Rien, plus rien au monde

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Théâtre de la Contrescarpe , Paris

Du 06 novembre 2016 au 29 janvier 2017
Durée : 1 heure environ

COMEDIE & BOULEVARD

Huis clos à l’humour féroce. Un seul en scène d'une intensité rare par l'un des auteurs les plus lus en Italie.
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Rien, plus rien au monde

De

Massimo Carlotto

Mise en scène

Fabian Ferrari

Avec

Amandine Rousseau

A voir dès 14 ans.

  • Une analyse de la société

L’adaptation théâtrale de l’un des plus brillants textes de Massimo Carlotto. Auteur de romans noirs au ton tranchant, Massimo Carlotto est l’un des écrivains italiens contemporains les plus lus. Son oeuvre fascine autant par sa cynique analyse sociétale que la finesse de son humour. Sa bibliographie, entièrement traduite en français, a donné lieu à nombre d’adaptations au cinéma et en bande dessinée.

Ecrit à la façon d’un monologue intérieur Rien, plus rien au monde est un appel au secours au milieu de nulle part. Il met en scène une femme de la classe ouvrière confrontée à ses échecs ; ceux de de son accession sociale, de sa solitude et de sa fille, qu’elle aurait préféré voir sur le plateau de son émission de téléréalité favorite plutôt qu’au bras d’un immigré. Vif et frontal ce texte interroge tout en suscitant larmes, rires et sourires. Un instant de théâtre réaliste, percutant et fortement confrontant. Un regard pas comme les autres sur la lente chute de l’idéal social européen.

  • La presse

« Remarquable, nous sommes scotchés. » Le Monde.fr

« Un chef-d’oeuvre à ne pas manquer. » Addict culture

« il faut du temps pour s’en remettre... » L’Humanité

  • Note d'intention

Court roman de 50 pages, Rien, plus rien au monde, porte un regard sur un destin humain et, en filigrane, l’état social de l’Europe. Il est l’un des livres contemporains qui m’a le plus touché et m’a le mieux raconté le monde actuel. En jouant un habile jeu de miroirs sur le thème de la consommation, de la télé-réalité, du chômage, de l’immigration, des rêves de lendemains meilleurs comme de l’exutoire de l’alcool Massimo Carlotto parvient à décrire avec un cynisme subtil la vertigineuse solitude de l’être humain, ainsi que l’écrasant poids de notre société de consommation sur la classe ouvrière.

En brossant le portrait d’une mère de famille emprisonnée dans une vie sociale et économique désespérante, il décrit, entre caricature et réalisme un enfer confondant. Le récit m’a bousculé et m’a confronté à la péjoration attendue du déséquilibre social européen.

Mon envie de le porter au théâtre a dès lors été immédiate. J’ai choisi, pour ce faire une comédienne riche d’expériences personnelles dans le domaine
du rapport à l’humain. Ancienne éducatrice spécialisée Amandine Rousseau a offert une énergie particulière dans le travail de préparation et d’adaptation du texte à la scène. Sa personnalité et son jeu soulignent avec beaucoup de sensibilité l’univers du propos et perturbent astucieusement les premières lectures que le public pourrait faire de l’histoire. A la fois pathétique et drôle, fort et faible, ou froid et sensible, son personnage embarque, malgré toute son horreur, le spectateur. Simple et directe, la mise en scène se met, elle, au service de la narration immédiate du texte afin que le spectateur n’en perde pas une miette. Ici pas de lyrisme, pas de quatrième mur, aucune caricature mais une adresse franche, frontale et spontanée.

Fabian Ferrari, metteur en scène

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