Les étés de la Danse, 2014 - San Francisco Ballet

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Théâtre du Châtelet , Paris

Du 10 au 26 juillet 2014

MUSIQUE & DANSE

,

Ballet

,

Coups de coeur

,

Festival

,

Grand spectacle

Pour sa dixième édition, le festival des Etés de la Danse accueille du 10 au 26 juillet le prestigieux San Francisco Ballet, dirigé par Helgi Tomasson. Un programme différent chaque soir, et composé de 18 ballets (de Christopher Wheeldon, Jerome Robbins, George Balanchine, Alexei Ratmansky pour ne citer qu'eux) dont 9 premières en France !
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Spectacle terminé depuis le 26 juillet 2014

 

Les étés de la Danse, 2014 - San Francisco Ballet

Chorégraphie

George Balanchine

,

Edwaard Liang

,

Kenneth MacMillan

,

Wayne McGregor

,

Mark Morris

,

Yuri Possokhov

,

Alexei Ratmansky

,

Jerome Robbins

,

Liam Scarlett

,

Helgi Tomasson

,

Hans van Manen

,

Christopher Wheeldon

Avec

Dores André

,

Clara Blanco

,

Joan Boada

,

Frances Chung

,

Sacha De Sola

,

Daniel Deivison-Oliveira

,

Taras Domitro

,

Lorena Feijo

,

Mathilde Froustey

,

Jaime Garcia Castilla

,

Dana Genshaft

,

Tiit Helimets

,

Luke Ingham

,

Davit Karapetyan

,

Maria Kochetkova

,

Vitor Luiz

,

Ruben Martin Cintas

,

Simone Messmer

,

Pascal Molat

,

Gennadi Nedvigin

,

Carlos Quenedit

,

Damian Smith

,

James Sofranko

,

Anthony Spaulding

,

Jennifer Stahl

,

Sofiane Sylve

,

Yuan Yuan Tan

,

Sarah Van Patten

,

Shane Wuerthner

,

Hansuke Yamamoto

,

Dmitry Zagrebin

,

Vanessa Zahorian

Le San Francisco Ballet
Calendrier
Détail du programme
Nota bene

  • Le San Francisco Ballet

En 2014, le festival des Etés de la Danse est heureux d’accueillir pour 18 représentations exceptionnelles, du 10 au 26 juillet, au Théâtre du Châtelet, le San Francisco Ballet, dirigé par Helgi Tomasson.

Cette très célèbre compagnie américaine, qui a participé à la première édition des Etés de la Danse en 2005, nous fait l’immense plaisir de revenir danser dans la capitale pour célébrer avec nous, avec vous, la 10ème édition du festival. Chacune des représentations proposera un programme différent et présentera aux spectateurs présents cet été à Paris 18 ballets uniques dont 9 premières en France.

Une première de gala et des programmes composés des pièces suivantes :
3 ballets de Helgi Tomasson : Chaconne pour Piano et deux Danseurs, The Fifth Season*, Caprice*,
3 ballets de George Balanchine : Agon, Allegro Brillante, The Four Temperaments,
2 ballets de Jerome Robbins : Glass Pieces, In the Night,
2 ballets d’Alexei Ratmansky : Shostakovich Symphony n°9*, Piano Concerto*,
2 ballets de Christopher Wheeldon : Ghosts*, Within the Golden Hour*,
1 ballet d’Edwaard Liang : Symphonic Dances*,
1 ballet de Kenneth MacMillan : Concerto,
1 ballet de Mark Morris : Maëlstrom,
1 ballet de Yuri Possokhov : Classical Symphony*,
1 ballet de Liam Scarlett : Hummingbird*,
1 ballet de Hans van Manen : Solo.

*premières en France

  • Calendrier

Jeudi 10 juillet à 20h, soirée de Gala : Classical Symphony (Possokhov/Prokofiev), Chaconne pour Piano et deux danseurs (Tomasson / Händel), Les Lutins* (Kobborg / Bazzini/ Wieniawski), Pas de deux de Concerto (MacMillan / Chostakovitch), Diane et Actéon (d’après Vaganova / Pugni), Pas de deux de Agon (Balanchine / Stravinsky), Alles Walzer (Zanella / Strauss), Grand Pas Classique (Gsovsky / Auber), Pas de deux de After the Rain (Christopher Wheeldon / Pärt), Quatrième mouvement et final de Symphony in C (Balanchine / Bizet)
Vendredi 11 juillet à 20h : Caprice* (Tomasson/Saint-Saëns), Ghosts* (Wheeldon/Winger), The Four Temperaments (Balanchine/Hindemith)
Samedi 12 juillet à 15h : Allegro Brillante (Balanchine/Tchaikovski), Solo (Van Manen/Bach), In the Night (Robbins/Chopin), Glass Pieces (Robbins/Glass)
Samedi 12 juillet à 20h : Classical Symphony* (Possokhov/Prokofiev), Chaconne pour Piano et deux Danseurs (Tomasson/Haendel), Ghosts* (Wheeldon/Winger), Symphonic Dances* (Liang/Rachmaninov)

Lundi 14 juillet à 20h : Maëlstrom (Morris/Beethoven), Agon (Balanchine/Stravinsky), Within the Golden Hour (Wheeldon/Bosso)
Mardi 15 juillet à 20h : Caprice* (Tomasson/Saint-Saëns), Agon (Balanchine/Stravinsky), Glass Pieces (Robbins/Glass)
Mercredi 16 juillet à 20h : Caprice* (Tomasson/Saint-Saëns), Hummingbird* (Scarlett/Glass), Symphonic Dances* (Liang/Rachmaninov)
Jeudi 17 juillet à 20h : Maëlstrom (Morris/Beethoven), Within the Golden Hour* (Wheeldon/Bosso), Glass Pieces (Robbins/Glass)
Vendredi 18 juilletà 20h : Classical Symphony* (Possokhov/Prokofiev), Chaconne pour Piano et deux Danseurs (Tomasson/Haendel), Ghosts* (Wheeldon/Winger), Piano Concerto* (Ratmansky/Chostakovitch)
Samedi 19 juillet à 15h : Classical Symphony* (Possokhov/Prokofiev), In the Night (Robbins/Chopin), Within the Golden Hour* (Wheeldon/Bosso)
Samedi 19 juillet à 20h : Shostakovich Symphony n°9* (Ratmansky/Chostakovitch), Within the Golden Hour* (Wheeldon/Bosso), The Four Temperaments (Balanchine/Hindemith)

Lundi 21 juillet à 20h : The Fifth Season* (Tomasson/Jenkins), In the Night (Robbins/Chopin), The Four Temperaments (Balanchine/Hindemith)
Mardi 22 juillet à 20h : Allegro Brillante (Balanchine/Tchaikovski), Solo (Van Manen/Bach), Maëlstrom (Morris/Beethoven), Piano Concerto* (Ratmansky/Chostakovitch)
Mercredi 23 juillet à 20h : Shostakovich Symphony n°9* (Ratmansky/Chostakovitch), Agon (Balanchine/Stravinsky), Symphonic Dances* (Liang/Rachmaninov)
Jeudi 24 juillet à 20h : Allegro Brillante (Balanchine/Tchaikovski), Solo (Van Manen/Bach), Hummingbird* (Scarlett/Glass), Piano Concerto* (Ratmansky/Chostakovitch)
Vendredi 25 juillet à 20h : The Fifth Season* (Tomasson/Jenkins), Within the Golden Hour* (Wheeldon/Bosso), Symphonic Dances* (Liang/Rachmaninov)
Samedi 26 juillet à 12h30 : Cours en public
Samedi 26 juillet à 15h : The Fifth Season* (Tomasson/Jenkins), Pas de deux de Concerto (MacMillan/ Chostakovitch), Solo (Van Manen/Bach), Piano Concerto* (Ratmansky/Chostakovitch)
Samedi 26 juillet à 20h : Shostakovich Symphony n°9* (Ratmansky/Chostakovitch), Hummingbird* (Scarlett/Glass), Within the Golden Hour* (Wheeldon/Bosso).

*premières en France - Programme sous réserve de modification

  • Détail du programme

Agon
Le terme « agon » (combat en grec) traduit la compétition (amicale) que se sont livrés le compositeur Igor Stravinsky et le chorégraphe George Balanchine, en collaborant étroitement sur ce ballet. Ecrivant sa musique au fur et à mesure (en s’inspirant des danses de la Renaissance : sarabande, gaillarde, bransle…), Stravinsky mettait au défi Balanchine de réaliser une chorégraphie sur cette musique complexe. Une musique de 12 tons (dodécaphonique) avec 12 danseurs, en 12 séquences. Il n’y a pas de mouvement ou de geste perdu dans le ballet : tout dans Agon semble surgir « naturellement » de la musique. Le pas de deux d’Agon est un des plus beaux qu’ait réglé Balanchine.

Chorégraphie : George Balanchine
Musique : Igor Stravinsky (Agon, 1957)
Lumières : Ronald Bates
Création pour le New York City Ballet le 1er décembre 1957. Ballet entré au répertoire du San Francisco Ballet le 10 avril 1976 à l’Orpheum Theater à San Francisco.
Durée : 30 min

Allegro Brillante
George Balanchine disait que le ballet Allegro Brillante concentrait tout son savoir sur le ballet classique en quelques minutes. L’une de ses caractéristiques les plus frappantes est le contraste entre la vitesse du mouvement allegro et le lyrisme grandiose associé aux oeuvres les plus nobles de Tchaïkovsky. Cette juxtaposition arrive à son exaltation au moment où la ballerine, après avoir tourné à toute allure, tombe dans les bras de son partenaire pour s’y abandonner avec plaisir. Dans Allegro Brillante, Balanchine crée de grands effets en un minimum de temps et avec un petit effectif : avec 10 danseurs, il multiplie les combinaisons, l’une de ses préférées étant le « canon ». Allegro Brillante est ce que Maria Tallchief (ballerine créatrice du premier rôle) appelait une chorégraphie « d’un romantisme russe exacerbé ».

Chorégraphie : George Balanchine
Musique originale : Piotr Illitch Tchaïkovski (Concerto pour piano n°3, op. 75, 1893)
Costumes d’après Karinska
Lumières recréées par Kevin Connaughton
Création pour le New York City Ballet le 1er mars 1956 au City Center of Music and Drama de New York. Ballet entré au répertoire du San Francisco Ballet le 24 juillet 1979 au Geary Theater à San Francisco.
Durée : 18 min

Chaconne pour piano et deux danseurs
Réglé par Tomasson, Chaconne pour piano et deux danseurs est un pas de deux atypique, dédié à Jerome Robbins (décédé en juillet 1998), l’homme qui a décidé de la carrière de Helgi aux Etats-Unis. Ce duo n’est pas une imitation, mais il permet, avec force et mélancolie, d’évoquer l’esthétique et la manière du grand chorégraphe. Helgi Tomasson nous présente un ballet à la fois ludique et exigeant : plutôt que de faire face au public, les danseurs semblent s’observer l’un l’autre et entrer dans un dialogue où ils se répondent par leurs « variations ». Helgi Tomasson a choisi de confier au personnage féminin le mouvement le plus important, l’allegro et de donner un solo lyrique au personnage masculin, ce qui offre un intéressant cas d’inversion des genres.

Chorégraphie : Helgi Tomasson
Musique : Georg Friedrich Haendel (Chaconne pour clavier en sol majeur, 1733)
Costumes : Sandra Woodall
Lumières : David Connaughton
Création pour le San Francisco Ballet le 25 janvier 1999 au War Memorial Opera House de San Francisco
Durée : 10 min

Pas de deux de Concerto
Quand MacMillan est devenu directeur du ballet de l’Opéra de Berlin (1966-1969), il a créé deux oeuvres pour son premier programme. L’une était Concerto, l’autre Valses Nobles et Sentimentales, l’Invitation complétant la soirée. Trois ans après Symphonie, MacMillan se tourne à nouveau vers Chostakovitch, mais cette fois-ci, il s’intéresse au riche Piano concerto n°2. Sur l’andante, MacMillan a conçu un poétique pas de deux. Les deux partenaires se dirigeant l’un vers l’autre, quand ils se rencontrent, la ballerine entame un très simple exercice de port de bras, présenté dans toutes ses possibilités : elle semble faire « sa barre » rêveusement, en prenant appui sur les bras du danseur.

Chorégraphie : Kenneth MacMillan
Musique : Dimitri Chostakovitch (Concerto pour piano et orchestre n°2, op. 102, 1957)
Scénographie : Bruce Samson
Lumières : Kevin Connaughton
Création pour le Deutsche Oper Berlin le 30 novembre 1966. Ballet entré au répertoire du San Francisco Ballet le 22 janvier 2014 au War Memorial Opera House de San Francisco.
Durée : 9 min

The Fifth Season
Helgi Tomasson a découvert la musique de Karl Jenkins (compositeur gallois, né en 1944) en écoutant Palladio, et il a tout de suite voulu en connaître davantage : lors de son écoute du Quatuor à cordes n°2, il a su qu’il avait trouvé la musique de son prochain ballet, The Fifth Season (c’est le titre du premier mouvement de ce quatuor). Les mouvements sont musicalement variés, allant de l’inspiration baroque au tango, en passant par une valse agressive. Dans sa chorégraphie, Tomasson joue au maximum des contrastes de cette musique très tonique, avec brio, sollicitant de la part des interprètes une technique véloce. Il a ajouté un pas de deux sur un extrait du Palladio aux qualités lyriques. The Fifth Season a souvent été donné par le San Francisco Ballet, et notamment pour le 75e anniversaire en 2008.

Chorégraphie : Helgi Tomasson
Musique : Karl Jenkins, (Quatuor à cordes n°2, Palladio, 1996)
Décor : Sandra Woodall
Costumes : Sandra Woodall
Lumières : Michael Mazzola
Création pour le San Francisco Ballet le 28 mars 2006 au War Memorial Opera House de San Francisco
Durée : 30 min

Ghosts
Le nom Ghosts vient de la partition composée par l’Américain C. F. Kip Winger (né en 1961). Et même si la musique comprend des moments étranges - « le piano intervient comme une ombre argentée qui va et vient, sans qu’on s’en aperçoive » (remarque Wheeldon) - des passages mélodieux et sereins succèdent aux intermèdes agressifs et puissants, ”insistants comme si quelque chose ne voulait pas se faire oublier”. C. F. Kip Winger rencontre Wheeldon en 1997, pendant une répétition au New York City Ballet. Dix ans plus tard, après avoir vu Morphoses - la Compagnie de Wheeldon - il entame la composition d’une pièce pour lui. A l’époque, Winger travaillait dans un studio d’enregistrement (un ancien hôpital du début du XXe siècle) : « Je sentais une présence mystique dans l’atmosphère et du coup, plusieurs personnages différents émergeaient dans le texte de la musique » dit-il. « Le titre Ghosts m’est venu en tête, quand j’ai commencé à écrire le solo de violoncelle ». Le titre de l’oeuvre a fait réfléchir Wheeldon : « Il pouvait s’agir d’une atmosphère fantomatique, et [les danseurs] pourraient jouer les fantômes, sans raconter une histoire particulière ». S’inspirant de la littérature, Wheeldon se tourne alors vers les poèmes d’Edgar Allan Poe. Des phrases évocatrices comme « la Mort s’est élevé un trône », « Eaux mélancoliques » et « Les lys… qui pleurent sur une tombe sans nom » ont influencé son processus de création, mais sans pour autant le transformer en récit littéraire. En quatre mouvements, Ghosts propose un travail complexe du corps de ballet, formant un ensemble contemporain, empreint d’influences classiques, jazz et moderne.

Chorégraphie : Christopher Wheeldon
Musique : C.F. Kip Winger (Ghosts, 2009)
Costumes : Mark Zappone
Lumières : Mary Louise Geiger
Création pour le San Francisco Ballet le 9 février 2010 au War Memorial Opera House de San Francisco.
Durée : 30 min

Glass Pieces
Glass Pieces est une oeuvre importante, qui fait vibrer le public au rythme du pouls urbain, battu par quarante-trois danseurs sur les compositions lancinantes de Philip Glass. Chacune des trois parties du ballet nous donne un aperçu de la vie dans une grande ville : les rues animées d’une métropole (sans doute New York) ; un couple se protégeant mutuellement de la solitude et de l’anonymat ; l’énergie et la force de la foule qui les entoure. La chorégraphie de Robbins répond aux motifs répétitifs du compositeur. Mouvements épurés et ultramodernes (réservant au couple central les pas classiques) au pouvoir hypnotique, troublant et dynamique.

Chorégraphie : Jerome Robbins
Musique : Philip Glass, (Rubric et Façades de Glassworks - 1982, Funeral de l’opéra Akhnaten / Akhenaton - 1983)
Décor : Jerome Robbins et Ronald Bates
Costumes : Ben Benson
Lumières : Ronald Bates
Création pour le New York City Ballet le 12 mai 1983 au New York State Theater. Ballet entré au répertoire du San Francisco Ballet le 5 février 1998 au War Memorial Opera House.
Durée : 29 min

In the Night
Les nocturnes tourmentés de Chopin, qui ont inspiré la chorégraphie de In the Night, ont donné naissance au ballet le plus romantique de Jerome Robbins : trois pas de deux pour trois couples (peut-être s’agit-il du même couple à des âges différents ?) décrivant les méandres des relations amoureuses. Chaque duo est comme une vignette autonome représentant un aspect différent de l’amour. Jerome Robbins suggère la tendresse, la sérénité, la passion, assortie d’une grande gamme de nuances subtiles. L’art de dire plus, avec le moins d’effets.

Chorégraphie : Jerome Robbins
Musique : Frédéric Chopin (Nocturnes : op.27 n°1 - 1836, op. 55 n°1 et 2 – 1842/44, op. 9 n°2 - 1830/32)
Costumes : Anthony Dowell
Lumières : Jennifer Tipton, recréées par Kevin Connaughton
Création pour le New York City Ballet le 29 janvier 1970 au New York State Theater
Ballet entré au répertoire du San Francisco Ballet le 2 avril 1985 au War Memorial Opera House de San Francisco.
Durée : 24 min

Maëlstrom
Chorégraphe contemporain prolifique avec sa propre compagnie, « Mark Morris Dance Group », l’Américain Morris (né en 1956) avait réalisé déjà des ballets pour l’American Ballet Theatre, le Joffrey Ballet, La Monnaie de Bruxelles, l’Opéra de Paris et le Boston Ballet au moment de la « première » de Maëlstrom en 1994 pour le San Francisco Ballet. Depuis, Morris a créé huit ballets pour le SFB, y compris l’intégrale de Sylvia. Cette pièce est chorégraphiée sur le Trio pour piano, violon et violoncelle de Beethoven (1809) qui, après avoir abandonné l’influence de Haydn et Mozart, afin d’opter pour un style plus expressif, a composé ce trio alors qu’il envisageait l’écriture d’une musique de scène pour un Macbeth (les thèmes du second mouvement du trio proviennent de ses esquisses pour la scène des sorcières). Plus de trente ans plus tard, l’un des étudiants de Beethoven, Carl Czerny, écrivait que ce mouvement lui rappelait le fantôme du père de Hamlet, d’où le surnom de « fantôme » donné au trio. Le maëlstrom dans ce ballet d’une grande musicalité, semble exprimer une tension constante plutôt qu’une tempête : le tourbillon est là, les danseurs apparaissant et disparaissant sans cesse.

Chorégraphie : Mark Morris
Musique : Ludwig van Beethoven (Trio pour piano, violon et violoncelle n°5 en ré majeur op. 70 n°1 - 1807 / 1808)
Costumes : Martin Pakledinaz
Lumières : James F. Ingalls
Création pour le San Francisco Ballet le 8 février 1994 au War Memorial Opera House de San Francisco.
Durée : 37 min

Piano Concerto
Shostakovich Trilogy (Trilogie Chostakovitch) est une co-production du San Francisco Ballet et de l’American Ballet Theatre : en trois ballets distincts donnés en un seul spectacle. Comme Jewels (Joyaux) de George Balanchine, les trois ballets se complètent mutuellement et prennent tout leur sens, vus ensemble : Symphonie #9, Chamber Symphony et Piano Concerto #1. La « première » de cette trilogie a eu lieu au printemps 2013 à l’ABT, lors d’une soirée entière. « La chorégraphie est un mélange de classique et de contemporain, explique Nancy Raffa, qui a été l’assistante de Ratmansky à l’ABT : le chorégraphe utilise le vocabulaire classique avec un style qui lui est spécifique. Le haut du corps est libre dans son mouvement, sa phrase et sa musicalité, qui est expressive. Le vocabulaire est le vocabulaire, mais c’est la manière de l’employer qui le rend extraordinaire ». Dans la trilogie, Piano Concerto #1 est le moment le plus abstrait. Ratmansky « utilise ses danseurs comme des instruments créant la musique à l’aide de leurs mouvements ». Piano Concerto #1 passe d’une atmosphère à une autre : la frénésie du dernier mouvement provient peut-être du fait que Chostakovitch, jeune homme, jouait du piano pour accompagner les films muets.

Chorégraphie : Alexei Ratmansky
Musique : Dimitri Chostakovitch (Concerto n°1 pour piano, trompettes et cordes, op.35, en ut mineur - 1933)
Scénographie : George Tsypin
Costumes : Keso Dekker
Lumières : Jennifer Tipton
Création pour l’American Ballet Theatre le 31 mai 2013 au Metropolitan Opera House de New York. Entrera au répertoire du San Francisco Ballet le 2 avril 2014 au War Memorial Opera House de San Francisco.
Durée : 28 min

The Four Temperaments
En 1948 - à la fondation du New York City Ballet - Balanchine travaillait à changer le visage du ballet américain. Le style épuré en noir et blanc et l’abstraction des Quatre Tempéraments a été une étape marquante dans la représentation des techniques classiques, sans les aspects « décoratifs » précédents. Le ballet est composé sur Thème et Quatre Variations du compositeur suisse Paul Hindemith (1895 / 1963) écrit pour piano et orchestre à cordes. En 1940, juste pour le plaisir d’écouter, Balanchine avait commandé une musique à Hindemith qui enseignait alors à la Buffalo University. Six ans plus tard, il décide d’utiliser cette composition néoclassique sur les quatre « humeurs » du corps : mélancolique, sanguin, flegmatique et colérique. Ces « variations » expressives servent de structure à Balanchine qui amène le classique vers des extrêmes inconnus : hanches en avant, jambes en-dedans, pointes « flexes », bras souples en hiéroglyphes, tout ce qui nous est aujourd’hui familier, était alors révolutionnaire en 1948. Time magazine avait choisi The Four Temperaments dans le domaine de la danse pour son « Meilleur du Siècle », en décembre 1999.

Chorégraphie : George Balanchine
Musique : Paul Hindemith (Thème et quatre variations, 1940)
Création par la Ballet Society en 1946 à New York / reprise au New York City Ballet le 25 octobre 1948, au City Center de New York.
Ballet entré au répertoire du San Francisco Ballet le 27 janvier 1974 au Hawai International Center à Honolulu.
Durée : 35 min

Solo
La chorégraphie enjouée de Solo du chorégraphe hollandais Hans van Manen est réalisée par trois danseurs : chacun d’entre eux représente le même homme, énergique dans son charmant et malicieux « tour de force ». Solo est une danse éblouissante décrite comme « une course de relais euphorique et virtuose, dans laquelle les trois solistes masculins ne font plus qu’un ». Ayant créé des ballets pour les compagnies du monde entier pendant plus de 60 ans, Hans van Manen est connu pour son humour acerbe (et souvent noir !).

Chorégraphie : Hans van Manen
Musique : Jean-Sébastien Bach (Courante et Double, extraits de la Suite n°1 pour violon en ré mineur BWF 1002 - 1720)
Costumes : Keso Dekker
Lumières : Joop Caboort
Création pour le Nederlands Dans Theater (à la Haye) le 16 janvier 1997
Ballet entré au répertoire du San Francisco Ballet le 4 février 1999 au War Memorial Opera House.
Durée : 7 min

Symphonic Dances
Dans Symphonic Dances, son premier travail pour le San Francisco Ballet, le chorégraphe chinois Edwaard Liang (né en 1976 àTaïwan) a choisi de créer un « monde spirituel et abstrait » qu’il qualifie de ce qu’on pourrait appeler un « entre-deux ». Liang n’a pas considéré sa commande 2012 pour le San Francisco Ballet juste comme un nouveau ballet, c’était une création taillée pour la compagnie. Alors son choix de musique était crucial : le chorégraphe a choisi Rachmaninov « je suis un grand fan des [Symphonic Dances] depuis des années pour son orchestration énorme ! Une musique vraiment audacieuse et grandiose », dit-il. Défini comme « une explosion d’énergie juvénile » (selon le San Francisco Chronicle), le ballet Symphonic Dances d’Edwaard Liang - aux pas de deux originaux, passionnés - a ouvert le répertoire de la saison 2012 du San Francisco Ballet et a ensuite été présenté au London Sadler’s Wells, où il a rencontré un vif succès.

Chorégraphie : Edwaard Liang
Musique : Serguei Rachmaninov (Danses symphoniques, op.45 - 1940)
Costumes : Mark Zappone
Lumières : Jack Mehler
Création pour le San Francisco Ballet le 21 mars 2012 au War Memorial Opera House de San Francisco.
Durée : 40 min

Classical Symphony
Pour Symphonie Classique, le « chorégraphe-résident » au SFB Yuri Possokhov (auparavant, il était ”principal dancer” de la compagnie) explore ses sensations et ses souvenirs de jeune danseur à Moscou. « Symphonie Classique est consacrée à mon école (le Bolchoï), à mon professeur (Piotr Pestov) et à mon passé » dit-il. Les fortes impressions qui sont au coeur de sa création construite dans le studio se sont transformées en une explosion de joie sur la scène. Tout comme Prokofiev projette les formes classiques dans une nouvelle direction, Possokhov, plonge dans l’univers du néoclassicisme, auquel il ajoute des ondulations du torse ou un travail au sol, qui semblent naturels et organiques. Des éléments de l’influence de George Balanchine sont aussi présents dans les différentes configurations de Possokhov, notamment le traitement des ensembles qui se forment et se dissolvent. « Classical Symphony… est une démonstration exaltante et intrépide de danse classique, avec un regard moderne… Une véritable découverte ! » (The New York Times).

Chorégraphie : Yuri Possokhov
Musique : Serge Prokofiev (Symphonie n°1 en ré majeur, op. 25 - 1918)
Costumes : Sandra Woodall
Lumières : David Finn
Création pour le San Francisco Ballet le 9 avril 2010 au War Memorial Opera House de San Francisco.
Durée : 21 min

Within the Golden Hour
Le chorégraphe anglais Christopher Wheeldon, en créant Within the Golden Hour pour les « New Works Festival » du San Francisco Ballet en 2008, a cherché à réaliser « une synthèse entre les techniques du ballet classique et la recherche d’autres formes, pour concrétiser une façon intéressante et nouvelle d’envisager les pas de danse ». Pour Within the Golden Hour, Wheeldon a choisi six morceaux pour cordes du jeune compositeur italien Ezio Bosso (né en 1971). Pour l’avant-dernière séquence, le chorégraphe ajoute le mouvement Andante d’un concerto pour violon de Vivaldi. Il dit que les sept séquences du ballet forment ainsi « une série de petits tableaux, inspirés par la musique ». Wheeldon réagit à cette musique avec un sens aigu de l’image. « Il y a une partie qui sonne « celtique », qu’on a appelé « pas de deux des Hébrides », dit-il. « On a l’impression de deux personnes dans un espace aride, mais beau. Ils sont seuls sans rien autour, hormis un petit cottage blanc et quelques vaches ». Un autre duo, « la valse », lui fait penser à « une scène de Fellini avec un couple dansant autour de la Fontaine de Trevi ». Ce que le chorégraphe décrit comme un pas de deux « décalé ».

Chorégraphie : Christopher Wheeldon
Musique : Ezio Bosso (The Sky seen from the Moon, Le Notti…, Of the Thunders, Dance of the Tree, Worried, et African Skies - 2003 / 2004) / Antonio Vivaldi (Andante extrait du Concerto pour violon en si bémol majeur, RV 583)
Costumes : Martin Pakledinaz
Lumières : James F. Ingalls
Création pour le San Francisco Ballet le 22 avril 2008 au War Memorial Opera House de San Francisco.
Durée : 35 min

Hummingbird
Dans le monde du ballet actuel tourné vers le contemporain, ce n’est pas souvent que l’on trouve encore un jeune chorégraphe qui défende avec fierté le classique. Mais c’est le cas de l’Anglais Liam Scarlett, âgé de 27 ans, « artiste en résidence » au Royal Ballet de Londres depuis 2012. « J’aime travailler avec mes origines, en utilisant les techniques que l’on m’a enseignées, mais que j’essaie de tordre ». Sa grande productivité (environ 20 pièces) doit beaucoup à sa montée fulgurante, confirmée par sa nomination aux Olivier Awards pour Asphodel Meadows en 2010. Helgi Tomasson, après avoir vu les oeuvres de Scarlett, a donc invité ce jeune créateur à travailler pour sa compagnie. Le nouveau ballet de Scarlett - accompagné de la musique de Philip Glass (Tirol Concerto pour piano et orchestre) - se propose de donner à voir les racines (les traditions) et ses perspectives (la déformation des techniques). Ce qui l’a le plus attiré dans Tirol Concerto, c’est le second mouvement, « beau et émouvant, qui a un faux air de Bolero de Ravel ».

Chorégraphie : Liam Scarlett
Musique : Philip Glass, (Tirol Concerto pour piano et orchestre, 2000)
Décor et costumes : John MacFarlane
Lumières : David Finn
Création pour le San Francisco Ballet le 29 avril 2014 au War Memorial Opera House de San Francisco.
Durée : 35 min

  • Nota bene

La salle du Théâtre du Châtelet est « à l’italienne ». De par son architecture, un certain nombre de places présentent une gêne plus ou moins importante en fonction de la catégorie (places sous la corbeille ou avec colonne dans le champ visuel ou encore avec un angle mort).

Les spectacles commencent à l’heure précise, les portes de la salle sont fermées dès le lever du rideau. Les spectateurs retardataires ne peuvent être placés qu'aux entractes.

Les 3 premiers rangs sont susceptibles d’être supprimés en fonction de la dimension requise pour la fosse d’orchestre.

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