confie le grattage des morutiers en cale sèche. L'automne suivant, il rate
l'entrée de l'Ecole des Beaux-Arts et se présente au Théâtre d'Art de Bordeaux. Il est admis dans le cours de Charles Chabert où il obtient
un premier prix de comédie et de diction. Il suit des cours de chant, abandonne la danse et part en 1967 en tant qu'émigrant au Canada.
Là, il anime la plonge d'un cabaret restaurant de Montréal, la fameuse Rose Rouge, il descend ensuite aux îles Bahamas. A Freeport, il est
waiter puis assistant maître d'hôtel au restaurant V.I.P. du Casino El Morroco ; il rencontre Orson Welles et Sydney Poitiers et ils
deviennent amis.
De retour en France en 1972, Patrick Robine devient parfumeur et travaille pour les grands nez de la profession. Puis, au cours d'une
année sabbatique, il traverse l'Afrique. Plus tard, il retrouve ses landes natales, croise Pierre Vassiliu sur une plage et remonte sur
scène. On découvre alors le "grand interprète animalier botaniste et forestier".
Au théâtre
De 2000 à 2003, comédien-intervenant pour Kings, création de
Michel Schweitzer (La Coma - Bordeaux) au TNP de Toulouse et tournée en France, Espagne et Italie.
En mai 2003, dans le cadre du Festival des Extravagants au Théâtre du
Rond-Point, Patrick Robine a interprété La Danse du Séquoia. En janvier 2004, il crée son nouveau spectacle
Le Naturaliste au même Théâtre du Rond-Point, toujours avec la complicité de
François Rollin.
Patrick Robine a participé à plusieurs festivals : La Nuit de la parole à Mellac-Quimperlé, Conflans Saint Honorine (premier prix des studios
d’Acteur, premier prix du vote du public, 1991)
Festival de Troyes Nuits de Champagne (1992)
Festival du vent de Calvi (1996, 1997, 1998)
Festival de Montreux (1998)
Festival de Cannes (Performance d’Acteur, 1998) Festival des Arts du Récit en Isère (1999), Hommage à l’Acteur de Pont de Claix (Grenoble, 2000)
Festival d’Avignon (2000) Festival d’Humour de Villard de Lans (2000)
Théâtre du Parvis à Tarbes (2001) Festival du conte Mythos (Rennes, 2001)
Festival d ’Avignon (2001) Festival du conte et des imaginaires (Côtes d’Armor et Dinan,2001)
Théâtre Le Triomphe (Paris, de novembre à avril 2002).
Au cinéma
Patrick Robine a joué sous la direction de Dominique
Araguas (La Table, film d’art et d’essai).
A la radio
Patrick Robine a été auteur interprète dans l’émission Bien
Entendu de France Inter avec Michel Grégoire, d’une série Patrick
Robine reporter de l'extrême (1998-99)et comédien dans le feuilleton
Les Aigles volent bien au-dessus des mouches de Gérald Sibleyras
et Jean Dell sur France Inter, en 1999.
Pour la télévision
Patrick Robine a joué sous la direction de
Thierry Binisti (La Bicyclette bleue) et Gérard Flottès (Le
Mystère de la chambre froide). Patrick Robine est également l’auteur
et l’interprète d’une série de performances Papillon de nuit
(cinquante sujets de trois minutes).