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Présentation
Le baiser en chiffres
La presse
Avec son style plein de fraîcheur, d’humour et de fantaisie, parfois teinté
d’ironie féroce, Monica Casadei est une figure dans le panorama de la danse
en Italie.
Pour ouvrir la saison, la chorégraphe, accompagnée par six
“danseurs-acteurs”, s’attaque sur un ton burlesque et tendre, au baiser
sous toutes ses formes : baiser à la française, baiser volé, baiser
parfait, baiser des esquimaux, baiser du Prince Charmant…
A travers une succession de tableaux, et sur des musiques qui trimbalent
cinquante ans d’amour, Monica Casadei et ses danseurs mèneront une
passionnante enquête sur la plus savoureuse des énigmes…
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Vingt mille est le nombre de baisers que chacun d’entre nous donne ou reçoit
en moyenne dans sa vie. 42 % des femmes disent préférer embrasser et 47 % des
hommes, être embrassés. Lors d’un baiser, 34 muscles se mettent en action.
Le pouls de chacun des protagonistes d’un baiser passionné peut atteindre 120
pulsations par minute ce qui représente un dépense énergétique 6,4 calories
par minute. Quant au tout premier baiser, celui qu’on dit inoubliable,
seulement 63% des individus s’en souviennent.
Le baiser est un contact entre 2 organismes, 2 mécanismes. Il est la
rencontre entre une muqueuse et un épiderme. Le baiser passionnel, quant à
lui, mélange salives, odeurs, souffles et saveurs. Mais l’amour modifiant la
perception des sens, la salive devient nectar, les dents deviennent perles, la
peau devient velours.
Que se passe-t-il exactement lors d’un baiser ? L’activité thyroïdienne
augmente. Il s’ensuit une décharge corticothalamique, le pouls passe de 75 à
150 pulsations. Le baiser une fois terminé, les sujets auront brûlé environ
12 calories chacun, échangé 0,7 mg d’albumine, 4,5 mg de sel, assortis de
quelques enzymes et près de 250 bactéries.
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"Pas du tout minimaliste mais plutôt débordante d’idées et de pensées,
tant au niveau des contenus que de la forme, Kiss Time semble être
typiquement une pièce "Casadeienne".
Si le climat semble léger et l’air de divertissement évident, l’élaboration
du premier essai chorégraphico-théâtral sur le baiser est le résultat
d’une exploration passionnée et approfondie de toutes les directions
possibles : sociologique, culturelle, scientifique, artistique…
Ce résultat est dû à l’enthousiasme avec lequel la chorégraphe
s’investit habituellement dans tout ce qu’elle fait mais également aux
danseurs qui, pour la première fois, ont un rôle actif dans la construction de
la pièce. On le remarque au fait d’utiliser de rapides tableaux, et cette
fois, plus que jamais, à la structure théâtrale.
Les passages vibrant d’énergie, le lien magnétique avec le sol, les
lueurs de force contrôlée, servent plus que jamais à créer l’atmosphère
de l’œuvre. Imprégné d’une grâce fraîche et ironique, ce spectacle est
traversé par des figurines naïves et improbables, mené sur toute sa longueur
sur un ton burlesque, tendre et spontané, à partir d’un décor onirique et
pop, de costumes ingénus et colorés et surtout de musiques, brillamment associées
dans un collage captivant." (…)
Valentina Bonelli
Catalogue RED - Reggio Emilia Danza 2003
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