Actuellement à l’affiche : Théâtre de l'Œuvre

Avant de s'envoler jusqu'à 20% de réduction

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Théâtre de l'Œuvre Paris | du 05 octobre 2016 au 15 janvier 2017 | Durée : 1h30 environ
CONTEMPORAIN, Sélection Evénement, Tête d'affiche
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À partir de 33,50 € au lieu de 41 €

Le sourire d’Audrey Hepburn jusqu'à 35% de réduction

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Théâtre de l'Œuvre Paris | du 02 novembre 2016 au 08 janvier 2017 | Durée : 1h10
CONTEMPORAIN, Biopic, Tête d'affiche
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À partir de 21 € au lieu de 30,50 €

 

Prochainement à l’affiche

Danses nocturnes

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Théâtre de l'Œuvre Paris | du 10 au 13 janvier 2017 | Durée : 1h20
CONTEMPORAIN, MUSIQUE & DANSE, En langue étrangère, Poésie, Tête d'affiche
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À partir de 39 €

Thomas Fersen - Un coup de queue de vache

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Théâtre de l'Œuvre Paris | du 21 mars au 01 avril 2017
MUSIQUE & DANSE, Conte, Théâtre musical
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À partir de 41 €

 

Anciennement à l’affiche

Jean-François Cayrey - Qui suis-je pour me juger ?

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Théâtre de l'Œuvre Paris | le 06 décembre 2016 | Durée : 1h15
HUMOUR & CAFE THEATRE, One (wo)man show

Spectacle terminé depuis le 06 décembre 2016

 

Photos & vidéos

Théâtre de l'Œuvre

Accueil du public
L'histoire du théâtre
Wilson versus Vilar

  • Accueil du public

Le Théâtre de l'Oeuvre est un théâtre de 325 places en disposition frontale avec balcons et corbeille sur les côtés.
Pour information, les places de 1ère catégorie peuvent être en orchestre ou balcon. La 2ème catégorie commence à partir du 6ème rang de balcon.

La salle est accessible aux personnes à mobilité réduite, merci de le préciser avant votre commande au 01 40 13 84 65 (pour vérification des disponibilités).

Le retrait des places s'effectue 1 heure avant le début du spectacle.

La salle est climatisée.

Le bar du théâtre vous accueille une heure avant la représentation, bar animé par le Béguin.

Dans ce théâtre, les ouvreurs sont rémunérés au pourboire.

  • L'histoire du théâtre

L'histoire d'une aventure artistique innovatrice et foisonnante autour de la figure centrale du fondateur du théâtre de l'Oeuvre, Aurélien Lugné Poe, découvreur de talents d'exception, comme Maeterlinck, Ibsen, Strindberg ou Alfred Jarry. A ses côtés des personnalités remarquables : le critique, Camille Mauclair, et les peintres Edouard Vuillard et Maurice Denis etc.

En 1892, Fondation par Lugné-Poë de " La Maison de l'Oeuvre " avec Maeterlinck, Camille Mauclair et Vuillard qui établiront jusqu'en 1920 un nouveau répertoire et révéleront de jeunes auteurs : Maeterlinck (Pélléas et Mélisande), Alfred Jarry (Ubu Roi), Tristan Bernard (Les Pieds Nickelés), Verharen (le Cloître), André Gide (le Roi Candaule), Paul Claudel (l'Annonce faite à Marie, l'Otage), Jean Sarment (la Couronne de Carton), Cromelynck (le Cocu Magnifique).

L'infatigable Lugné-Poë fait découvrir aussi bien des auteurs étrangers : Ibsen (Romersholm, Maison de Poupée, le Canard Sauvage), Strinberg (Les Créanciers, La Danse de Mort, Père), Oscar Wilde (Salomé), Synge (Le Baladin du Monde Occidental) mais aussi Bernard Shaw, Gorki, Gogol... Il présente les premières pièces de Marcel Achard, Stève Passeur, Armand Salacrou et fait débuter Pierre Brasseur.

Quand en 1929, Lugné-Poë se retire en Avignon, Lucien Beer qui était à ses côtés depuis cinq années s'associe avec Paulette Pax. Ils produisent L'Acheteuse et Une Vilaine Femme de Stève Passeur, l'Hermine de Jean Anouilh, Carine et Une Femme qui a le cœur trop petit de Crommelynck, Une Femme Libre et Un Homme comme les autres d'Armand Salacrou, Le Procès d'Oscar Wilde de Maurice Rostand, et enfin Les Chevaliers de la Table Ronde de Jean Cocteau.

Après la mort de Lugné-Poë, Lucien Beer s'associe avec Raymond Rouleau. Ils créeront Virage Dangereux de Priestley, Le voleur d'Enfants de Supervielle, La Neige était sale de Georges Simenon, La Maison de Bernarda de Fédérico Garcia Lorca mais aussi des oeuvres de Louis Ducreux, Robert Vattier, Albert Rieux et Gabriel Marcel.

En 1951, Raymond Rouleau cède sa place à Robert de Ribon qui monte Robinson de Supervielle, La Puissance et la Gloire d'après Graham Greene, Etés et Fumées de Tennessee Williams, Les Trois Sœurs de Tchekhov, Homme pour Homme de Brecht ainsi que André Obey et Brendan Behan.

C'est en 1960 que Georges Herbert et Pierre Franck leur succèdent.

Pierre Franck mettra notamment en scène La Logeuse de Jacques Audiberti, L'annonce faite à Marie et Le Repos du septième jour de Paul Claudel, Mon Faust de Paul Valéry avec Pierre Fresnay, Danièle Delorme et Pierre Dux, La Guerre Civile de Henri de Montherlant, Les Justes d'Albert Camus, Pygmalion de G.B. Shaw, Le Monde est ce qu'il est d'Alberto Moravia, La baby-sitter de René de Obaldia, L'Ouvre-boite de Félicien Marceau. Pierre Fresnay joue aussi pendant cette période Rebrousse Poil de Roncoroni et Le Neveu de Rameau d'après Diderot en compagnie de Julien Bertheau. De son côté, Pierre Dux anime une saison Molière (L'Ecole des Femmes, L'Ecole des Autres, Le Misanthrope, Dom Juan) et Jean Anouilh crée Les Poissons rouges.

En 1975, Georges Herbert préside seul aux destinées de l'Oeuvre.

Pendant les trois premières années, il présente Monsieur Klebs et Rosalie de René de Obaldia, Le Scénario de Jean Anouilh, et La Magouille de P.Y. Bréal.

En 1978, le grand succès de Les Aiguilleurs de Brian Phelan que joue Georges Wilson aux côtés de Jacques Dufihlo est le début d'une longue collaboration entre Georges Herbert et Georges Wilson.

Ce dernier mettra en scène et jouera successivement Un Habit pour l'hiver de Claude Rich, Pa de Hugues Leonard, Sarah et le cri de la langouste de John Murrel, l'Escalier de Charles Dyer, Léopold le Bien-Aimé de Jean Sarment, Je ne suis pas Rappaport de Herb Gardner, Le Météore de Dürrenmatt, Eurydice de Jean Anouilh, Les Dimanches de Monsieur Riley, Le Retour en Touraine de Françoise Dorin, et enfin Henri IV de Pirandello en faisant appel à de prestigieux comédiens comme Suzanne Flon, Delphine Seyrig, Jacques Dufilho, Daniel Yvernel, Pierre Arditi, Claude Piéplu, Claude Rich, mais aussi Christiane Minazzoli, Catherine Rouvel, Sophie Marceau, Jean Topart, Robert Party, Lambert Wilson, Jean Rougerie et bien d'autres.

Durant cette dernière période, l'Oeuvre accueille aussi L'extravagant Mister Wilde de Raymond Gérôme, Comment devenir une mère juive en dix leçons de Paul Fuks, Exercices de style d'après Queneau mis en scène par Jacques Seiler, L'Amour-goût de Crébillon Fils, Monsieur Songe de Robert Pinget, Roméo et Jeannette de Anouilh ainsi que les Galas de la Francophonie sans oublier Compagnie de Samuel Beckett avec Pierre Dux.

En 1995, Gérard Maro succède à Georges Herbert. Il privilégie les auteurs contemporains. Beaucoup seront récompensés par un ou plusieurs Molières. Citons seulement Camus, Sartre et les autres de Jean-François Prévand ; Qui a peur de Virginia Woolf d'Edward Albee ; Allegria de Joël Jouanneau ; L'Amante anglaise de Marguerite Duras avec Suzanne Flon et Jean-Paul Roussillon, Le grand retour de Boris S. de Serge Kribus avec Michel Aumont ; Une bête sur la lune de Richard Kalinovsky ; Bent de Martin Shermann ; Jeux de scène de Victor Haïm ; Le costume de Peter Brook ; Dis à ma fille que je pars en voyage de Denise Chalem ; Le Gardien d'Harold Pinter avec Robert Hirsch ; A la porte de Vincent Delecroix avec Michel Aumont ; La vie devant soi de Romain Gary avec Myriam Boyer ; L'illusion conjugale d'Eric Assous ; David et Edward de Lionel Goldstein ; Les dames du jeudi de Loleh Bellon.

Fidèle à l'histoire prestigieuse du lieu, L'Oeuvre poursuit sa mission en favorisant un théâtre de découverte et d'exigence.

Depuis la saison 2012-2013 Frédéric Franck reprent reprend la direction du Théâtre de l’Oeuvre. Il y présente La dernière bande de Samuel Beckett, Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline, Demain il fera jour d'Henry de Montherlant, Et jamais nous ne serons séparés de Jon Fosse...

  • Wilson versus Vilar

À l’évidence, la figure de Jean Vilar – plus que toute autre – domine, pour les historiens, le théâtre au vingtième siècle en France. Véritable initiateur de l’idée de service public du théâtre, il a contribué à structurer sur ce socle les fondements de toute l’architecture dans laquelle nous vivons encore aujourd’hui. Rendons grâce au citoyen Vilar d’avoir su favoriser l’accès des classes sociales les moins privilégiées de la société aux plus grands chefs d’œuvre de l’art dramatique, d’avoir su trouver le point de rupture avec une certaine tendance qu’avait le théâtre d’être entièrement confisqué par une bourgeoisie prétendument cultivée qui le réduisait à ne devenir qu’un pan de son identité. Dans une société encore meurtrie par la guerre, le théâtre se fixait par sa voix une fonction de rassemblement. A ce titre, il contribuait à déminer les conflits sociaux, servant donc de facto les intérêts du pouvoir en place, ce que 1968 ne pardonnera jamais à Vilar.

Mais était-ce là véritablement ouvrage d’artiste ? Sur un plan artistique, l’esthétique du dépouillement chez Vilar clôt un mouvement initié par Copeau et poursuivi par le Cartel plus qu’elle n’annonce celle de Brook ou celle de Regy par exemple. Chaque chose ayant son revers, on peut regretter que se soit imposé avec et après Vilar le règne des grands plateaux et des grosses jauges pouvant accueillir les masses au détriment de l’intimisme de salles plus anciennes conçues pour la communion entre un public certes moins nombreux et des acteurs autour d’une pensée, d’une voix, d’une langue offertes en partage… Une comparaison s’impose ici avec nos voisins des arts plastiques : la convention uniformisante du grand format fait qu’aucun artiste ne sait plus peindre une miniature ! Il est troublant de noter que Georges Wilson – qui fut son compagnon de route et successeur au TNP – inscrivit son travail dans la décennie 1980 à l’ombre de Georges Herbert dans le cadre du petit Théâtre de l’Œuvre, théâtre privé qui était quelques années auparavant celui que Lugné Poe avait voué tout entier à la poésie. Wilson avait fait là un choix de modestie, par lequel sans prétendre bouleverser l’histoire du théâtre, à l’abri du monstre médiatique, il pouvait mener simplement son ouvrage d’artiste. Qui peut nier que la Cour d’honneur du Palais des papes en Avignon et le Palais de Chaillot sont des lieux qui imposent à ceux qui s’y expriment le primat du spectaculaire sur le poétique ? Georges Wilson – comédien plus subtil, infiniment plus rare que Vilar – a compris que ce dernier s’était d’une certaine façon égaré. Contrairement à Vilar, il privilégia à L’Œuvre la création d’auteurs contemporains – même parfois mineurs – au service du répertoire. Qui a relevé par-delà la diversité des écritures, la profonde unité thématique des ouvrages présentés à L’Œuvre ces années-là ? Dans Les Aiguilleurs de Brian Phelan et dans Je ne suis pas Rappaport de Herb Gardner, Georges Wilson et son complice de scène Jacques Dufilho incarnent des personnages qui se sont trouvés brutalement exclus de la société ; ils ont substitué au monde réel dans lequel ils ne peuvent plus vivre un monde imaginaire au sein duquel ils ont trouvé refuge et qu’ils ont en partage. Un quasi-rapport de couple les lie, couple de déshérence, couple par défaut, image en négatif du couple idéalisé dans lequel chacun peut trouver sa « moitié ». A la fin, la construction imaginaire va se briser sur les récifs du réel, ramenant ces êtres à la solitude et au désespoir, auxquels ils n’ont échappé que le temps de la représentation. On retrouve cette même thématique – moins la référence au couple – dans Les dimanches de Monsieur Riley de Tom Stoppard, interprété par Wilson, cette fois sans Dufilho.

Vilar et Wilson se voulurent tous deux des intercesseurs, des passeurs, des messagers de la poésie auprès des gens mais là où Vilar s’est appuyé sur un génie de commerçant – ce qui dans ma bouche on l’aura compris n’est nullement péjoratif – affectant à la gouvernance un rôle moteur, Wilson a fait œuvre d’artiste, de comédien dans son acception la plus noble en posant le jeu comme centre de gravité de cette intercession. Loin de moi dans ces propos la volonté de minimiser ce qui reste l’une des plus belles aventures de théâtre du vingtième siècle ; je me propose simplement d’interroger de façon critique le regard que l’on a porté sur elle depuis des décennies de telle manière qu’elle retrouve sa juste place. Les trajectoires comparées de Georges Wilson et Jean Vilar nous invitent à réfléchir sur la place de l’artiste dans la société. La solitude, la pauvreté, la marginalité ne sont-elles inévitablement les encombrantes compagnes de celui qui s’attache à exprimer la part la plus secrète de soi ? À la tête de grandes et belles institutions, aussi légitimes soient-elles, n’est-il pas en danger que sa voix se dilue et finalement se perde, cesse peu à peu d’être celle d’un homme pour devenir simplement celle de son institution ?

Frédéric Franck

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