Théâtre Antoine - Simone Berriau

14, Boulevard de Strasbourg, 75010 Paris

À l'italienne, Gare de l'Est, Grands boulevards


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Théâtre Antoine - Simone Berriau

Accueil du public
Les origines : le Théâtre Libre
Le Théâtre Antoine

  • Accueil du public

La salle est accessible aux personnes à mobilité réduite, merci de le préciser avant votre commande au 0 820 811 111 (pour vérification des disponibilités).

Le retrait des places s'effectue 1h avant le début du spectacle.

La salle est équipée d'un vestiaire payant ( 2€ par article ) et de la climatisation.
Le théâtre dispose aussi d'une librairie-boutique ouverte de 12h à 21h.

Un bar est à votre disposition 1h avant le début du spectacle, soit de 19h30 à 22h30 environ.
Des restaurants vous accueillent à proximité du théâtre. Le théâtre Antoine vous recommande notamment " Le Petit Café " , " Chez Flo " , " Chez Julien " et " Arthur " .

Dans ce théâtre, les ouvreuses sont rémunérées au pourboire.

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En 1866, un nouveau théâtre, Les Menus Plaisirs, ouvre ses portes sur le boulevard de Strasbourg à l'emplacement d'un ancien café concert.
En 1874, débaptisé, il devient Le Théâtre des Arts ; puis en 1876 l'Opéra-Bouffe, pour redevenir, l'année suivante, Les Menus plaisirs. Il change à nouveau d'appellation en 1879 et redevient Théâtre des Arts. Son nouveau directeur fait démolir l'établissement et reconstruire une nouvelle salle. En 1881, La Comédie Parisienne est inaugurée. Et en 1882, il reprend son nom original de Théâtre des Menus Plaisirs.

Ce théâtre, qui ne peut fixer son nom, ni son genre, va devenir quelques années plus tard le point de départ d'une véritable " insurrection " artistique.
Un jeune audacieux, employé de la compagnie du Gaz, qui s'essaie depuis quelques mois au rude métier de metteur en scène et ne possède pour seule richesse qu'une foi inébranlable dans le résultat de ses efforts non conformistes, s'installe le 20 octobre 1888 au Théâtre des Menus Plaisirs à qui il donne le nom de Théâtre Libre.

Le nom de ce jeune audacieux : André Antoine.

Dès 1887, à 29 ans, Antoine a fait le constat que le public parisien se lasse devant des spectacles toujours pareils écrits par un petit groupe d'une quinzaine d'auteurs, toujours les mêmes, qui sont joués à tour de rôle dans les théâtres parisiens. Les grands théâtres privés d'alors n'étant mus que par des motivations financières et les théâtres subventionnés étant soumis à des influences souvent occultes et à des considérations étrangères à l'art, tout changement est impossible.
Antoine donne au Théâtre Libre pour vocation d'être un vrai théâtre littéraire public, un laboratoire d'essai ouvert à l'appréciation du grand public où les jeunes auteurs dramatiques et littéraires auront la possibilité d'être représentés.
De fait, le Théâtre Libre révolutionne le théâtre en France : Antoine va révéler au public français les grands auteurs étrangers refusés par les théâtres publics : Ïbsen, Hauptman, Tolstoï, Strindberg, Verga, Tourgueniev. Il va permettre à des écrivains célèbres mais écartés des théâtres d'aborder la scène en montant des oeuvres inédites : les Goncourt, Zola, Mendès, Claudel, Villiers de L'Isle Adam. Durant ses trois premières années, le Théâtre Libre montera plus d'oeuvres inédites que la Comédie Française et l'Odéon réunis, ouvrant sa scène à cinquante-neuf auteurs dramatiques, dont quarante deux de moins de 40 ans. Et ce sont 103 pièces formant 236 actes inédits qui y seront montés jusqu'en 1894, le Théâtre Libre ayant l'honneur de donner à la Comédie Française et au Théâtre de l'Odéon plusieurs oeuvres de son répertoire.

La révolution menée par le Théâtre Libre ne s'arrête pas aux auteurs. Antoine bouleverse les conventions théâtrales et la France lui doit la découverte de la nouvelle mise en scène à une époque où les comédiens ne répétaient pas, ignoraient tout des personnages qu'ils interprétaient et n'étaient pas dirigés.
La France découvre aussi le jeu naturaliste et le jeu d'ensemble, Antoine délaissant la façon grandiloquente de jouer que les acteurs avaient jusqu'alors. Antoine remplace aussi la vieille conception de décors sans air et sans profondeur faits de toiles où même les meubles sont peints par le décor naturaliste introduisant les objets réels sur la scène ; il va jusqu'à pendre sur scène des quartiers de viande. Antoine est aussi le premier à changer la manière dont on éclaire la scène, en éteignant la salle qui reste allumée dans les autres théâtres.

Au succès au parfum de scandale des premières heures succède le succès d'estime et le Théâtre Libre remporte d'importants succès. Etant rapidement l'objet d'une grande renommée à l'étranger, son exemple est suivi notamment en Angleterre et en Allemagne où Otto Brahm fonde à Berlin en 1889 la Freie Bühne.

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En juin 1894, André Antoine est à bout de ressources et, ne pouvant plus assurer le montant de la sous-location, il quitte la salle du boulevard de Strasbourg et part en tournée. Un des anciens comédiens d'Antoine, Larochelle, tente de poursuivre l'oeuvre de son maître mais par manque de moyens financiers il doit s'arrêter et le théâtre ferme ses portes le 27 avril 1896.

Alors que le détenteur du bail se propose d'en faire un restaurant théâtre, Madame Cantin, la propriétaire des murs, préfère signer avec André Antoine qui cette fois-ci serait enfin chez lui.

Antoine qui vient d'être nommé à la direction du Théâtre de l'Odéon, démissionne au bout de dix-sept jours et accepte la proposition de Madame Cantin. André Antoine, ne pouvant reprendre le nom de Théâtre Libre qu'il a cédé à Larochelle, donne à son théâtre le nom de Théâtre Antoine.

A partir du 30 septembre 1897, des auteurs parfaitement inconnus se mêleront aux noms de ceux que le Théâtre Libre avait déjà célébrés. Les spectateurs parisiens acceptent le théâtre d'idées, de thèses philosophiques ou sociales joué dans des mises en scène de plus en plus réalistes. Les comédiens les plus célèbres, issus de la Comédie Française ou des boulevards, viennent tous avec le même enthousiasme jouer chez Antoine ; mais ils viennent pour servir le théâtre et non plus pourvoir leurs noms célébrés en haut de l'affiche, le rôle de l'acteur au service du théâtre et non l'inverse étant une autre idée maîtresse apportée par André Antoine.

Antoine continue son travail novateur, remportant de vifs succès : notons, la création de Poil de Carotte de Jules Renard, l'adaptation de La Terre d'Emile Zola, celle de Boule de Suif de Maupassant, Le Vieil Heildelberg de Meyer Foerster. Après avoir fait du Théâtre Antoine le centre rayonnant et révolutionnaire de l'art dramatique international, André Antoine est nommé de nouveau directeur du Théâtre de l'Odéon le 30 septembre 1906 ; il accepte et laisse " son théâtre " à son disciple Firmin Gémier qui continuera brillamment le sillon tracé depuis le Théâtre Libre.

En 1943, Simone Berriau reprend la salle du boulevard de Strasbourg, avec à ses côtés son précieux administrateur Lucien Brulé.

Son premier spectacle sera un hommage " à la gloire d'André Antoine " et Sacha Guitry le présentera entouré de grandes vedettes, Ivonne de Bray, Paul Bernard, Michéle Alfa, Jeanne Fusier-Gîr, Hélène Perdrière, Noël Roquevert, Suzy Prim, Marthe Mellot.

Après quelques années difficiles, il faut faire revenir boulevard de Strasbourg les auteurs, les artistes, le public. Simone Berriau fait la rencontre de Jean-Paul Sartre, dont les deux première pièces Les Mouches et Huis clos viennent d'être jouées. Jean-Paul Sartre propose ses deux dernières oeuvres et ce sera la création en 1946 de Morts sans sépulture, avec ces grands acteurs que sont Michel Vitold et Alain Cuny, et de la Putain respectueuse où triomphera Héléna Bossis. A partir de ce moment Simone Berriau créera toute l'oeuvre dramatique de Jean-Paul Sartre.

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    Michel S. 02 mars 2012

    Théâtre Antoine - Simone Berriau Nous venons de voir ce soir "Inconnu à cette adresse" le spectacle le plus affligeant qui soit, jouer par deux acteurs de renom qui font illusion derrière une caméra, mais qui, dans une mise en scène inexistante, ont bafouillé et massacré un texte pourtant d'une très grande valeur. Comment peut-on oser, à l'issue de moins d'une heure (heureusement) après que les portes derrière les balcons ont battu pendant les dix premières minutes (près de 20 % du spectacle) se faire applaudir sur son seul nom, sans présenter des excuses aux spectateurs pour avoir fourni un tel massacre ! Lorsque je l'ai dit en sortant de la salle, une réponse incroyable m'a été faite : "Mais vous savez, ce n'est que la deuxième avec ces acteurs !!!!" No comment ! Croyez que je ferai connaître ce message au delà du seul théâtre Antoine ! Heureusement, Brava avait programmé ce soir Simon Boccanegra, chanté et joué avec de vrais chanteurs-acteurs qui nous ont réconciliés avec la scène. »
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