Festival Take Off

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Théâtre à Châtillon , Châtillon

Du 08 au 09 juin 2001

CLASSIQUE

Le festival Take Off naît cette saison sous la forme d’un week-end kaléïdoscope constitué de cheminements ambulatoires où le spectateur réalise un itinéraire original, à la découverte d’univers artistiques intrigants.
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Spectacle terminé depuis le 09 juin 2001

 

Festival Take Off


Présentation
Programme

Présentation

Le festival Take Off naît cette saison sous la forme d’un week-end kaléïdoscope constitué de cheminements ambulatoires où le spectateur réalise un itinéraire original, à la découverte d’univers artistiques intrigants.
La Grande Salle (3 rue Sadi Carnot- Châtillon)sera le lieu d’un parcours-promenade. Le spectateur avancera à la découverte d’une succession d’espaces circonscrits où chaque artiste convié propose une œuvre singulière – performance multi-média ou objet archaïque – imposant de façon immédiate un univers esthétique et une écriture inventive.
À l’étage, c’est un parcours Éloges en Loges. Des acteurs convient le spectateur à une intrusion consentie dans leur petit cabinet secret, là où mijotent les signes précurseurs de la représentation, et lui confient des propos inattendus, morceaux choisis pour l’occasion.
La  Chapelle des Sarments (15 rue de la gare - Châtillon) sera l’antre des Entre-Sorts : ici la liberté du spectateur est grande, et il pourra à l’envi pénétrer au cœur des installations plastiques et technologiques présentées, et selon son appétit découvrir le spectacle de son choix. Bonne balade à tous les curieux !

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Programme

Le forfait soirée permet d’assister à un parcours-promenade, deux éloges en loges, un spectacle au choix, dans la mesure des places disponibles, à la Chapelle des Sarments (Automates Ki, Acte I ou Un rêve) et donne accès aux entre-sorts.

Parcours-promenade dans la Grande Salle (Rue Carnot)
Toiles filantes - Installation visuelle et sonore - 10 min par La kitchen (Paris)
Dans l’attente du singe siffleur s’accrochant aux branches
- Théâtre d’objet - 15 min par  Turak (Lyon)
Alex Vidéo-performance - 20 min par François Nouguiès, Radha Valli (Montreuil)
Hara Kiri, exercices - Vidéo - 38 min par Manon Labrecque (Canada)

Eloges en loges à l'étage de la Grande Salle
avec Michel Baudinat, Marion Coutris, Hugues Dangréaux, Bettina Kühlke, Alexandre Ribeyrolles, Geneviève Rossset

Spectacles (curiosités) à la Chapelle des Sarments.
Automates Ki
Concert - 20 min  par Maxime de La Rochefoucauld (Canada).
Acte I - Performance théâtre - 30 min   par François Léonarte (Espagne).
Un rêve - Théâtre d’objet - 10 min par Renaud Herbin (Rennes).

Entre-sorts
Approximations - Performance par Bertrand Georges (Paris)
Latex / Les lys - Installations plastiques par Sophie Derode (Bordeaux)

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Toiles filantes - Installation visuelle et sonore - 10 min par La kitchen (Paris)
Musique et chorégraphie lumineuse : André Serre-Milan, galiléographe : Françoise Henry et Laurent Bolognini, développement et interface informatique : Thierry Coduys et Gilles Dubost

Space panorama. Qu’on se le dise : l’amour n’est plus le seul à pouvoir nous laisser “la tête dans les étoiles”. Avec leur galiléographe, les professeurs Mabuse de la kitchen réussissent le tour de force de nous propulser dans un cosmos qui brille de mille feux.
Par une astucieuse mécanique jouant sur la persistance rétinienne, ils nous entraînent dans l’infini des voies célestes, pour un émerveillement sans fin. Le mécanisme du galiléographe consiste en une rotation d’ampoules et de diodes électroluminescentes fixées aux extrémités de bras en fibre de carbone mues par plusieurs moteurs. La persistance des traces lumineuses sur la rétine fait alors apparaître un foisonnement de figures géométriques aux teintes spectrales les plus diverses, offrant au spectateur une combinatoire inattendue de variations d’intensité, de sens rotatoires et de couleurs. Le manipulateur peut dès lors concevoir ou improviser une véritable partition lumineuse en articulant une nouvelle syntaxe dont le lexique visuel peut s’enrichir sans cesse de nouveaux objets.

Repères - Lieu de création et de développement musical, la kitchen s’est chargée de la réalisation de l’électronique temps réel dans le cadre de nombreux concerts. Elle a également réalisé des projets pour les opérations du renouveau du métro et des grandes roues de l’an 2000 aux Champs Elysées.

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Dans l’attente du singe siffleur s’accrochant aux branches - Théâtre d’objet - 15 min par  Turak (Lyon)
Conception : Michel Laubu, interpétation : Géraldine Zanlonghi, lumières : Laurent Queyrut

Michel Laubu voit la vie en rose. Derrière ce titre énigmatique se cache une surprenante incursion du Turak sur les rives de l’érotisme. Ce petit détour en pays coquin recèle tout le charme et l’humour dont est capable cette malicieuse compagnie. Les branches sur lesquelles repose ce nouveau spectacle sont solides et s’il empourpre les joues, ce singe-là ravit aussi les cœurs.
“Depuis quelques années, je mène avec le Turak un programme d’archéologie fictive. Rechercher l’histoire d’une Turakie ancienne et imaginaire nous a amenés à découvrir,  figés dans la glace, notre mémoire et notre imaginaire tendrement enlacés. Le démarrage d’un nouveau chantier poétique sur l’archéologie du mouvement et la mémoire du geste, nous invite maintenant dans cet espace délicat de l’érotisme. Comment réchauffer doucement ce couple enlacé et dégeler les images ? En travaillant à l’inventaire d’un ordinaire érotique : le “sensuaire” comme un tissu qui aurait gardé la mémoire des corps nus… un érotisme commode ou érotisme à tiroirs… un érotisme à dormir debout dans un lit à la verticale comme un petit théâtre du sensible.” Michel Laubu

Repères - Michel Laubu crée le Turak en 1985. Depuis, une vingtaine de spectacles ont vu le jour comme autant de cartes postales vivantes de ce fabuleux pays qu’est la Turakie.  “Dans l’attente du singe siffleur s’accrochant aux branches” a été créé dans le cadre du “Petit bazar érotik” projet conçu par le TOF Théâtre et présenté dans le cadre de la première Biennale Internationale des Arts de la Marionnette à La Villette.

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Alex Vidéo - performance - 20 min par François Nouguiès, Radha Valli (Montreuil)

Restitution chorale. Sur le site berlinois d’Alexanderplatz, dix danseurs, mêlés à la foule, ont exécuté une chorégraphie incluant l’échange de cinq caméras.À Châtillon, les écrans se substituent à la présence physique des artistes, livrant les images capturées par la vidéo, prolongement de dix sensibilités et esprits différents. Pour le spectateur, “Alex” est une expérience sensorielle qui comporte plusieurs étapes. Au commencement, il y a le déséquilibre, la perte des références spatio-temporelles, puis le spectateur repère une fiction dans cette réalité brute et banale.
Ce ne sont pas les mouvements des performers qui sont donnés à voir mais les images nées de ces mouvements. C’est par un processus de reconstitution mentale que le spectateur donne un sens à cette installation-spectacle.

Repères - François Nouguiès est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts de Cergy.
Radha Valli est comédienne issue de l’ENSATT. “Alex” est leur première co-réalisation : elle a été présentée à l’édition 2000 du festival Nouvelles Scènes à Dijon.
Ils travaillent ensemble sur un nouveau projet, “Real players”.

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Hara Kiri, exercices - Vidéo - 38 min par Manon Labrecque (Canada)

Caméra au poing. Quelques minutes pour exorciser la peur de la mort. Quelques minutes pour s’exercer à disparaître. Quelques minutes pour mourir dans le vivre. Douze petites morts esthétiques et drolatiques par Manon Labrecque, figure de proue de la vidéo québécoise. Le travail de création de Manon Labrecque prend ses racines dans le quotidien. Elle décortique les actions, les objets, les lieux de la vie de tous les jours pour transcender la banalité et y découvrir la charge émotionnelle, la force et la poésie du réel. La relation au corps, au mouvement, à l’espace et au temps sont les éléments qui guident les explorations ludiques et artistiques de ce jeune prodige de l’image qui voit la création comme “une expérience physique et psychique à vivre et à partager”.

Repères - Après une formation en danse contemporaine et en arts plastiques à l’Université de Montréal, Manon Labrecque œuvre quelques années dans le milieu de la danse contemporaine comme interprète et chorégraphe. Depuis 1991, elle s’est plus orientée vers la création vidéographique. Ses films et installations ont été présentés au Canada, en Europe et aux Etats-Unis. En France, c’est le Printemps du Québec qui l’a révélée. “Hara Kiri” a obtenu le prix de la meilleure vidéo au 17e Rendez-vous du Cinéma Québécois à Montréal.

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Michel Baudinat
En plus de travailler régulièrement avec Jean-Marie Patte, Bernard Sobel, Didier Bezace, Jacques Nichet ou encore Stuart Seide, Michel Baudinat entretient, depuis plus de quinze ans, une relation de prédilection avec Valère Novarina. Fidèle parmi les fidèles, il a donné chair à six personnages de son théâtre.
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Marion Coutris
Formée à l’ENSATT, elle adhère en qualité de comédienne à la Compagnie Serge Noyelle ( Les Possédés de Loudun, Antigone, Macbeth, Quartett). Dès 1991, elle pratique l’écriture dramatique parallèlement au jeu. Ses textes deviennent rapidement l’un des matériaux privilégiés de la compagnie : “Les Possédés de Loudun”, “Les Cerbères”, “Enfants de Médée”, “Du bien-fondé des théorèmes”, “Nouvelles de toi”, “Kronos Cortège”.
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Hugues Dangréaux
De “Marathonnerre” aux “Cerbères” en passant par “Macbeth”, il participe à beaucoup de créations de Serge Noyelle. Acteur militant, il participe également au développement du théâtre à domicile à Sénart-Combs la Ville, sous l’impulsion de Georges Buisson.
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Bettina Kühlke
Comédienne formée en Allemagne. A l’image de Hugues Dangréaux, elle travaille assidûment avec la compagnie Serge Noyelle. Elle a également pris part au développement du théâtre à domicile à Sénart-Combs la Ville.
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Alexandre Ribeyrolles
Formé au Théâtre en Actes, il travaille sur un large registre : du boulevard au contemporain en passant par le classique. Pour Elisabeth Chailloux, il joue “La mort d’Ivan Illitch” au Théâtre de Châtillon où il rencontre Serge Noyelle. Il intègre sa compagnie en 99 et joue dans “Du bien-fondé des théorèmes” (théâtre à domicile), “Nouvelles de toi”, “Kronos Cortège” (spectacles urbains). Il est consultant artistique pour le festival Les Arts dans la Rue.
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Geneviève Rossset
Comédienne, metteur en scène, professeur à l’ENSATT, Geneviève Rosset est une figure active du théâtre. Son parcours croise à plusieurs reprises le Théâtre de Châtillon : elle y monte “Yes, peut-être” de Maguerite Duras, “Amphytrion” de Molière ; elle joue dans “Le Purgatoire”, “Chagrin zoologique” et “L’empire de Dadi” mis en scène par Serge Noyelle.  Elle travaille actuellement sur les récitations d’Aperghis.
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Automates Ki Concert - 20 min   par Maxime de La Rochefoucauld (Canada) à la Chapelle des Sarments.

Fantasia symphonique. Dans l’antre de la Chapelle des Sarments, Maxime de La Rochefoucauld dirige un bien curieux orchestre. Ici point de pupitres ni de queues de pie mais une ribambelle d’automates fabriqués de bric et de broc. Sous l’impulsion d’une mystérieuse force, ils prennent vie, font chanter les bouteilles de champagne et babiller les djembés, le temps d’un concert hypnotique et jubilatoire.Disparates, ces automates ont un point commun : leur vie ne tient qu’à un fil, le fil qui les relie à la fameuse console d’impulsions Ki (le Ki étant un mot japonais pour décrire l’énergie vitale et impalpable qui fait bouger les choses et les êtres).
Cette console contrôle le niveau de très basses fréquences, inaudibles, générées par de vieux synthétiseurs analogues et transmises ensuite à des petits haut-parleurs. Ces derniers constituent le cœur des automates et la vibration de leur membrane engendre le mouvement oscillatoire qui permet à des ressorts surmontés de petits maillets de percuter tambours, bouteilles, conserves et autres loufoques instruments. Oubliez les conventions d’accords, de gammes et de mélodies : le projet de ce percussionniste québécois est d’abord une expérimentation des sons et des textures. Son discours n’est pas celui d’un virtuose mais celui d’un chaman qui veut pousser la musique plus loin. Pari réussi avec ces automates qui nous emmènent sur un territoire inconnu, à mille lieues du concert académique et des standards de l’innovation.

Repères - Sculpteur ou performer, démiurge ou chef d’orchestre, Maxime de La Rochefoucauld est un homme qui cherche, trouve et s’engage. Après une maîtrise d’arts visuels à l’Université York de Toronto, il passe progressivement au rôle de créateurs d’automates musicaux. Depuis 1990, la musique est au cœur de ses activités. Les automates Ki ont fait l’objet d’un disque sorti sous le label new-yorkais Plastique/Fusions III.
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Acte I - Performance théâtre - 30 min   par François Léonarte (Espagne) à la Chapelle des Sarments
Texte : François Léonarte, musique : Léopoldo Amigo, mise en scène : Frédéric Léolla, interprétation : Maryline Klein, photo : Matthieu Place

C’est un truc. Un truc bordélique car c’est justement au “bordel de nos têtes et de nos vies” que s’intéresse son auteur. C’est un truc. Un truc labyrinthique qui tient à la fois de la marionnette, du “drama in musica”, du monologue sans paroles, de la performance et du théâtre dit “de texte”. C’est un truc. Un truc atypique, bigrement expérimental. Il a le goût de l’extra-ordinaire. Et rien que pour cela, il mérite d’être découvert.
François Léonarte est un auteur contemporain qui aime plonger le lecteur-auditeur-spectateur dans un fouillis de sons, de paroles, de phrases-faites, de morceaux de conversations, d’images, d’attitudes, de rêves, de rêveries… Terrain propice pour que Léopoldo Amigo, maître d’un univers dense et inquiétant, crée une oeuvre musicale à part entière dont Léolla et Klein réinventent une mise en scène pour chaque lieu. C’est ainsi qu’il est licite de se demander si nous sommes devant une nouvelle forme de théâtre musical, quelque part entre l’opéra, le ballet et la performance.

Repères - Auteur de textes en français et en espagnol, traducteur et critique d’art, François Léonarte a vu ses pièces montées autant en France qu’en Espagne. Léoplodo Amigo participe aux recherches de musiques électro-accoustiques en Espagne depuis les années 70.
Maryline Klein, issue de l’ESAD, est comédienne, performer et metteur en scène.
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Un rêve - Théâtre d’objet - 10 min par Renaud Herbin (Rennes) à la Chapelle des Sarments.

Spectacle visuel pour une marionnette, un bac à sable et un microphone, d’après le texte de Franz Kafka. Grâce à une délicate manipulation et quelques ingénieuses trouvailles techniques, Renaud Herbin nous fait vivre les angoisses, les affres et les espoirs d’un petit bout d’homme face à une mort inéluctable. C’est beau, c’est poétique, émouvant, tendre : le rêve quoi !
Le travail de ce jeune marionnettiste nourri d’une étroite collaboration avec Roland Fichet (Théâtre de la Folle Pensée) vise à expérimenter la relation de l’écriture contemporaine avec la marionnette et d’autres formes théâtrales. Parallèlement, Renaud Herbin continue une recherche autour du son, objet manipulé, avec l’Institut Steim d’Amsterdam, en utilisant les nouvelles technologies au service des arts de la marionnette.

Repères - Diplômé de l’Ecole Supérieure Nationale des Arts de la Marionnette de Charleville-Mézières en 1999, Renaud Herbin fonde avec Julika Meyer la compagnie Là Où Théâtre. Leurs premiers spectacles “Petits chaos “ et “Un rêve”, fondés sur le texte, seront présentés à la première Biennale Internationale des Arts de la Marionnette à La Villette.  Ils préparent une nouvelle création “Les grands poissons mangent les petits (détails)” pour mars 2002.
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Approximations - Performance   par Bertrand Georges (Paris)

Concert sans instruments. Voilà une audacieuse performance, basée sur la seule capacité d’envoûtement du tambourinement des doigts d’une main. Le son est amplifié, le mouvement retransmis sur écran géant ; la note captive, l’image fascine : la magie opère et Bertrand Georges impose discrètement son entêtante petite musique du rien. “Il s’agit d’une création sonore improvisée, au rythme engendré par le tambourinement des doigts d’une main sur une table amplifiée, dont le son est filtré et manipulé en direct. La main, filmée et projetée, renforce le trouble au lieu de l’élucider : l’image n’a en effet que peu de rapport apparent avec le son. C’est finalement la présence de l’artiste, visible mais discret à l’instar d’un DJ, qui permet au spectateur de faire le lien entre ces éléments disjoints. Par-delà le phénomène de compréhension du processus, c’est avant tout à l’élaboration d’une dérive sonore que le spectateur est convié à assister, libre de ne rester que quelques instants, ou de s’immerger dans les imperceptibles modulations sonores qui se donnent à entendre dans une durée étirée, dont on ne connaît ni le début ni la fin.

“Approximations” instaure une dilatation du temps de l’écoute à travers un processus extrêmement minimal, et se pose délibérément au carrefour des catégories et des disciplines.” François Piron

Repères - Bertrand Georges est artiste plasticien. Il a réalisé des performances et des installations au château d’Olron, à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris et au musée d’Art moderne de Lille Métropole. Il a présenté “Approximations” pour la première fois à l’édition 2000 du festival   Nouvelles Scènes de Dijon. Il a par ailleurs publié deux textes : “La ronde”
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Latex / Les lys - Installations plastiques  par Sophie Derode (Bordeaux)

Sens interdits. Notre rapport à l’image est-il du ressort exclusif de la vision ? Le travail de cette jeune plasticienne s’attache à cette question, mettant en doute et en déroute notre appareil sensoriel. Ses installations désorientent le spectateur, pervertissent son regard, l’entraînant dans l’espace fantasmatique de l’image, espace né de l’illusion de voir ce qui n’existe pas. Une troublante expérience, où la perception se fait sensation, où l’on peut, en toute impunité, prendre ses désirs pour la réalité.
C’est au cours de sa deuxième année aux Beaux-Arts que Sophie Derode découvre et expérimente un nouveau médium : la vidéo. Très vite, elle souhaite extraire les images de leur cadre – le moniteur – pour ne plus confondre l’image et son support, pour ne plus déterminer et organiser l’environnement spatial en fonction de celui-ci. Dans ses installations, elle souhaite que l’image s’adapte au lieu et non plus que le lieu s’adapte à l’image. Elle utilise l’image comme une matière,
la lumière comme un matériau.

Repères - Diplômée des Beaux-Arts de Bordeaux en 1996, Sophie Derode a présenté ses installations dans diverses villes de France et d’Espagne. Elle a été invitée à la Villa Arson à Nice, en tant qu’artiste en résidence pour continuer à développer sa recherche.
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