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Dans les années 70, un chanteur né près d'Urfa, dans la partie turque du Kurdistan, se proclamait kurde, chantant la musique kurde, dans la langue kurde. Sivan Perwer est aussitôt exilé, mais ses cassettes se sont déjà répandues dans les montagnes et sur les hauts plateaux.
Pour les 30 millions de kurdes écartelés entre la Turquie, l'Irak, la Syrie, l'Iran, l'Arménie, comme pour la diaspora exilée en Europe, en Amérique et en Australie, il est le symbole de la culture kurde et de la lutte contre l'oppression.
Accompagné au tembûr (le luth kurde à six cordes), il chante d'une voix chaude et incantatoire les chants traditionnels des dengbêj ("les voix qui disent"), bardes et conteurs qui se déplaçaient de village en village. Il chante d'une voix sensuelle les chansons d'amour et son chant devient puissant, ardent, pour clamer la révolte des poètes kurdes d'aujourd'hui.
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