Orchestre Titanic

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Cartoucherie - Théâtre de l'Aquarium , Paris

Du 10 janvier au 05 février 2017
Durée : 1h15

COMEDIE & BOULEVARD

,

Burlesque

Quatre paumés, un ex-chef d’orchestre, sa copine, un ex-montreur d’ours, un ex-cheminot, végètent dans une gare désaffectée où les trains passent mais ne s’arrêtent jamais. Ces « Karl-Marx Brothers » version bulgare n’ont qu’une idée en tête : « Survivre et foutre le camp ».
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Photos & vidéos

Orchestre Titanic

De

Hristo Boytchev

Mise en scène

Philippe Lanton

Avec

Olivier Cruveiller

,

Philippe Dormoy

,

Christian Pageault

,

Evelyne Pelletier

,

Nicolas Struve

  • Étonnante parabole des rapports Est/Ouest et Nord/Sud

Quatre paumés, un ex-chef d’orchestre, sa copine, un ex-montreur d’ours, un ex-cheminot, végètent dans une gare désaffectée où les trains passent mais ne s’arrêtent jamais. Ces « Karl-Marx Brothers » version bulgare n’ont qu’une idée en tête : « Survivre et foutre le camp ». En attendant (Godot ?), ils noient leurs rêves dans l’alcool... Ces assoiffés d’espoir rêvent d’une autre vie « là-bas », quand surgit Hari Houdini, spécialiste de l’avenir en kit, chantre de la Grande Illusion, qui se fait fort de les préparer à cet autre monde...

Cette comédie date de 2002, alors que la Bulgarie allait intégrer l’Europe : sous ses dehors de fantaisie clownesque, Boytchev (le plus grand dramaturge bulgare contemporain, révélé en France par Didier Bezace et son magnifique Colonel-Oiseau) imagine ici une étonnante parabole des rapports Est/Ouest et Nord/Sud. Fable (hélas) prophétique : en 2002, l’Europe des riches regardait avec mépris l’Europe des plus démunis ; en 2016, elle s’évertue à verrouiller la porte à tous ces migrants qui fuient les bombes ou la famine... Qu’importe la misère des autres, tant que l’illusion de notre bonheur soit assurée ! Qu’importe si le navire européen coule, puisque the show must go on !

  • Note de mise en scène

Je rêve ce spectacle : une petite communauté humaine se serait échouée, comme en cale sèche, au milieu d’une gare où circule le monde sans jamais les prendre en compte, dans une sorte d’indifférence générale et de négation méprisante de leurs existences. Je rêve dramaturgiquement à partir des films délirants des Marx Brothers, des bandes dessinées des Pieds Nickelés et des silhouettes errantes des grandes figures d’En attendant Godot de Samuel Beckett déboulant sur le plateau...

Je rêve de fumées de trains, de brouillard, de sifflements des trains passant à toute vitesse, de nos 4 branquignols s’inventant leur monde et leur quotidien dans l’alcool, l’outrance, le théâtre et un joyeux bordel. Il faut bien survivre ! A l’image de notre petit monde théâtral ils répètent leur petite « pièce » qui changera leur monde, qui les emportera ailleurs où ce sera mieux où peut-être ils auront une vie, un destin, un avenir. Ces assoiffés d’espoir vont ainsi voir surgir la Grande Illusion, le Magicien de l’avenir en kit et du bonheur à portée de main. L'Illusion doit envahir le plateau pour nous transporter dans un univers poétique, surréaliste avant que ne chavire le navire...

Je rêve d’un public surpris dès le début par un départ burlesque mêlant le rire, l’absurde et l’onirique. Un public plein d’empathie, de tendresse pour ces quatre représentants de notre espèce espérant qu’ils s’en sortent, les accompagnant dans leurs doutes, leurs violences, leurs évanouissements, leurs tremblements, leurs espoirs, leurs luttes « Tout comme nous ». Est-ce que Hari arrivera à les sauver, à leur ouvrir le chemin, à les aider à réaliser leurs rêves ?

Je rêve d’une belle soirée de théâtre ou le public ressort joyeux et lucide, ou serait partagé ce que disait Klaus Michaël Grüber : « Le Théâtre doit nous aider à vivre ».

Cette pièce démarre comme une métaphore de la Réalité de cette Europe démunie face à l'économie mondialisée qui fait surgir de nouveaux pays riches ce qui entraine peu à peu l'Europe dans le déclin. Cette Europe qui souffre, cherche un nouveau sens commun, sans y parvenir. Cette Europe que la jeunesse quitte parce qu'elle ne représente plus l'avenir à leurs yeux. Cette Europe où en revanche les migrants sont de plus en plus nombreux à vouloir venir mais dont nombre d'entre eux n'atteindront jamais les côtes. Cette Europe où ce sont toujours les mêmes qui attendent un train qui n'arrive jamais et toujours les mêmes qui sont dedans. Quoique de plus en plus nombreux sont ceux qui, à leur tour, se retrouvent jetés sur le quai. Y a-t-il seulement encore des trains ? Et comme toujours ce sont toujours aux mêmes de tenter de sauver leur peau comme quatre Marx Brothers sortis tout droit de l’univers de Samuel Beckett. Ces Estragons et ces Wladimirs attendent toujours Godot. Mais cette fois-ci Godot arrive !

Philippe Lanton.

Avis du public : Orchestre Titanic

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