Les fourberies de Scapin

Théâtre Fontaine , Paris
du 28 octobre 2012 au 06 avril 2013

CLASSIQUE
Un Scapin léger et bondissant fait triompher l'amour et le rire.
Continuer la lecture

Spectacle terminé depuis le 06 avril 2013

 

Photos & vidéos

Les fourberies de Scapin

De
 Molière
Mise en scène
Colette Roumanoff
Avec
Patrick Alluin, Serge Catanèse, Richard Chevallier, Richard Delestre, Renaud Heine, Jean-Louis Laurent, Carine Montag, Patrick Rombi, Valérie Roumanoff, David Thenard, Marina Valleix
  • Un Scapin léger et bondissant fait triompher l'amour et le rire

La scène se passe à Naples, sur le port. Pendant l'absence de leurs pères respectifs, Octave s'est marié en secret avec Hyacinthe, une jeune fille pauvre au passé mystérieux et Léandre est tombé amoureux de Zerbinette, une égyptienne.

Mais voici que les pères, Argante et Géronte rentrent de voyage avec des projets de mariage pour leurs enfants. Les fils se croient perdus et ne savent plus que faire.

Scapin, le valet de Léandre se propose de tout arranger. Il imagine de soutirer aux deux pères l'argent nécessaire pour faire triompher l'amour et la jeunesse. Entreprise apparemment impossible, mais que Scapin arrivera à mener à bien, grâce à des rebondissements inattendus.

  • Extraits de presse

« Les Fourberies de l'amour et du rire. Une pièce profondément optimiste et pleine de finesse...On retrouve en Scapin un héros impétueux et plein d'esprit. Colette Roumanoff a su recréer le tourbillon des coeurs et donner au spectacle un regain de jeunesse et de lyrisme grâce à une distribution de jeunes comédiens talentueux. » Le Dauphiné

« Un Scapin léger et bondissant. Colette Roumanoff offre des spectacles de qualité à des prix raisonnables : un théâtre populaire dans la pure tradition de Jean Vilar. » Le Provencal

  • Note de mise en scène

Les gentillesses d'esprit
C'est deux ans avant sa mort que Molière a écrit Les Fourberies de Scapin. Toute sa connaissance de la vie s'y trouve, et particulièrement son regard bienveillant sur tous les personnages, mêmes ceux qui sont apparemment les plus odieux. Les deux pères Géronte et Argante opposent à Scapin une force d'inertie et ne veulent pas démordre de leur point de vue conventionnel et étriqué. Scapin, l'homme qui ne prend pas « non » pour une réponse, armé de sa seule intelligence, réussit à vaincre leur obstination bornée. Voilà ce qu'il dit de lui même :

« Il y a peu de chose qui me soient impossibles quand je m'en veut mêler » . Et comment fait-il ?
« J'ai reçu du ciel un génie assez beau pour toutes les fabriques de ces gentillesses d'esprit, de ces galanteries ingénieuses à qui le vulgaire ignorant donne le nom de fourberie. »

Autrement dit, l'ignorant voit des « fourberies » là où il y a du génie, de l'esprit, de l'invention et de la fantaisie.

L'art d'entreprendre
Scapin peut agir sur les autres parce qu'il les connaît, et qu'il les comprend. Observateur avisé et psychologue, il sait parler à chacun le langage qui lui convient. Certes, s'il obtient de l'argent des deux pères c'est par ruse. Mais de quoi est faite cette " fourberie »  ?

Scapin sait qu'il peut compter sur l'amour des deux pères même si le chemin de leur coeur est tortueux. Il sait faire de la peur son alliée... Il noircit la situation, l'aggrave jusqu'à déclencher la réaction salutaire.

Il obtient cinq cent écus en faisaient croire à Géronte qu'il va perdre son fils en Alger. Mais Géronte ne perdrait-il pas son fils d'une autre manière s'il lui refusait Zerbinette, au nom des conventions et de son intérêt personnel ?

Scapin prend tous les risques pour lui. « Je hais, dit-il, ces coeurs pusillanimes qui pour trop prévoir la suite des choses s'osent rien n'entreprendre. »
Il débloque la situation. Sans ses « fourberies » , tous seraient passés à côté de leur bonheur.

Une pièce « classique »
En travaillant les textes classiques, le défi est de retrouver le caractère vivant et actuel des situations. L'alchimie entre la personnalité de l'acteur et le texte crée un personnage nourri de sentiments et d'émotions. Colette Roumanoff recherche dans le texte ce qu'il peut nous apporter aujourd'hui, ce qui fait sa dimension universelle, ce pourquoi il a traversé les siècles. Le théâtre classique est ainsi une école de vie où l'on apprend en se distrayant.

Avis du public : Les fourberies de Scapin

0 Avis

0 commentaire(s)

Excellent

(0)

Très bon

(0)

Moyen

(0)

Mauvais

(0)

Très mauvais

(0)
Donnez votre avis

Spectacles consultés récemment