La Bonne Nouvelle

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Théâtre de la Commune , Aubervilliers

Du 06 au 21 janvier 2017
Durée : 2 heures

CONTEMPORAIN

,

Sélection Pièce d'actualité

Ils croyaient, corps et âme, que le libéralisme et la dérégulation financière feraient le bonheur de tous. Ils pensaient servir un système raisonnable, fondé sur le mérite et la modernité. La Bonne Nouvelle de Benoît Lambert et François Bégaudeau, met par-dessus bord les croyances de l’idéologie dominante en retournant la foi qui la soutient.
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Spectacle complet

 

Photos & vidéos

La Bonne Nouvelle

De

François Bégaudeau

Mise en scène

Benoît Lambert

Avec

Christophe Brault

,

Anne Cuisenier

,

Elisabeth Hölzle

,

Pierric Plathier

,

Géraldine Pochon

,

Emmanuel Vérité

  • Une nouvelle théologie

Ils croyaient, corps et âme, que le libéralisme et la dérégulation financière feraient le bonheur de tous. Ils pensaient servir un système raisonnable, fondé sur le mérite et la modernité. La Bonne Nouvelle de Benoît Lambert et François Bégaudeau, met par-dessus bord les croyances de l’idéologie dominante en retournant la foi qui la soutient.

Car il s’agit bel et bien d’une nouvelle théologie  ! Six repentis de la technocratie et du libéralisme tiennent un séminaire ambulant, où se révèlent tour à tour l’attractivité (érotique) du système dominant et l’effondrement des rêves qui le supportent. Mêlant confessions intimes, éléments didactiques, power point et karaoké, ces représentants de la classe dominante revisitent les formes de vies et les croyances qu’ils ont décidé d’abandonner. Cette pièce est l’histoire de leur conversion  : elle questionne la possibilité (change-t-on jamais  ?) et les modalités (comment change-t-on ?) de cette transformation que tout le monde (sauf 1%) espère.

  • La presse

« trouver une forme agréable, ludique et tonique pour aborder non le doute des cadres ou leur suicide, mais ceux devant qui s’ouvre le gouffre d’une prise de conscience, d’un à quoi bon abyssal, l’ex-exhalation se révélant aliénation et annonçant une explosion en plein vol. C’est cela La Bonne Nouvelle. Comment on devient un « libéral repentant » après avoir chanté à tue-tête les louanges du libéralisme, de l’entreprise cool (...) » Jean-Pierre Thibaudat, blog balagan, Mediapart 11 novembre 2016

« un spectacle drôle, tonique et caustique, qui tranche dans le vif du « malaise » actuel. (...) Cette dimension grinçante donne toute sa force à La Bonne Nouvelle, dont la belle énergie est portée par d’excellents acteurs. » Fabienne Darge, Le Monde, 12 décembre 2016

«  On a rarement l'habitude d'entendre pourquoi l'argent et le libéralisme peuvent prendre la forme d'une utopie. Et la première partie est très bonne - personnages bien dessinés, bons comédiens. » Sylviane Bernard-Gresh, Télérama sortir TT

« On doit saluer la performance des comédiens, qui parviennent à nous persuader qu’ils ont cru avec ferveur au marché et au libéralisme et nous transmettent leur trouble et leur hébétude devant la découverte de leur brutalité. Avec des histoires de bric et de broc, ils incarnent des personnages de chair et de sang. On rit beaucoup. De leur jeu avec les mots, avec la langue et avec le corps. » Marina Da Silva, L'Humanité, 9 Janvier 2017

  • Note d'intention

Imaginons. Imaginons six personnes, trois femmes et trois hommes. Quadragénaires. Imaginons que tous appartiennent à ce que l’on appelait encore, il y a quelques décennies, la classe domi­nante.

Premiers de la classe, anciens élèves des grandes écoles et des classes préparatoires, ils ont étudié la science économique, la science politique, le management ou la finance. Ils sont devenus cadres dirigeants, conseillers ou experts. Ils ont travaillé dans la haute fonction publique, dans les médias, dans des grands groupes industriels, dans des cabinets ministériels, dans la banque ou les assurances. Ou dans tout cela à la fois.

Ils ont cru sincèrement que le bonheur des peuples et l’avenir du monde passaient par les réformes struc­turelles, les ajustements budgétaires, la flexibilisation du marché du travail, la dérégulation du secteur financier. Ils ont combattu avec ferveur les archaïsmes et les rigidités, l’immobilisme et les droits acquis. Ils ont aimé avec passion l’avenir, la modernité, la mondialisation et le marché.

Puis un jour ils ont cessé de croire. Et tout comme il y eut, au lendemain de la chute du Mur, des communistes repentis qui chantaient la beauté de leur foi passée et regrettaient les atrocités de son incarnation concrète, voilà main­tenant des libéraux repentants, qui viennent dire sur scène l’effondrement de leurs rêves. La Bonne Nouvelle raconte leur histoire. Évidemment, c’est une comédie.

Benoît Lambert

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