Mon coeur

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Bouffes du Nord , Paris

Du 16 mars au 01 avril 2017
Durée : 2 heures

CONTEMPORAIN

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Coups de coeur

,

Sélection Pièce d'actualité

Touchée par le courage et la détermination d'Irène Frachon, pneumologue qui s'est battue pour que la toxicité du Médiator soit reconnue, Pauline Bureau décide d'écrire une histoire inspirée du vécu de victimes qu'elle a rencontrées. Une pièce brûlante d'actualité, alors que la date du procès ne cesse de reculer.
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Spectacle terminé depuis le 01 avril 2017

 

Photos & vidéos

Mon coeur

De

Pauline Bureau

Mise en scène

Pauline Bureau

Avec

Yann Burlot

,

Nicolas Chupin

,

Rébecca Finet

,

Sonia Floire

,

Camille Garcia

,

Zbigniew Horoks

,

Marie Nicolle

,

Anthony Roullier

,

Catherine Vinatier

  • Le prix d’un cœur

Depuis Modèles et Sirènes, les spectateurs plébiscitent le travail de Pauline Bureau avec sa compagnie La part des anges, l’attention à la vie intime, le scrupule documentaire, l’empathie généreuse, qui sont leur signature.

Cette nouvelle création a été inspirée à Pauline Bureau par l’affaire du Médiator, du nom de ce médicament qui avait eu le temps, entre introduction en 1976 et retrait en 2009, d’enrichir et de tuer combien de millions, combien de morts...

Cet enchevêtrement d’intérêts prospères, de corruptions enchaînées, de menaces distillées, c’est une simple histoire d’aujourd’hui, mais atrocement instructive, qui a rendu possible l’inacceptable. Le théâtre, porté par des témoignages d’une humanité bouleversante, se fait entomologie d’une société que l’obscénité aurait dévorée sans la résistance de héros de l’ordinaire, au premier rang desquels compter celle par qui la vérité a éclaté, Irène Frachon.

Dégoût, colère, compassion, admiration et cette rude question qui reste : Qui sait le prix d’un cœur ?

  • La presse

« La réussite de ce spectacle hors norme tient aussi beaucoup au talent des comédiens - notamment le trio formé par Catherine Vinatier (Irène), Marie Nicolle (Claire) et Nicolas Chupin (Hugo), remarquables de vérité et d'humanité. Sans manichéisme, avec l'art singulier et engagé d'une femme de théâtre d'aujourd'hui, Pauline Bureau rend leur dignité, voire un peu d'espoir aux victimes du Médiator. Voilà pourquoi « Mon cœur » est énorme. » Philippe Chevilley, Les Echos

« La bataille de l'indemnisation est passionnante. Les mécanismes de la défense et la contre-attaque, peu glorieuse, de Servier y sont subtilement démontés. Catherine Vinatier, dans la blouse d'« Irène », révèle une intériorité saisissante. » E. Bouchez, Télérama

« Durant toute la durée du spectacle, le spectateur retient son souffle, oscille entre le rire et les larmes. Car jamais la pièce ne tombe dans le pathos : l'écriture est extrêmement dynamique, la mise en scène avant-gardiste, et les acteurs d'une justesse absolue, notamment Marie Nicolle (dans le rôle de Claire Tabard) et Rebecca Finet (la soeur de Claire). » Laurence Moisdon, Francetvinfo

« Cette création de Mon cœur fera date. Elle culmine déjà très haut dans le roman de la douleur. C'est, affirmons-le, ce que l'on peut voir de meilleur sur nos scènes en ce moment. » D. Donello, Médiapart

« La scénographie remarquable permet de suivre en parallèle, grâce à deux plateaux, les différents champs des protagonistes avec leurs va-et-vient d'ombres tournantes, et leurs paroles résonnent parfois comme des crescendos, crachats de souvenirs tels qu'ils se présentent à la conscience qui rejoue l'instant passé pour l'instant présent. Ce sentiment d'instance est à l'œuvre dans ce spectacle saisissant qui défend la cause d'Irène Frachon et la nôtre du même coup avec vigueur et pudeur. » Evelyne Trân, Le Monde.fr

« La mise en scène est parfaite et terriblement réaliste. Les ombres chinoises y sont comme une vie mise entre parenthèses. Une vie qui vous échappe sans possibilité de la rattraper. Le jeu des acteurs est confondant de justesse. » Jean-Yves Rouillé, Le Bien Public

« C'est à partir de témoignages de femmes qu'elle a rencontrées à travers la France qu'elle a eu l'idée de créer le personnage de Claire Tabard et de mettre en scène son histoire dans un spectacle palpitant, avec huit comédiens excellents. » Mathieu Perez, Le Canard enchaîné, 29 mars 2017

  • Note d'intention

Eté 2014, j'entends Irène Frachon à la radio. Son courage et sa détermination me touchent. Une héroïne d'aujourd'hui comme j'ai besoin d'en voir sur les plateaux de théâtre. Je la rencontre. Elle me parle de son combat. Des malades pour qui elle se bat avec acharnement. Elle est émue. Toutes les cinq minutes, elle reçoit des messages de patients qui lui donnent des nouvelles, racontent leurs examens, leurs expertises. Elle est là pour eux.

Plusieurs fois, en parlant, elle a les larmes aux yeux. Elle me donne les coordonnées de victimes du Médiator. Je vais à leur rencontre, chez eux. Paris, Lille, Marseille, Carcassonne, Dinard. A mon tour, je suis profondément remuée quand ils me racontent. Certaines femmes sont jeunes. L'une d'entre elles avait mon âge, 37 ans, quand elle a été opérée à cœur ouvert. Je rencontre un des avocats qui les défend.

Je m'intéresse au droit des victimes dans notre pays. Ca me passionne. J'écris. Beaucoup. Beaucoup trop. Je dois choisir ce que j'ai envie de raconter. Irène m'a amenée aux victimes et c'est d'elles que je veux parler. J'écris l'histoire d'une femme qui contient un peu de chacune des personnes que j'ai rencontrées. Je l'appelle Claire Tabard.

2006 - Claire, trente-huit ans, s’effondre un soir devant son fils de sept ans. Transportée en urgence à l’hôpital, elle est opérée à coeur ouvert.
2009 - Irène, pneumologue à Brest, comprend, après une enquête minutieuse, que le Médiator, un coupe-faim largement prescrit pour maigrir, est en fait un poison. C’est le début d’un combat qui dure encore aujourd’hui. D’abord pour faire interdire le médicament, puis pour que les victimes soient reconnues.
2010 - Hugo, jeune avocat, vient de poser sa plaque. Une femme prend rendez-vous. Elle a entendu parler du Médiator à la télévision. Elle vient de comprendre que c’est à cause de ces pilules, prescrites un jour de juin pour rentrer dans son maillot de bain, qu’elle dort maintenant la télévision allumée pour ne pas entendre les battements de son coeur artificiel.

Pauline Bureau

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