Le dernier chant

Cartoucherie - Théâtre de l'Epée de Bois , Paris

Du 18 avril au 07 mai 2017
Durée : 1h20

CLASSIQUE

,

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Un voyage, à travers des nouvelles, des pièces de Tchekhov. On suit l’itinéraire d’acteurs : ces rêveurs d’absolu, ces équilibristes sur un fil.
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Le dernier chant

De

Anton Tchekhov

Mise en scène

Mélanie Pichot

Avec

Fabien Moiny

,

Mélanie Pichot

,

Emmanuel Ray

  • Un beau voyage

Un beau voyage à travers des nouvelles, des correspondances de Tchekhov, la pièce Le chant du cygne. On suit l’itinéraire d’acteurs. Entre ombre et lumière. Entre gloires et désillusions. Les héros de cette pièce sont des rêveurs d’absolu, des funambules. Sur un fil, au bord du rire.

  • La presse

« Deux autres excellents comédiens, un décor minimal, des éclairages soignés : il n'en faut pas plus à son spectacle pour nous toucher durant 1h30. » Mathieu Perez, Le Canard enchaîné, 26 avril 2017

  • Note d’intention

Le chant du cygne d’Anton Tchekhov. Nous l’avons relu. Il nous est apparu évident que c’était maintenant qu’il fallait le raconter. Après avoir monté Caligula de Camus, Jeanne au bûcher de Claudel, Electre de Sophocle, Don Quichotte... Ces grandes figures éprises de liberté et d’absolu ; après avoir joué ces spectacles des centaines de fois dans des églises, des châteaux, des cryptes, sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle ou dans les châteaux de la Loire, nous avons eu besoin de nous arrêter. Besoin de regarder autour de nous, de regarder le chemin parcouru. Besoin de retrouver le noyau de la compagnie. Besoin de nous raconter. Besoin de raconter des histoires de comédiens, de comédiennes. Faire silence et les écouter.

Il ne s’agit pas seulement de jouer la pièce en un acte le chant du Cygne, mais de se servir de celle-ci comme clef de voûte à l’évocation de différents rêves avortés. Tchekhov connaissait bien les acteurs et les actrices. Beaucoup de ses nouvelles racontent leurs histoires. Nous avons choisi d’en adapter quelques-unes, notamment celle du Baron, celle de Elle et lui, ou encore quelques passages de la Mouette, et les Correspondances avec Olga (des lettres entre Olga Knipper et Anton Tchekhov).

Nous souhaitons suivre des itinéraires d’acteurs : leurs désirs, leurs rêves brisés, leurs moments de gloire, leur solitude, la peur de la vieillesse, puis la mort, et peut-être l’oubli. Et l’illusion, le théâtre, le rêve qui nous portent, toujours, malgré tout, jusqu’au bout. Nous serons sur un fil. Au bord du rire.

Les héros du « vaudeville tchekhovien » sont des rêveurs d’absolu, des équilibristes sur le fil d’une vie gâchée ou réussie, gâchée totalement ou réussie totalement, la demi-mesure n’existe pas. Et c’est de cela que nous rions. Et c’est de ce même rire que l’on s’émeut. De l’imprévisible qui peut changer le cours de nos vies.

Rien n’est donné d’avance, ni la grandeur, ni la petitesse. Le théâtre apparaît alors sous un jour qu’on lui reconnaît peu et pourtant qui lui est essentiel, sa fragilité et la fragilité de ceux qui le font. Ici le décor est celui d’un foyer d’un théâtre de Province ou peut être celui d’une loge, d’un hall, d’une cuisine. Nous goûtons les applaudissements en direct ou via un poste de radio et puis, le silence.

Alors dans ce lieu déserté, un vieil acteur déploie un dernier souffle. Le souffleur exerce encore son regard plein d’amertume et l’actrice mettant son rouge à lèvres se confronte à la réalité. Tout cela dans une pluie de paroles vertigineuses, souvent drôles. Une vie en quête d’éternité.

Emmanuel Ray et Mélanie Pichot

  • Scénographie

Toutes les scénographies d’Emmanuel Ray se composent autour d’un élément central. Un escalier de verre pour Jeanne au bûcher, une table en inox pour Caligula, une mercedes des années 50 pour Je m’appelle Don Quichotte. Pour Le dernier chant, c’est une boîte blanche de 2,5 m x 2,5 m x 2,5 m dans une espace vide, noir.

Ce pourrait être la loge des artistes, le trou du souffleur, la petite cuisine d’une maison. Un espace délimité par des murs blancs où l’on se sent trop à l’étroit. On ne peut pas trop bouger, pas faire de grands mouvements. On est coincé.

Deux petites portes de chaque côté de la boîte permettent de sortir mais elles sont soit trop étroites, soit trop basses. On ne peut pas y passer normalement. Et autour le vide, le néant. On y circule d’ailleurs très peu. On est surtout enfermé dans cette boîte jusqu’au moment où le vieil acteur a besoin des mots de Shakespeare, de Pouchkine pour partir, pour mourir. Il a besoin de plus d’espace… et le théâtre s’ouvre, s’agrandit. Le rêve, le théâtre, la mort nous emmène au-delà.

Avis du public : Le dernier chant

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    Christine S. 06 avril 2017

    The perfect mix Falstaffian Fabien Magnificent Melanie Enigmatic Emmanuel in a poignantly funny performance made me want to read Chekov again and again! »
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    Juliette T. 06 avril 2017

    Un spectacle charmeur C'est une pièce unique, qui a un vrai charme. L'interprétation et la mise en scène sont justes. On se fait emporter dans l'atmosphère de cette pièce de théâtre. »
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    Dibnboe F. 09 mars 2017

    un magnifique spectacle. Un spectacle vu lors de sa création à Chartres. Très beau et émouvant, drôle aussi et remarquablement interprété et mis en scène. Que du bonheur et un merveilleux moment de théâtre. A voir absolument. »
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