Présentation du théâtre :
Le Théâtre de Poche est né en avril 1942 de la volonté de Marcel Oger de construire avec des amis un petit théâtre dans un local impropre à cet usage. Il comportait alors une salle de 60 fauteuils, pour une scène de 6,90 m sur 2,75 m de profondeur et de 2,60 m sous plafond lumières 3 résistances.
Le premier spectacle joué est La lumière devant l’icône avec Andrée Clément et Yvette Etiévant. Jean Vilar y présente un spectacle Strindberg - sa première mise en scène à Paris - de Bip et la fille des rues. Georges Vitaly et Suzanne Flon révèlent Audiberti avec le Malcourt. Jean-Marie Serreau fait connaître Brecht à Paris avec L’exception et la règle, André Reybaz joue Capitaine Bada première pièce de Jean Vauthier, et Marcel Cuvelier avec Rosette Zuchelli avant d’aller à la Huchette, créent la célèbre Leçon de Eugène Ionesco. Ces différents spectacles, et ceux à la carrière éphémère que nous ne citons, furent présentés sous les directions successives de Marcel Oger, Pierre Valde, France Guy, Marcel Cuvelier, André Cellier.
1956 : Etienne Bierry et Renée Delmas deviennent directeurs du Théâtre de Poche et le rénovent. La salle a désormais100 fauteuils, une scène de 6,90 m sur 4,50 m de profondeur et toujours 2,60 m sous plafond. Lumières : un jeu d’orgue unique conçu et réalisé par M.Delmas père.
1958 : Réouverture avec une pièce de Ugo Betti : Eboulement au quai nord avec 17 comédiens et 3 décors de Jacques Marillier. Puis Tchin-Tchin interprété par Katharina Renn, Claude Berri et François Billetdoux qui inaugure le cycle des auteurs-acteurs ; viendrons lui succéder Rolland Dubillard et ses Naîves Hirondelles, sous la direction artistique de Arlette Reinerg, Romain Weingarten dans l’Eté, Claude Cyriaque avec Charles VI, Romain Bouteille Le soir des diplomates et Victor Haîm dans Isaac et la sage-femme, poussé sur le plateau par son interprète metteur en scène et directeur Etienne Bierry.
De mai 1965 à mai 1966, Renée Delmas, pour raisons de santé, confie la direction de son théâtre à Antoine Bourseiller qui fera connaître Le métro fantôme de Leroi Jones avec Chantal Darget dans un décor métallique du sculpteur Oskar Gustin ainsi que les pièces du Polonais Mrozek.
Ce théâtre d’auteurs a la particularité d'être seul survivant des petites salles qui firent le théâtre des années 50. Il est exceptionnel par sa longévité, la fréquence des ses succès et son rayonnement international.
Prix : « Plaisir du théâtre » en 1973.
Prix : Pitoëff 1977
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