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Informations pratiques


A l'affiche du 18 février
au 3 avril 2004

Le Saint Jongleur François
Essaïon

6, rue Pierre-au-Lard,   75004  Paris
Plan d'accès

Métro : Rambuteau (ligne 11) ou Hôtel-de-ville (ligne 1-11)
Bus : 29-38-47-75 arrêt Georges Pompidou
Borne Taxis : 24 rue Beaubourg
Parking : rue Saint Bon

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Le Saint Jongleur François

GENRE : HUMOUR ET CAFÉ-THÉÂTRE

Pièce de Dario Fo
Montée par Stéphane Aucante
Avec Gilbert Ponté

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Présentation
Intentions de mise en scène
Saint  François d'Assise
La presse du spectacle

Attentif à tout ce qui se publie sur les questions qui l’intéressent, notamment sur les personnages touchant à la culture populaire, Dario Fo a trouvé le point de départ de sa nouvelle giullarata (jonglerie) dans les travaux récents sur l’histoire et les textes de Saint-François d’Assise, notamment les textes de Chiara Frugoni, spécialiste d’histoire médiévale, Saint-François d’Assise, la vie d’un homme, L’Histoire de François, le Saint qui savait rire.

Dario Fo relie à sa manière les Fioretti et les fresques de églises romanes, avec le plus grand respect, c’est à dire toute l’irrévérence nécessaire envers l’hagiographie officielle. Aux édifiantes histoires du méchant loup de Gubbio et des gentils petits oiseaux, il en rajoute d’autres, comme celle du voyage à Rome pour voir le pape, un fait authentique mais rapporté avec un éclairage peu banal. Il réinvente également un sermon dont nous n’avons hélas aucun document écrit mais que Fo a reconstitué d’après les témoignages et les chroniques de l’époque.

Fo se sert comme toujours de l’histoire pour retrouver par le théâtre, la vérité, souvent camouflée par la culture dominante. Ce qui a été le cas pour certains écrits de la vie du Saint, censurés par l’Eglise. Mieux, il construit un véritable conte populaire.

Nous découvrons alors un homme du 13ème siècle, homme d’action, homme de vérité, un homme avec ses faiblesses. Un homme proche de nous, qui touche du doigt nos préoccupations d’homme du 21ème siècle : l’argent, la pauvreté, la charité, le pouvoir, la douleur, la marginalisation, le respect de la nature, la violence, la guerre... homme immergé dans son époque. Mais surtout, un homme profondément joyeux.

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Gilbert Ponté, ce fut d’abord un choc. Une tornade de sueur qui sortait de scène sous des tonnerres d’applaudissements, vous gratifiait malgré tout d’un sourire en coulisse et qui, cinq minutes plus tard, frais comme une rose, venait vous donner un coup de main à finir de monter votre décor...

C’était un festival d’Avignon d’il y a quelques temps. J’avais 25 ans. L’Exercice Théâtre jouait Phèdre juste après Gilbert, déjà seul en scène. Je débutais. Il trouvait sa voie, celle de la maturité, et des solos à mi-chemin entre le conte et le one man show, merveilleux mariage d’Auguste et du clown blanc, de la faconde italienne et de l’art de la construction dramaturgique à la française. Dès lors, nos chemins n’ont cessé de se croiser à intervalles réguliers. Après pas loin de dix années, mettre en scène Gilbert s’est imposé comme une évidence.

Une gageure aussi. Comment mettre en scène en effet un comédien rompu à l’art du solo, capable d’un sourire, d’une intonation de voix, d’un geste, de mettre toute une salle dans sa poche, puis de l’emmener d’un tour de piste au sommet du Golgotha un jour de crucifixion ou d’un coup de claquette au beau milieu d’une ferme peuplée d’animaux revanchards ? Réponse : on ne le met pas en scène, on amène la scène à lui. Plus exactement - choix scénographique essentiel dans ce Saint Jongleur - on l’aide à construire un double rapport du comédien-conteur :
1°) avec les personnages qu’il va interpréter, pour 5 secondes ou 5 minutes, au fil de son histoire ;
2°) avec le public qui le regarde et qu’il prend si souvent à témoin. D’où l’évidence d’une construction de la mise en scène qui soit comme du théâtre dans le théâtre, avec ces temps qu’on ne voit jamais mais qui sont si touchants : temps du maquillage, de la mise du ou des costumes, temps de pause ou de transformation, temps de vie au fond.

Ce choix fait, il s’agissait de mettre en scène un comédien seul dans un espace quasiment nu. Ou plutôt : l’aider à l’apprivoiser et l’habiter. Trouver le geste juste, la posture adéquate, l’emplacement parfait. Un peu comme on construit un cadre au cinéma : ni trop près ni trop loin. Cela demande de l’attention, de la patience : une scène vide, c’est diablement grand pour un homme seul. Le rassurer donc, l’aider à se sentir chez lui; et qu’il soit le plus généreux, le plus drôle des hôtes pour tous les spectateurs qu’il invitera à le rejoindre  !

Puis vient le texte, la ou les scène(s) à jouer. Même travail de précision et d’écoute. Le metteur en scène doit rester humble, dans tous les cas. Surtout face à Dario Fo. La langue, la verve et l’imaginaire se suffisent à eux-mêmes. Laissons dès lors deux italiens, l’auteur et l’acteur (sans oublier Saint-François d’Assise), dialoguer, se répondre, s’engueuler pour mieux se fondre; favorisons seulement la fusion d’une chaleur propice, celle qui émane de répétitions basées sur la confiance et le respect. Être un miroir au fond, le plus fidèle possible, un regard. Avec Gilbert Ponté, mettre en scène a quelque chose d’apaisant.

A moins que ce soit ce drôle de saint (ou ce saint drôle) qu’est François d’Assise qui nous ait ouvert à une forme de sérénité, et un retour à l’épure, où c’est la matière qui prime : celle des tissus, des métaux, donc des lumières (et du feu, très présent dans notre mise en scène), celle de la chair et de la peau du comédien. Dans cette démarche symbolique et qui veut la simplicité quand des arts comme le cinéma ne cesse de se complexifier, l’Italie, c’est du linge qui pend, les décors se fondent avec le costume, le pape se réduit à son costume (ne parle t-on pas de « gens de robe » ?...), la foule autant de petites lumières qui brillent dans le noir...

Une chose encore : avec ce Saint Jongleur François, nous avons voulu composer un spectacle qui soit jouable partout, dedans ou dehors, dans des salles équipées ou non. L’Exercice Théâtre espère ainsi approfondir son implantation en Haute-Loire, où elle est installée depuis bientôt quatre ans, grâce à un spectacle qui puisse tourner dans les villages reculés du département. Autre manière de retrouver l’esprit et l’histoire de Saint-François d’Assise. 

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  • Intentions de jeu

Comédien : « L’acteur est le seul endroit où ça se passe » (Novarina). C’est dans ce sens que depuis de longues années, Gilbert Ponté aborde le travail du monologue. Etre au service d’auteurs contemporains dont la verve, le talent et la fantaisie permettent au comédien d’utiliser à plein son potentiel, et vocal, et physique.

«L’acteur est là pour faire et refaire matériellement la parole». De l’invisible, il fait surgir des personnages, des situations, des objets qui métamorphosent et remplissent l’espace de jeu. Continuellement, il construit et déconstruit afin d’éveiller l’imagination du spectateur.

Conteur : Dans ce long monologue épique et fougueux de Fo, on retrouve la vieille forme populaire du conteur, passant du récit, au mime de l’action et du dialogue. Forme que Gilbert Ponté essaye de retrouver dans chacun de ses spectacles. Le conteur devient l’organisateur de la représentation, donnant à voir et à entendre, sans aucun artifice... Il devient ou redevient pleinement maître du jeu... Comédien-conteur, il occupe l’espace, le travaille, élargissant son champ ou le rétrécissant, utilisant l’œil du spectateur comme une caméra. Simplifiant, éludant, réduisant afin d’obtenir l’esquisse qui laisse le spectateur libre d’inventer et de juger par lui-même le récit. Le rire étant naturellement le moteur, le cœur même de cette recherche. Comme dit Fo, le théâtre populaire n’est pas pleurnichard.

Jongleur : « Quand Saint-François harangue la foule, il parle avec tout son corps et toute sa voix. L’écouter, c’est comme assister à un spectacle, à une comédie religieuse. Il a le savoir faire d’un grand acteur et d’un saint jongleur. Au moment où l’émotion est la plus intense, voilà qu’il se met à chanter et à danser...» Voilà ce que rapporte un des compagnons du Poverello.

Le rire, la joie, l’allégresse, l’invention, la théâtralité de ses actions nous permettent d’affirmer que Saint-François était un grand jongleur. Il avait compris que le rire était l’essence même de la vie. François d’Assise, saint

« La rencontre avec le saint d’Assise nous confronte brutalement avec l’exigence la plus haute et nous renvoie au sens profond de notre existence... »

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François est né en 1181/82 à Assise.

Fils d’un riche marchand, il s’est tout naturellement préparé à prendre la succession de son père.

Jeune homme, il passe son temps aux divertissements de son milieu, jeux, oisiveté, bavardages, chansons, et devient le meneur de « la jeunesse dorée d’Assise. »

Grand admirateur de la poésie courtoise, il se fait chansonnier et jongleur. Mais ce qui l’attire, c’est la guerre. Son rêve, être chevalier. Mais sa première expérience de la guerre est désastreuse : après une bataille contre la ville voisine Pérouse, il est fait prisonnier et reste plus d’un an en prison. Son père obtient son rachat en payant une rançon. François sort très malade de son année de captivité, mais toujours rêvant de gloire.

Rejoignant les armées pontificales, une vision l’arrête à Spolète, il ne sera pas un glorieux militaire... Il sera appelé à d’autres combats, à user d’autres armes, spirituelles...

Sa conversion est en marche... Il rencontre un lépreux, l’embrasse, passe des jours à jeûner, prier, méditer. Il revient à Assise et renonce définitivement à tous ses biens, se devêt devant son père, et nu, manifeste son dépouillement absolu... Il a vingt cinq ans.

Commence alors une vie de saint qui aujourd’hui encore fascine.

« L’innocence est la préservation d’une clarté enfantine à l’âge adulte... Tout garde sa fraîcheur, sa pureté, sa nouveauté et sa couleur. De cette innocence jaillissent l’étonnement et l’enchantement. Elle conduit à la spiritualité. » Dario Fo, auteur

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"La complicité entre acteur et metteur en scène offre un spectacle rythmé, drôle, émouvant et poétique." L’Eveil de la Haute-Loire

"Gilbert Ponté, un comédien débordant de généreuse simplicité." La Marseillaise

"Un spectacle plein de bonne humeur." La Voix du Nord

"Une pièce jubilatoire... Une mise en scène impeccable... Un spectacle passionnant." La Tribune/Le Progrès

"Gilbert Ponté excelle à se couler d’un personnage à l’autre." Le Midi Libre

"Seul en scène, Gilbert Ponté livre une prestation époustouflante." La Montagne

"C’est beau et truculent." La Provence

"Tour à tour contant, mimant l’action ou faisant dialoguer les multiples personnages, Gilbert Ponté fait vivre le texte de Dario Fo de façon magistrale. Le public est conquis." Centre Dimanche

"Un spectacle réjouissant où Gilbert Ponté, un drôle de petit bonhomme sensible, fait vivre avec brio le texte de Dario Fo." Le Pélerin

"Gilbert Ponté est très à l’aise avec l’univers chatoyant de Dario Fo. Il utilise toute la palette des sentiments pour donner vie au petit monde d’Assise. Un véritable plaisir." Marie-Céline Nivière, Pariscope

"Comme interprète, le metteur en scène Stéphane Aucante a fait appel à un magnifique conteur. Gilbert Ponté, acteur de théâtre habitué aux solos, déboule sur scène comme un drôle de clown. Batteleur de village, il prépare son fourbi avant avant de se lancer dans le récit d’une histoire captivante. Avec force gestes, mimiques et transformations imaginaires, il retrace la jeunesse, la révélation et la vie communautaire de Francesco... Avec Gilbert Ponté, repasser par la case "enfance" au théâtre est totalement magique." Le Figaro Etudiant

"Ce comédien là (Gilbert Ponté) a quelques chose que les autres n’ont pas. Le phénomène se caractérise par une indéniable présence, une immense fantaisie, le tout allié à une palette de jeux incroyable! La voix est chaude, puissante, le verbe volubile, le geste ample et varié. Il possède surtout ce don qui consiste à réellement faire voir tout ce qu’il raconte." Simone Alexandre, Theatretoile

"Gilbert Ponté est un conteur extravagant, capable d’incarner cent personnages, de danser, chanter, mimer, avec l’aide de quelques objets colorés et vivants." L’Arche

"L’essence même du théâtre: un comédien seul, un décor réduit à quelques accessoires, et pourtant une quinzaine de personnages devant vous et une atmosphère ébouissante: bref, un énorme bonheur." Louis-Paul Astraud, L’Internaute

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