Le Conte d’hiver

Théâtre 13 - Seine , Paris

Du 10 novembre au 18 décembre 2016
Durée : 1h40

CLASSIQUE

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Ados

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Coups de coeur

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Familial

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Sélection pour les fêtes

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Sélection Spectacle à partager

Le Conte d'Hiver est une des dernières pièces de Shakespeare, étrange, imprévue, fantaisiste, surprenante et riche ! L’Agence de Voyages Imaginaires nous en livre une version d’une inventivité à toute épreuve, baignée de magie, d'extraordinaire, de féerie et de comique. On sort de ce spectacle mené sur un rythme effréné, émerveillé comme les enfants au cirque, les yeux pleins d'étoiles. À partir de 10 ans
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Le Conte d’hiver

De

William Shakespeare

Adaptation

Valérie Bournet

,

Philippe Car

,

Yves Fravéga

Mise en scène

Philippe Car

Avec

Lucie Botiveau

,

Valérie Bournet

,

Francisco Cabello

,

Philippe Car

,

Nicolas Delorme

,

Susanna Martini

,

Vincent Trouble

À partir de 10 ans

  • L'histoire

Léontes, roi de Bohême et Polixènes, roi de Sicile sont amis d’enfance.

Alors que Polixènes est en visite officielle en Bohême, Leontes soupçonne sa femme Hermione d’avoir une relation adultère avec son ami et de porter l’enfant né de cette trahison. Il fait donc enfermer sa femme, mais ne parvient pas à empoisonner Polixènes, qui s’enfuit grâce à l’aide de Camillo, fidèle serviteur de Leontes, qui ne peut se résoudre à accepter l’ordre de son roi devenu fou de jalousie.

En prison, Hermione accouche de la petite Perdita. Celle-ci est abandonnée sur ordre du roi par Antigonus, contraint et forcé d’obéir, sur un lointain rivage pour y mourir. Antigonus est tué par un ours tandis qu’un orage a raison de son navire. Mais la petite Perdita est recueillie par un vieux berger et son fils.

Après l’intervention du Temps, l’histoire fait un bond de seize ans. On retrouve alors Perdita, qui est devenue une magnifique bergère, sur le point de se marier à celui dont elle est devenue l’objet de l’amour, le fils du roi de ce pays, Florizel, déguisé en simple berger et qui n’est autre que le fils de Polixènes. Mais le roi interdit à son fils de se marier à Perdita. Désespéré, le couple cherche du secours auprès de l’inestimable Camillo, qui voit là une occasion de revoir sa chère Bohême. Il envoie les deux amants auprès du roi Leontes pour qu’ils y trouvent refuge.

On y découvre Léontes éperdu de chagrin, vieilli, brisé, ressassant sans cesse son injuste folie, encouragé en cela par Paulina, la veuve d’Antigonus, fidèle suivante de la reine Hermione, qui entretient scrupuleusement et sans pitié le remords du roi. L’arrivée de Polixènes est pour lui un rayon de soleil. Il retrouve son vieil ami et, par le jeu des reconnaissances, comprend que la jeune Perdita n’est autre que sa propre fille, qu’il croyait avoir assassinée. Le mariage a lieu entre les deux enfants royaux et l’innocence des enfants est comme l’expiation de la faute des pères.

Le bonheur des enfants efface le malheur des parents. Paulina, certaine que le roi se réjouit de la fortune de Perdita, lui révèle alors l’existence d’une statue d’Hermione. Celui-ci se recueille face à l’image parfaite de sa femme. La statue s’anime, Hermione reprend vie et pardonne à son époux le mal qu’il a fait seize ans auparavant. La tragédie se termine en comédie. Le mal est réparé. La Mort elle-même est mise en échec.

La première partie est terrible. Nous sommes en Bohême La musique est bohémienne, gitane, toujours grave, parfois lourde et triste, parfois tango de tubas, parfois hitchcockienne !

On pense à la Transylvanie. Les personnages principaux sont tragiques, ils font peur. Ils sont à l’image de la fureur du Roi Leontes. Les petits personnages sont pathétiques. Ils sont à l’image de la bonté de la Reine.

Dès la première scène de la deuxième partie, un élément comique vient se mélanger au drame, pour donner le ton, l’ours. Et les clowns entrent en scène. Nous sommes en Sicile. La musique sicilienne est légère, douce ou enlevée et comique. L’ambiance est à la pastorale italienne. Aux marchands de cacahuètes. La tragédie se transforme en comédie.

La troisième partie est l’intrusion des personnages comiques dans l’univers désespéré de Leontes. Le Happy End se devine, Shakespeare l’amène par une dernière pirouette fantasmagorique, comme dans un conte de fées

  • L'adaptation

Le style du Conte d’Hiver est dépouillé, très différent de celui des autres pièces, sans l’exubérance imaginative du Songe ou les images de La Tempête. Le texte est concis et très précis. Il vise très nettement à rendre la pensée des personnages sous une forme directe, avec les mots les plus exacts.

Il a fallu rendre dans la traduction la même force. Ce ne sont que passions et exaltations qui se croisent dans une forme aride, sans fioritures, sans décors. Pas d’artifice de langages, le jeu des acteurs est dense.

  • La mise en scène

Dans le Conte d’Hiver, l’indication de mise en scène est dans le titre, une indication donnée à toute l’équipe, metteur en scène, acteurs, costumiers, décorateurs.

Comment mettre en scène et jouer un conte ? Une histoire qui se déroule dans un monde imaginaire et parle de problématiques humaines profondes. Une fable porteuse d’archétypes et des fondements de notre société. On est plongé dans une histoire de rois, de reine, de prince et de princesse. Et aussi de clown, de berger et de petit voleur.

Le décor nous est apparu comme un livre d’images. Le palais du roi Leontes est une demi planisphère sur laquelle le trône est joué par un acteur. On est dans le fantastique. Au milieu du spectacle, le décor change comme on tourne une page. On passe de l’hiver du palais de Bohème, au printemps du bord de mer sicilien. Le sol devient jaune soleil levant et les fleurs poussent.

Chacun des six acteurs-musiciens contribue à vue à ce changement. À la fin, ils sont eux aussi transformés en nouveaux personnages. Au 3ème acte, on revient en Bohème. L’image se réduit, et dans un castelet les personnages évoluent comme des marionnettes. L’image est recadrée. Les personnages se désincarnent, ils sont devenus marionnettes, ont perdu leur humanité. Mais à la fin, le bonheur est retrouvé, le castelet éclate et les personnages se remettent debout.

  • La direction d'acteurs

Shakespeare slameur du XVIe siècle. Pour les acteurs, l’exercice est de jouer avec une langue de théâtre, un texte poétique, rempli d’images et de musicalité. Le corps de l’acteur est aussi mis à contribution, l’acteur chante le texte et danse le rôle. En cela l’écriture de Shakespeare est très inspirante, le théâtre est conte.

La finesse de l’écriture de l’auteur, combinée à l’habileté du jeu de l’acteur, crée la magie, l’apparition de personnages poétiques.

  • La musique et le ton

Les six comédiens sont musiciens. Le premier acte est terrible. Nous sommes en Bohême. La musique est bohémienne, gitane, toujours grave, parfois lourde et triste, parfois tango de tubas, parfois hitchcokienne. On pense à la Transylvanie.

Les personnages principaux sont tragiques, ils font peur. Ils sont à l’image de la fureur du Roi Leontes. Les petits personnages sont pathétiques. Ils sont à l’image de la bonté de la Reine. Dès la première scène de la deuxième partie, un élément comique vient se mélanger au drame, pour donner le ton, l’ours. Et les clowns entrent en scène.

Nous sommes en Sicile. La musique sicilienne est légère, douce ou enlevée et comique. L’ambiance est à la pastorale italienne.

Avis du public : Le Conte d’hiver

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    Odile G. 07 décembre 2016

    Pas Shakespeare, mais jubilatoire Oui,hélas, Shakespeare est bien loin, et sa profondeur manque! Mais on peut se laisser prendre par le côté comedia del arte, l'excellent jeu des acteurs, l es costumes très réussis, et la fantaisie du tout »
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    Jean-Pierre B. 01 décembre 2016

    Ah! Que Shakespeare est loin dans tout ça Il faut toujours lire les notices avec soin, celles qui accompagnent les médicaments comme celles qui décrivent les spectacles. La pièce se voulait "d'après Shakespeare ". "Après"... Oui.... mais alors... bien après ! La mise en scène, de type comedia del'arte " est réussie. Hélas le texte à été appauvri jusqu'à l'indigence, pour ne pas dire la trahison. Seuls ceux qui ne l'ont pas lu peuvent s'émerveiller. C'est bien dommage ! À quand "le soulier de satin" présenté par des pompon girls et " les bacchantes" adaptées en TV réalité? »
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    Pascale S. 28 novembre 2016

    Excellent, jubilatoire Une 1ère partie peut-être un peu lente mais alors ce qui suit !!! C'est exceptionnel. Des comédiens bourrés de talent, ils chantent; ils dansent, jouent de la musique, s'amusent pour notre plus grand bonheur. Mise en scène et décor du tonnerre. J'ai adoré et vais même y retourner. Allez-y vite, ce n'est pas souvent que l'on peut voir un spectacle de cette qualité. »
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    Aline G. 21 novembre 2016

    Le Conte d’hiver C'est un spectacle magnifique. Tout est bien.J'ai adoré. »
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    Jean-Marie A. 20 novembre 2016

    Magnifique Ce spectacle est une démonstration jubilatoire de l'art total : les yeux se réjouissent d'un décor et de costumes beaux et expressifs, l'oreille se réjouit de la musique jouée par les acteurs-musiciens excellents instrumentistes, l'esprit se réjouit d'une maitrise totale du texte et de son expression. La mise en scène est excellente et repose sur une complicité rare entre les comédiens et avec le public. C'est inoubliable. »
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