La tragédie du roi Christophe

1
2
3
4
5

Les Gémeaux - Scène Nationale de Sceaux , Sceaux

Du 22 février au 12 mars 2017

CONTEMPORAIN

,

Pièce historique

,

Politique

,

Sélection Evénement

,

Tragédie

Le roi Christophe, manquant de mesure, impose au peuple des conditions de travail extrêmes et cruelles. Le poussant à la révolte, il se mène lui-même à la mort… Une oeuvre barbare, lyrique et nécessaire d'Aimé Césaire, mise en scène par Christian Schiaretti.
Continuer la lecture
RESERVER

À partir de 39 €,34,50 € pour les adhérents

Prix tous frais inclus


Promotions exclusives pour les adhérents
 

La tragédie du roi Christophe

De

Aimé Césaire

Mise en scène

Christian Schiaretti

  • Tragédie politique

La Tragédie du roi Christophe pièce s’ouvre sur un combat de coqs, réjouissance populaire haïtienne.

Puisque les politiciens se querellent comme des coqs, le peuple s’amuse à les personnifier, l’un représente Alexandre Pétion, l’autre Henri Christophe. En 1806, ces deux hommes se disputent la succession du régime tyrannique de Dessalines. Christophe l’emporte.

Le Sénat lui propose le titre de Président de la République et lui tend la nouvelle constitution. Christophe, qui juge le pouvoir présidentiel vidé de sa substance, le repousse et fonde un royaume au nord du pays. Pour redonner à Haïti sa dignité, ne vaut-il mieux pas qu’un seul homme incarne le pouvoir, gage absolu de sa stabilité, de sa fermeté et de son amour du peuple ?

L’idée séduit et une cour se constitue aussitôt autour du nouveau roi. On verra comment l’homme qui a fait chuter le dictateur, une fois au pouvoir, commet des actes intransigeants. Fable politique, cette pièce se penche sur un passé qui regorge d’échos à notre présent. Comment ne pas reconnaitre, derrière ces hommes qui conservent les noms légués par leurs anciens despotes, les souffrances d’un monde encore malade ?

Césaire entrechoque dans un même souffle l’échec d’un roi et le devenir d’un pays, les contradictions d’un homme et l’élan lyrique d’une dignité retrouvée.

  • Confronter les hommes à leur destin

« S’il est un théâtre forum, public, politique, qui confronte les hommes à leur destin, les individus au collectif, les citoyens à l’Histoire, c’est bien celui-là. Résolument simple et sobre dans la forme, pour mieux faire entendre la flamboyante et messianique parole du poète. Un grand souffle y court et le patron du TNP, qui a non seulement la passion du verbe mais celui des plus généreux engagements, le génie de la troupe et le goût du plaisir, gagne son pari. Passionner le public, la troupe noire menée avec truculence et rigueur conjuguées y parvient superbement. »

Fabienne Pascaud

  • Une pièce historique

Haïti est la première colonie noire à s’être battue pour son indépendance puis, une fois son indépendance conquise, à prendre le régime de république. Cela se passait à la fin du XVe siècle.

Actuellement, le peuple haïtien est l’un des peuples les plus malheureux, à cause de la situation que vous connaissez. J’ai été fasciné par Haïti, parce que c’est une sorte d’œil grossissant pour toutes les Antilles, et pour l’Afrique aussi, et en étudiant l’histoire d’Haïti, on pourrait avoir une idée de tous les problèmes du Tiers-Monde.

Je désire insister sur le fait que La tragédie du roi Christophe représente un épisode authentique de l’Histoire d’Haïti. En France, beaucoup de gens m’interrogent sur le roi et croient que c’est une histoire imaginaire. Il n’en est rien. Nous avons une documentation extrêmement détaillée sur le règne du roi Christophe, les ruines de la Citadelle qu’il a construite pour commémorer à tout jamais la libération d’Haïti existent encore.

La pièce respecte scrupuleusement l’histoire, les événements, au point que beaucoup de mots prononcés par Christophe sont historiques, parfois rapportés tels quels. C’est donc une pièce haïtienne, antillaise avant tout. J’ai même essayé de donner à la langue française cette couleur antillaise, à la fois dans le vocabulaire et la syntaxe.

Cette atmosphère authentique, on la retrouve aussi dans une certaine emphase, très caractéristique de la vie politique haïtienne. On me demande souvent : « Êtes-vous Christophien ou non ? ». La réponse n’est pas simple. Je suis choqué par toute une série d’attitudes du roi Christophe, par les moyens extrêmement brutaux, le côté despote du personnage qui ne peut avoir mon approbation. Mais le roi Christophe n’est pas un héros, c’est un homme, dans toute sa complexité, et c’est cela qui est dramatique, pathétique.

L’originalité de ma pièce, c’est de montrer l’aspect multiple des gens. Le roi Christophe est un esclave, et ses démarches sont maladroites, ridicules parfois, mais attendrissantes. Ces démarches, je les comprends. Et il y a surtout la tragédie de l’homme qui dit : « On nous vola nos noms ». Car, moi-même, mon nom, qu’a-t-il d’authentique par rapport à moi ?

Aimé Césaire

Avis du public : La tragédie du roi Christophe

0 Avis

0 commentaire(s)

1
2
3
4
5

Excellent


(0)

Très bon


(0)

Bon


(0)

Pas mal


(0)

Peut mieux faire


(0)
Donnez votre avis
Excellent
Très bon
Bon
Pas mal
Peut mieux faire

Spectacles consultés récemment