Une mouette

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TGP - CDN de Saint-Denis , Saint-Denis

Du 19 avril au 05 mai 2017
Durée : 1 heure

CLASSIQUE

,

Coups de coeur

,

Russe

Cinq actrices pour cette réinterprétation de La Mouette par Isabelle Lafon. Cinq femmes qui vont être emportées, saisies, troublées, par cette pièce qu'elles doivent jouer, même si les autres sont absents ou disparus.
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Une mouette

De

Anton Tchekhov

Mise en scène

Isabelle Lafon

Avec

Gilberte De Poncheville

,

Johanna Korthals Altès

,

Norah Krief

,

Isabelle Lafon

,

Judith Perillat

  • Un « théâtre nu »

Tu vas rentrer dans la salle et tu verras un théâtre nu.... C’est ce que souhaitait Treplev pour la représentation de sa pièce, cette représentation qui ouvre La Mouette de Tchekhov.

Onze personnages. Tu ne verras pas onze acteurs.

Tu verras cinq femmes, là, devant toi. Elles vont se laisser emporter par La Mouette... s’emparant de tous les rôles. Liszt a transcrit les symphonies de Beethoven pour piano seul. Tu ne peux avoir le même effet qu’avec tous les instruments mais tu entends différemment. Comme au cœur de chacune des notes.

La pièce est amaigrie, comme Nina à la fin de l’acte quatre, mais « ses yeux sont plus grands ».
Tu vas te perdre un peu dans les noms, les personnages... Ça parle d’amour beaucoup, de théâtre beaucoup, et si l’on ne se perd pas dans l’amour et le théâtre, où veux-tu que l’on se perde ?

La musique s’approchera de toi. L’histoire s’approchera de toi dans cet abri théâtre ou dans le théâtre comme dernier abri. Tu fais partie de la pièce.

Isabelle Lafon

  • Une pièce qui interroge la notion de représentation

En russe il n'y a pas d'article ni défini, ni indéfini.. La ? Une ?

Et ce qui me touche dans cette pièce, encore une fois, c'est l'endroit où le théâtre apparaît, sans crier gare. Bien sûr, a priori, une pièce de théâtre est faite pour le théâtre. Pour moi, rien n'est fait pour... La question du théâtre se pose toujours et La Mouette la pose tout le temps, magnifiquement, intimement, librement... et pousse très loin l'idée de la représentation. Ce nerf là.

La pièce transpire à chaque moment la question du théâtre, la pose tout le temps magnifiquement, intimement, librement et pousse très loin l'idée de la représentation. Qu'est-ce qu'on représente... ou pas ? Qu'est-ce qui se représente... ou pas ? Comment se représente-t-on... jusqu'à en mourir ? Le titre de la pièce, la Mouette, est la signature de Nina. C'est ce même mot qu'elle utilise pour signer ses lettres (celles qu'elle a envoyées à Treplev), pour se re-présenter.

Nous ne sommes pas onze acteurs mais cinq actrices. Ces cinq femmes-là vont être emportées, saisies, troublées, par cette pièce qu'elles doivent jouer, même si les autres sont absents ou, on peut le supposer, disparus. En tout cas elles joueront cette pièce coûte que coûte. Dans un abri théâtre ou plutôt le théâtre comme dernier abri.

Je ne prétends pas apporter une nouvelle lecture de la Mouette, juste la déplacer un peu. L'intime, le trouble provoqué par cinq femmes obligées de tout jouer, c'est cela qui m'intéresse. Comme si cette contrainte et ce parti pris nous obligeaient à saisir la pièce dans son air, sa palpitation, son tremblement.

Le texte est plus ramassé, plus court que la version « normale ». Mais tous les rôles seront là.

Partir pleinement des actrices, conduit à une certaine façon de travailler. Nous partons du plateau nu. Les lumières construisent notre abri et nos zones d'ombre. Que cachons-nous ? Que montrons-nous ? Comme s'il s'agissait de se dépouiller, pour retrouver les lignes fortes de cette pièce magnifique, celles que nous avons oubliées, croyant trop bien la connaître.

Entendre La Mouette plus que l'écouter. Juste entendre autrement. Désembourber la pièce de son imagerie. Rendre à ce drôle d'oiseau sa liberté. Tant pis s'il nous échappe.

Isabelle Lafon

  • La presse

« C’est là un parti pris osé et un pari tenu avec délicatesse (...). Une Mouette (récit) raconte comment dans La Mouette ( pièce), le théâtre de Tchekhov n’en finit pas d’être naissant, comment le récit tchekhovien est la source de la révolution théâtrale que constitue le théâtre d’Anton Tchekhov. » Jean-Pierre Thibaudat, Balagan, Rue89

« Tout est souffle, rythme, tempi. (…) Un travail choral intense, précis, qui renouvelle notre approche de Tchekhov. » Télérama

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