Faire danser les alligators sur la flûte de Pan
Cartoucherie - Théâtre de l'Epée de Bois
Cartoucherie - Route du Champ de Manœuvre,
75012 Paris Plan d'accès
Métro : Château de Vincennes (ligne 1). Sortir en tête de ligne, puis prendre le bus 112, arrêt Cartoucherie.
En voiture : A partir de l'esplanade du château de Vincennes, longer le Parc Floral de Paris sur la droite par la route de la Pyramide. Au rond-point, tourner à gauche (parcours fléché).
Parking Cartoucherie : 2ème portail sur la gauche.
Emile Brami a composé un montage de textes issus à 90% de la correspondance de céline sans y ajouter un seul mot. Tout ce que l’on entendra, y compris les rares « fautes » commises par le docteur Destouches, sera donc du Céline ! Mais quelle « broderie » admirable !
D’après la correspondance de Louis-Ferdinand Céline avec l'autorisation de Madame Destouches, François Gibault et les Editions Gallimard.
Le mot du metteur en scène
30 juin 1961 : Céline écrit une lettre à son éditeur Gaston Gallimard. Ce sera sa dernière lettre, restée sur son bureau de Meudon. Il meurt le lendemain.
J’ai imaginé les pensées du Docteur Destouches, allongé sur son lit ce dimanche 1er juillet, durant les dernières heures de sa vie. Conscient, lucide, ça, on le sait par les témoignages de sa femme Lucette. Mais, dans sa tête, où en est-il quelques heures, quelques minutes, avant de mourir ?
Notre réponse est : l’écriture, son écriture, la littérature, la sienne, celle des écrivains de son temps et des autres… De Voyage à Rigodon, se repasser le fil, le film des impressions, des sentiments, des colères, des envies de pleurer et de détruire, d’aimer et de le taire.
On revient au 30 juin 1961 : Céline écrit une lettre à son éditeur Gaston Gallimard. Il meurt.
Alors, dans la pénombre, la voix de Céline : « Eh bien voilà ! Ayant vécu dans bien des endroits, et sous des climats différents, et dans des conditions différentes, je me trouve à présent prié de donner mon impression sur mes chefs-d’œuvre dans un décor de chaise électrique ! Mais ça ne va pas me troubler du tout, et je vais dire tout ce que j’en pense ; et personne ne m’empêchera de parler. »
Ainsi, tout recommence, toujours. Noir final.
Ivan Morane
La presse
« Denis Lavant est prodigieux en docteur Destouches, alias Céline. Il trouve un chemin, pourtant pas facile, entre le personnage acariâtre, misanthrope, antisémite et antipathique qu'il fut, et l'écrivain génial accomplissant un travail harassant pour " faire jouir la langue " en la faisant passer de l'oral à l'écrit. » Sylviane Bernard-Gresh, Télérama