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Michel Gillot, absent de tous les réseaux sociaux du net, indemne de toute bibliographie, écrit depuis longtemps des choses qui ne servent à rien ni à personne. Un jour, pour une raison mal éclaircie encore, il a proposé de partager cette inutilité avec Didier Petit, flanqué, lui, d’une belle discographie et d’une enviable réputation. Didier Petit joue du violoncelle, seul ou avec d’excellents comparses, et parfois se joue de son violoncelle, comme on taquine un vieux pote. Ensemble ils s’acoquinent au mot à note et offrent l’inutile à quiconque est prêt à le considérer sans trop de répulsion, voire même à en ressentir un fort et peu avouable besoin.
On voit des lavis est un duo entre un auteur-lecteur amateur de musique et un musicien improvisateur dont le jeu est des plus poétiques qui soient. Les textes n’ont pas été écrits dans l’intention d’un spectacle, ils sont nés hors de tout projet et dans la solitude propice à leur venue. Sur scène ils sont bien là, intacts, présence tangible offerte au public, à l’humeur du moment et aux mouvements du duo.
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