Le moche

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Atalante , Paris

Du 04 au 29 janvier 2017

CONTEMPORAIN

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PLACES DE DEMAIN A MOITIE PRIX

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Ados

De sa plume brillante et implacable, le génial Marius von Mayenburg, auteur associé de la Schaubühne de Berlin, nous place en observateur de la trajectoire d’un homme ordinaire qui passe de manière fulgurante d’une bizarrerie de la nature à une célébrité mondiale, puis en décline toutes les conséquences avec brio et humour.
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Le moche

De

Marius von Mayenburg

Mise en scène

Nathalie Sandoz

Avec

Nathalie Jeannet

,

Guillaume Marquet

,

Gilles Tschudi

,

Raphaël Tschudi

  • Un sujet de société

De sa plume brillante et implacable, le génial Marius von Mayenburg, auteur associé de la Schaubühne de Berlin, nous place en observateur de la trajectoire d’un homme ordinaire qui passe de manière fulgurante d’une bizarrerie de la nature à une célébrité mondiale, puis en décline toutes les conséquences avec brio et humour.

Notre homme c’est Lette, un ingénieur. Il doit se rendre à un congrès pour vendre sa nouvelle invention. Mais le couperet tombe, son patron lui annonce qu’il est moche et que son assistant ira à sa place. Après avoir consulté sa femme qui ne dément pas du problème, il décide, sans plus hésiter, de recourir à la chirurgie esthétique. Le résultat dépassera toute attente. Il sera adulé des masses et le monde tombera à ses pieds. Mais son ascension délirante est éphémère car bientôt apparaissent dans la cité des copies parfaites de lui-même. Rongé par l’angoisse, Lette cherchera désespérément sa singularité disparue. Son appel au secours se perdra dans les abysses de la vacuité des personnes de son entourage qui eux, ont tous cédé au pouvoir et au paraître.

  • L'auteur

« La perte de son identité, sa dilution dans l’acte de paraître tellement mieux ; le fait que nous soyons devenus interchangeables, sont des données révoltantes de notre société. Faire du théâtre, c’est forcément s’opposer à cette volonté d’uniformiser le monde. C’est entretenir par la mise en valeur des défauts, des soit disant tares de chaque individu, un espoir de poésie et de différence. »

Marius Von Mayenburg

  • Note d'intention

Dans une écriture lapidaire et cinglante, Mayenburg nous fait voir un monde dans lequel le mot d’ordre est acheter, acheter encore, que nous le voulions ou non ! L’argent, le pouvoir, la reconnaissance et la célébrité sont les moteurs de ce monde, plus on les entend vrombir, plus on existera. Les questions émergent, que devient l’homme lorsqu’il confond systématiquement l’essentiel et le futile ? Qu’est-ce que l’identité, qu’est-ce qui la construit, la touche, la fait évoluer ?

Le spectacle vous emmène dans un véritable glissement des valeurs, totalement vertigineux. Et vous oscillerez constamment entre le sérieux et le grotesque des situations et vous ne saurez plus s’il faut en rire ou en pleurer. Le Moche, c’est l’histoire de Lette, un homme somme toute assez ordinaire, si ce n’est peut-être son innocence et son ouverture. Dès l’instant où il apprend qu’il n’est pas conforme à son environnement, le processus d’aliénation l’emporte aux confins de la folie dans un tourbillon croissant, de plus en plus pesant.

Cette mécanique est le parfait reflet des errances de notre monde actuel. Endormis ou hypnotisés par les dictats ambiants, nous cherchons inexorablement à être toujours plus performants, plus lisses, plus parfaits. Sans nous en rendre compte, nous glissons et perdons ce qui constitue notre être profond, nos identités se fondent et se confondent les unes aux autres.

Et notre amour des objets se substitue insidieusement à l’amour des êtres. Le théâtre vient ici comme une poussière gripper une machinerie terriblement bien huilée et nous invite à changer de perspective, à regarder au-delà des conventions. Le Moche est un électrochoc, une incitation pressante à raviver en nous le désir de différence, du mystérieux et pas immédiatement consommable, qui demande de l’attention et du temps. Et susciter ainsi une authentique envie de liberté, de singularité et de poésie !

  • Autour du spectacle

Le Moche a été présenté en représentations scolaires auprès de deux lycées neuchâtelois. Adapté au public adolescent, il permet d’aborder en classe des thématiques qui touchent les jeunes aujourd’hui, telles que l’exclusion, le paraître, la loyauté, l’acceptation de soi-même ou encore la relativité de la beauté.

La Cie De Facto propose des médiations dans les classes afin de préparer les étudiants à leur venue au théâtre. En outre, un document de méditation est proposé aux enseignants afin de leur donner des informations sur le spectacle et les thématiques abordées par celui-ci.

  • La presse

« Les diktats liés à l'apparence. L'obsession de la performance. Le conformisme poussé jusqu'au délire du clonage. La question de l'identité. Autant de thématiques que la pièce de Marius Van Mayenburg triture juqu'au vertige. Non sans une saine ironie qui nous invite à ne plus nous voiler la face, à décoller quelque peu le nez de nos petites aspirations ridicules. » L'Express

« Mieux vaut être laid, fauché et authentique que beau et riche mais malheureux » Patric Neuenschwander, Vivre la ville

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