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« Ce n’est rien de mourir ; c’est affreux de ne pas vivre », Victor Hugo, extraits des Misérables
- Plaidoyer pour le progrès social
Une adaptation des Misérables, pour deux comédiens dans la première partie et cinq dans la seconde, qui nous donnent l’essence de l’œuvre de Victor Hugo. Tour à tour ils s’écoutent, se coupent la parole ou se mettent à scander ensemble l’histoire des Misérables, comme on chante une chanson.
Construit à partir de fragments du texte original, ce spectacle conjugue poésie hugolienne, récit mythique, musique et chansons. La narration épouse le lyrisme de l’écriture, les personnages prennent corps, s’incarnent par l’action du récit comme par la puissance de la langue. Ancrés dans un espace dépouillé mais cependant concret, ils font vivre les héros quotidiens devenus archétypes d’une œuvre universelle. À la rythmique générale du texte répond la mise en musique de certains passages qui sont chantés, scandés, voire même « rappés » ou « slammés ». Deux musiciens, témoins de ces personnages venus de nulle part, jouent de plusieurs instruments (piano, accordéon, basse, percussions, guitare électrique) et rendent compte d’un univers à la fois poétique et populaire, revisité aujourd’hui dans une perspective onirique et contemporaine. Le spectacle comprend aussi plusieurs poèmes issus des Contemplations et des Châtiments, également mis en musique.
La mise en scène souligne l’humanisme inégalé de l’œuvre hugolienne et l’évidence de son actualité. Hugo défend l’idée que seules l’instruction et la justice sociale empêcheront les « misérables » de devenir des « infâmes ». Il ne désespère pas de sauver les criminels, même les plus endurcis, à force de patience et d’amour. C’est un véritable plaidoyer pour le progrès social et la fraternité humaine.
Adaptation du texte des Misérables par Jean Bellorini et Camille De la Guillonnière.
« Ils n’ont pas froid aux yeux, tous ceux de la compagnie Air de Lune, autour de Jean Bellorini, le metteur en scène, qui se lancent dans l’adaptation des Misérables. Un théâtre-récit formidable de poésie, d’énergie, d’invention et de force. » Télérama Sortir, Sylviane Bernard-Grech, octobre 2010
« Un spectacle fleuve. Une plongée folle ! Trois heures et demie d’un théâtre à l’émotion directe, populaire et savant, généreux et profond ! » La Croix, Didier Mereuze, novembre 2010
« Une jeune équipe transpose avec brio Les Misérables de Victor Hugo. Superbe ! » Le Figaro, Armelle Héliot, octobre 2010
« On les voit. On les touche, ces héros de papier. On les plaint. On les craint. On les aime. On les hait. (...) Des jours durant, on se rappelle ce théâtre habité par le vivant. » Télérama, Daniel Conrod, octobre 2010
« Rarement le génie de Hugo, avec la beauté, la puissance, la poésie de ses phrases, mais aussi son sens du romanesque, de l’image et du symbole aura autant été mis en valeur que dans ce théâtre–récit. » La Dépêche du Midi, Nicole Clodi, novembre 2010
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