La Princesse de Clèves

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Théâtre de Sartrouville , Sartrouville

Le 05 mai 2017
Durée : 1H45

CLASSIQUE

,

Coups de coeur

Seul en scène, Marcel Bozonnet explore le célèbre récit de La princesse de Clèves à travers des phrases ciselées qu'il peaufine depuis dix-sept ans, à Cergy Pontoise et en tournée. Des gestes précis, des mains chorégraphiées, un timbre de voix d’une admirable maîtrise font revivre l'époque de « la grandeur, la magnificence et les plaisirs » du texte de Madame de Lafayette.
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La Princesse de Clèves

De

Marie-Madeleine de La Fayette

Mise en scène

Marcel Bozonnet

Avec

Marcel Bozonnet

Marcel Bozonnet interprète La Princesse de Clèves de Madame de Lafayette depuis 1995 à Cergy Pontoise, et joue régulièrement ce spectacle depuis 17 ans en tournée à raison de quelques représentations par an. C'est donc à un rendez-vous intime avec cette oeuvre que nous convie pour 4 représentations exceptionnelles.

L'histoire
Intentions de mise en scène

Lettre de Bussy-Rabutin

La presse

Mise en garde de bonne heure par sa mère contre « le peu de sincérité des hommes» et les dangers de l’amour, Mademoiselle de Chartres, âgée de seize ans, garde la tête froide devant les hommages que suscite sa beauté. Elle sait que « le plus grand bonheur d’une femme est d’aimer son mari et d’en être aimée », et attend qu’un prétendant se présente. Deux brillants projets de mariage, conçus par Madame de Chartres, échouent ; la jeune fille doit se contenter d’épouser un gentilhomme plein de sagesse et de mérite, Monsieur de Clèves, dont la passion respectueuse, la constance ont touché sa vertu. Elle n’a pour lui que de l’estime et s’en satisfait (...).

Mais peu de temps après, la rencontre du duc de Nemours jette le trouble dans son existence paisible. (...) La mort de sa mère, qui a deviné son secret, lui donne une brève illusion de délivrance : obligée par son deuil de ne plus se montrer à la Cour, elle se persuade que Nemours lui est indifférent. Mais dès qu’elle le revoit, cette illusion disparaît. Renonçant à combattre l’amour, elle ne songe plus qu’à ne pas le laisser paraître et décide de fuir. Malheureusement, une grande dame ne quitte pas la Cour sans des motifs impérieux. (...)

Les résolutions les plus solides s’écroulant dès que Nemours paraît, la fuite est impossible, il lui reste une issue héroïque et peu commune : l’aveu. Madame de Clèves révèle à son mari la passion dont elle est la proie, sans lui dire qui en est l’objet (...). Mais sa sincérité se retourne contre elle : Monsieur de Clèves n’aura de cesse qu’il n’apprenne le nom de son rival (...).

Bernard Pingaud, in Laffont-Bompiani
Dictionnaire des personnages, Robert Laffont

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Sagement mariée. Follement amoureuse d’un autre. Suprêmement vertueuse... L’âme et le corps de cette immortelle princesse de Clèves sont le terrain d’un palpitant déchirement littéraire entre passion et vertu. Renonçant par honneur à combattre l’amour, elle ne songe plus qu’à l’ignorer, le dissimuler, le fuir... Jusqu’à avouer sa torture à son propre mari. Il meurt en la croyant infidèle. Au-delà du veuvage, elle s’obstine dans l’honneur jusqu’au couvent où elle donnera finalement « des exemples de vertu inimitables ».

Me voilà, de nouveau, au cœur des plaisirs et des difficultés, à apprendre, voire ressasser, ma chère langue du XVIIème siècle. En elle, je vois bien, une fois de plus, que vont d’un même pas la beauté stricte et l’horreur, et je redécouvre avec une force inaccoutumée que l’école du plus grand maintien cache un laboratoire de cris. Les phrases, qui paraissaient immobiles dans leur perfection, courent, de fait, d’un mouvement imprévisible. Mon travail tient en ceci : trouver les moyens de rendre à cette prose tout le registre des émotions qu’elle inspire.

Marcel Bozonnet

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J’oubliais de vous dire que j’ai enfin lu La princesse de Clèves avec l’esprit d’équité et point du tout prévenu du bien et du mal qu’on m’en a écrit. J’ai trouvé la première partie admirable, la seconde ne m’a pas semblé de même. Dans le premier volume, hormis quelques mots trop souvent répétés, qui sont pourtant en petit nombre, tout est agréable, tout est naturel, rien ne languit. Dans le second, l’aveu de Madame de Clèves à son mari est extravagant, et ne se peut dire que dans une histoire véritable ; mais quand on en fait une à plaisir, il est ridicule de donner à son héroïne un sentiment si extraordinaire …

… L’auteur, en le faisant, a plus songé à ne pas ressembler aux autres romans qu’à suivre le bon sens. Une femme dit rarement à son mari qu’elle ait de l’amour pour un autre que lui ; et d’autant moins qu’en se jetant à ses genoux, comme fait la princesse, elle peut faire croire à son mari qu’on est amoureux d’elle, mais j mais qu’elle n’a gardé aucune borne dans l’outrage qu’elle lui a fait. D’aille rs il n’est pas vraisemblable qu’une passion d’amour soit longtemps, dans un cœur, de même force que la vertu. Depuis qu’à la cour en quinze jours, trois semaines ou un mois, une femme attaquée n’a pas pris le parti de la rigueur, elle ne songe plus qu’à disputer le terrain pour se faire valoir. Et si, contre toute apparence et contre l’usage, ce combat de l’amour et de la vertu durait dans son cœur jusqu’à la mort de son mari, alors elle serait ravie de les pouvoir accorder ensemble, en épousant un homme de sa qualité, le mieux fait, et le plus joli cavalier de son temps.

La première aventure des jardins de Coulommiers n’est pas vraisemblable et sent le roman. C’est une grande justesse que, la première fois que la princesse fait à son mari l’aveu de sa passion pour un autre, Monsieur de Nemours soit, à point nommé, derrière une palissade, à les entendre ; je ne vois pas même de nécessité, qu’il sût cela, et en tout cas, il fallait le lui faire savoir par d’autres voies. Cela est encore bien du roman de faire parler les gens tout seuls, car outre que ce n’est pas l’usage de se parler soi-même, c’est qu’on ne pourrait savoir ce qu’une personne se serait dit, à moins qu’elle n’eût écrit son histoire ; encore dirait-elle seulement ce qu’elle aurait pensé. La lettre écrite du vidame de Chartres est encore du style des lettres de roman, obscure, trop longue, et point du tout naturelle.

Cependant, dans ce second volume, tout y est aussi bien conté et les expressions en sont aussi belles que dans le premier.

Bussy-Rabutin
Lettre à Madame de Sévigné, 22 mars 1678

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« On y voit deux êtres s’éprendre l’un de l’autre, se désirer et se perdre. Leur amour était interdit. Madame de Clèves est mariée, son mari meurt de chagrin lorsqu’elle lui avoue son attirance pour monsieur de Nemours, attirance à laquelle elle n’a pourtant jamais cédé... Monsieur de Clèves disparu, la jeune veuve se retire du monde. Elle renonce à la vanité des plaisirs terrestres, leur préfère les nourritures spirituelles. Tels ces messieurs et dames de Port-Royal, tel Pascal, elle a trouvé dans la solitude une autre vérité, plus exigeante, plus rayonnante. » Fabienne Pascaud, Télérama

« Magnifique moment de théâtre qui nous laisse pantois, la respiration suspendue. Infiniment troublés. » L’Express

« Ce spectacle, bref et coupant comme une palpitation d’éventail, nous laisse dans le cœur un pur sillage de feu et de glace qui persiste longtemps et qui éclaire, au-delà de nos pauvres rêves, les envies les plus chimériques. » Frédéric Ferney, Le Figaro

« Marcel Bozonnet restitue la langue de Mme de La Fayette avec fluidité, simplicité et honnêteté. (…) Un magnifique moment de théâtre durant lequel le public demeure infiniment troublé. » Un fauteuil pour l’orchestre

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