Moi, Caravage

Lucernaire , Paris

Du 11 janvier au 12 mars 2017
Durée : 1h15

CONTEMPORAIN

,

Biopic

,

Coups de coeur

,

En langue étrangère

Un fascinant autoportrait en clair-obscur de Michelangelo Merisi, dit Caravage. La confession palpitante de l’artiste maudit, ponctuée comme dans un rêve éveillé par des chants a cappella. Représentation en italien les mardis.
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Photos & vidéos

Moi, Caravage

De

Cesare Capitani

Mise en scène

Stanislas Grassian

Avec

Cesare Capitani

,

Laëtitia Favart

Attention, représentation en italien les mardis.

  • Caravage : le révolté, le maudit

Le Caravage se confesse et revit sous les yeux du spectateur toute son existence : l’enfance dans le petit bourg lombard, l’approche de la peinture, les premiers ennuis avec la justice, la fuite à Rome... Là, le jeune Michelangelo, avec quelques tableaux d’une puissance et d’un érotisme jamais vus, révolutionne la peinture et connaît la gloire : les princes le courtisent, les cardinaux le protègent...

Mais voilà : il est de caractère violent et asocial. C’est un rebelle : il refuse tout compromis, toute facilité que lui assurerait son talent. Son mode de vie est une provocation constante, ses oeuvres un affront perpétuel à la morale : il aime les femmes et les hommes, il prend comme modèles des prostituées et des voyous, il est toujours prêt à sortir son épée…

Les procès à son encontre se multiplient, ainsi que ses séjours en prison. Il tue un homme et il est condamné à mort. Il s’enfuit et erre entre Naples, Malte, la Sicile… Il meurt mystérieusement sur une plage au nord de Rome : il n’a pas encore quarante ans.

D'après le roman La course à l'abîme de Dominique Fernandez (Grasset).

  • La presse

« Sur scène Cesare Capitani EST Le Caravage. Il est accompagné d’une soprano qui chante du Monteverdi. Les lumières, avec quelques bougies sur la scène, font vibrer de beaux blancs et certaines images paraissent tirées de l’oeuvre du peintre. Un régal intelligent qui fait renaître le génie et sa vie sulfureuse. » Télérama

« L’acteur met son talent, sa beauté, sa sensualité au service d’un récit sincère et douloureux, la scène baignant dans un clair-obscur (belles lumières de Bernard Martinelli) quasi religieux, parfaitement approprié à la peinture du Caravage, ce païen habité par la grâce. » Philippe Tesson - Le Figaro Magazine

« Cesare Capitani, acteur franco-italien de première force, a tiré du roman un spectacle à sa hauteur. D’une beauté suffocante. » Jacques Nerson - Le Nouvel Obs

« Cesare Capitani est tout simplement remarquable en Caravage. Allié un physique idéal pour le rôle, le charisme du comédien ne fait que rendre encore plus troublante son interprétation au cordeau du peintre iconoclaste. » Dimitri Denorme - Pariscope

« Un autoportrait fascinant. » Véronique Hotte - La Terrasse

  • Pourquoi Moi, Caravage ?

En 2010 – année au cours de laquelle se multiplient les célébrations en l’honneur du grand peintre italien – se concrétise un projet, fruit d’un long travail de recherche et de dramaturgie : Moi, Caravage. Depuis un certain temps, je songeais à raconter sur scène l’existence de Michelangelo Merisi. J’ai lu des essais critiques sur son art, des manuels explorant sa technique, des études comparées sur son style… Ces ouvrages montraient la grandeur de l’artiste, étudiaient ses sources d’inspiration, soulignaient le caractère révolutionnaire de sa production ; mais aucun ne parlait de sa vie privée.

Pour ma part, plus j’avançais dans la connaissance de l’artiste, plus je ressentais le besoin de découvrir l’homme. Mais comment faire vu que, contrairement à d’autres maîtres, le Caravage ne nous a pas laissé d’informations directes ? C´est alors que j’ai lu le roman de Dominique Fernandez. La biographie romancée qu’il a écrite est-elle réaliste ? Ou du moins plausible ? Je ne me suis pas posé la question ! L’essentiel pour moi a été la découverte du personnage.

La voilà la matière première de mon spectacle ! Un homme qui se raconte, qui se montre à nu : un rebelle promis à l’autodestruction, un éternel insatisfait affamé de scandales, un artiste perpétuellement à la recherche de l’absolu, mais aussi un être fragile, séduisant, troublant, comme les personnages qu´il a représentés dans ses toiles.

Cesare Capitani

  • Note d'intention

Lorsque Cesare Capitani m’a proposé de mettre en scène Moi, Caravage, j’ai tout de suite été captivé par ce texte, à la fois ambitieux et intelligent. La part de fantasme que cette vie énigmatique renferme, m’a séduit. C’est à une leçon de liberté qu’il nous invite. Comme s’il nous autorisait à prendre tous les risques, à concevoir toutes les interprétations.

Cette liberté, Cesare l’a prise dans une réécriture très rythmée qui nous plonge au coeur de la vie accidentée et passionnée de ce génie. Cette liberté, je la saisis également pour tenter de peindre cette histoire. Dans ce travail, j’accorde une place centrale à la lumière : elle met en scène les acteurs, sculpte l’espace. Les personnages travaillent cette lumière en direct, en composant leur propre espace.

Sur scène, Caravage et son double, son alter ego, à jamais indissociables. Leurs visages, leurs voix, leurs vibrations se mêlent. Il y a de la sensualité dans cette communion avec l’autre, comme une quête de soi-même. Peut-être une forme de schizophrénie ? Oui, car au travers de ce binôme c’est l’immense solitude du génie que l’on ressent, c’est le silence d’un cri qu’on entend. Le cri du silence.

Stanislas Grassian

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    Jean marie B. 15 septembre 2013

    RE: Moi, Caravage Très belle pièce ! Déconcertante les 10 premières minutes, envoutante les 70 minutes suivantes. On fait un saut dans le temps et un bond dans l'œuvre. Quel meilleur guide que le Caravage lui même. Un instant aussi sensuel que didactique qui provoque l'envie de voir ou de revoir... JMB Paris 14/09/13 »
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    Jacqueline G. 10 janvier 2012

    Moi, Caravage Tresbonne pièce ...cela donne envie de revoir les tableaux »
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