Au coeur de la forêt

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Théâtre Dunois , Paris

Du 14 au 25 juin 2017
Durée : 50 minutes

JEUNE PUBLIC

,

Conte

,

Coups de coeur

,

Maternelle

,

Primaire

,

Théâtre musical

Avec humour, mais sans négliger la part sombre du parcours de la jeune Ninotchka, Sonia Jacob met en scène un récit initiatique et écologique inspiré d’un conte slave. De très jolies chansons composées par Julien Girbig, un décor animé, d'excellents interprètes : ne manquez pas ce spectacle ! Dès 4 ans.
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Spectacle terminé depuis le 25 juin 2017

 

Au coeur de la forêt

De

Simon Barzilay

,

Julien Girbig

,

Sonia Jacob

Mise en scène

Sonia Jacob

Avec

Simon Barzilay

,

Cindy Bossan

,

Julien Girbig

,

Maryvette Lair

Dès 4 ans.

  • Une ode aux merveilles de la nature

« De la vaisselle dans l’évier, des jupons à raccommoder, combien de larmes à ravaler ?… »

Ninotchka, maltraitée par sa mère et sa soeur, vit à la lisière d’une forêt seule capable d’endiguer son chagrin. C’est là qu’elle trouve refuge, et c’est là qu’elle découvrira les clés qui lui permettront de s’affranchir des volontés funestes de sa famille. Au coeur de la forêt, elle rencontrera douze hommes, personnifications des douze mois de l’année. Avec leur aide, elle pourra contrer les cruelles manigances de sa mère, jouer à bousculer les saisons, pour se frayer le chemin qui lui correspond véritablement.

Ce récit initiatique, inspiré d’un conte slave, et mis en scène par Sonia Jacob, nous est narré en musique, avec humour, sans négliger la part sombre inhérente au parcours de l’héroïne. Julien Girbig, comédien et musicien, a composé et interprète les chansons qui scandent toute l’histoire et contribuent à définir l’identité de chaque personnage. Un décor animé, conçu par le graphiste Benoit Champy, fait vivre la forêt, en évoquant la succession des saisons. Ce conte musical est également une ode aux merveilles de la nature avec laquelle l’héroïne noue une relation intime.

Par La Compagnie L’Oreille à Plumes.

  • Le mot de la directrice

Au cœur de la forêt s’inspire d’un conte d’origine polonaise qui rebat les cartes de l’enfant aux prises avec sa mauvaise mère. Il se réfugie dans la forêt, les arbres devenant ses nouveaux amis…

Sonia Jacob donne un coup de jeune à ces invariants en traitant l’histoire de façon résolument moderne, par l’usage de la vidéo et de chansons de facture très actuelle. Ne ratez pas ce spectacle qui clôt la saison du théâtre Dunois !

  • Note d’intention

La naissance du projet
Après avoir exploré l’univers d’Edgar Alan Poe et la musique de Claude Debussy en les tissant intimement ensemble dans le spectacle Ce qu’a vu le vent d’Ouest, la compagnie L’Oreille à Plumes se lance dans un projet à plusieurs voix.

Une vieille histoire : un conte slave qui se déroule au coeur d’un hiver terrible, tout près d’une grande forêt, une jeune fille persécutée par sa marâtre est sauvée grâce aux douze mois de l’année qui vivent dans une clairière au coeur de cet immense bois. Les mois prennent en amitié l’héroïne qui connait et aime la nature et la forêt, ils transforment la forêt à leur gré afin qu’elle puisse ramasser ou cueillir des violettes, des pommes, des fraises des bois pour satisfaire sa cruelle famille. En un instant, la neige qui recouvre les arbres et le sol disparait, laissant place à l’herbe qui repousse miraculeusement, aux bourgeons, aux fleurs et aux fruits.

Pour raconter les changements de saisons, pour donner une voix à cette petite fille qui lutte pour sa survie, pour entendre le vent dans cette forêt, nous avons, Julien Girbig, compositeur et chanteur, Benoit Mars, réalisateur et créateur du décor en stop motion et moi même, Sonia Jacob, auteur et metteur en scène, décidé de construire ensemble nos texte, chansons et dessins. Nous travaillons sur le canevas du conte en créant au fur et à mesure le décor animé, la musique. Les personnages s’affinent grâce à leurs chansons. Le texte, première base, se modifie au contact des deux autres pierres angulaires du projet. Le désir de créer un nouveau spectacle jeune public musical (à partir de 4 ans ) est né de ce lien jamais rompu avec nos propres enfances et les émotions et sensations ressenties à l’écoute de cette histoire.

Le conte
La construction de ce conte est caractéristique du genre : trois personnages féminins : une soeur aimée, une soeur mal-aimée et une mère partiale. La soeur mal aimée va être mise à l’épreuve par les deux autres, qui espèrent qu’elle ne s’en sortira pas. Elles l’envoient sous des prétextes vains chercher sous la neige, dans le vent et par un froid glacial des violettes, puis des fraises, puis des pommes. A chaque fois la jeune fille trouve refuge et aide dans la forêt : auprès de son ami l’arbre tout d’abord puis chez les mois de l’année qui lui permettent de satisfaire les caprices de la méchante soeur et de la marâtre. Dans le conte premier, comme dans Cendrillon, ou d’autres histoires cousines venues d’Afrique ou d’Asie, la bonté, la douceur, l’intelligence se trouvent récompensées et les génies, ou bons esprits vont se ranger du côté du plus faible pour l’aider à triompher de ses ennemis.

Pour emmener ce conte sur le plateau, il fallait s’éloigner de l’archétype, inventer à ces personnages une personnalité propre : des désirs, des souhaits, des secrets, des corps. Quitter la bonté intrinsèque pour leur forger une âme plus complexe et plus intéressante. Jacques Demy, Walt Disney, Joel Pommerat, Dan Jemmett, Tim Burton, Paul Grimaud se sont tous pliés à cet exercice, pour nous faire voir « leur » conte. Guidés et inspirés par leurs chefs d’oeuvres, nous tentons de marcher dans leurs pas. Ninotchka, l’héroïne de ce conte, quitte la sagesse des princesses de conte de fée, elle n’accepte pas son sort et cherche un moyen de s’enfuir. En travaillant le texte, nous avons été aussi frappés par la relation de la petite fille avec la forêt, et il nous a semblé important de le développer.

Dans un monde où le respect et la protection de la planète sont des thèmes fondamentaux, il nous a semblé intéressant de mettre en scène une enfant ultra sensible à la Terre. Son rapport à la nature est très fort, c’est là qu’elle trouve refuge, elle sait reconnaitre les signes et les traces laissés par les animaux, les sons que rend la glace solide sur laquelle on peut s’avancer sans crainte, et c’est grâce à ces « pouvoirs » qu’elle communique avec l’arbre ami puis découvre la clairière des douze mois de l’année. Avec eux à ses côtés elle devient également maîtresse du temps, ils lui permettent de faire avancer sa course, et à chaque retour à la maison, les bras chargés de fruits ou de fleurs, elle semble plus grande, plus mûre aux yeux de sa mère et de sa soeur. Ses succès répétés la rendent plus forte, elle se bat pour rester en vie, pour contrer les manigances de sa famille. Ninotchka devient un personnage moins hiératique que dans le conte d’origine, elle s’humanise et est aussi plus complexe, plus maîtresse de son sort : elle doit choisir très vite et très jeune de se plier aux volontés funestes de sa famille ou bien de s’en sortir, elle va à l’encontre des dangers et de l’inconnu pour se sauver, elle grandit plus vite certes, mais gagne son bonheur grâce à son courage, et ainsi elle devient plus attachante.

Les mois de l’année, habitants des forêts, n’apparaissent pas tous en même temps. Ils représentent les changements des saisons, et leurs caractères suivent ces variations : Juin est le mois de tous les possibles, de la douceur de vivre, des aventures les plus folles. Janvier s’impose plus par sa sagesse, et sa place de doyen parmi les mois de l’année. Encore une fois, il faut trouver la juste mesure entre la représentation classique, « l’image d’Epinal » et la précision du caractère des différents personnages et leurs relations. Nous nous sommes plus à imaginer que ces douze mois avaient vivant dans cette forêt se heurtaient parfois, d’autant plus depuis que la petite Ninotchka vient les voir et perturbe le cycle des saisons ce qui ne plaît pas à tout le monde… La musique et les chansons écrites pour chacun de personnages permet de leur donner un rythme et une couleur propres et que les enfants, même les plus petits puissent les identifier.

La musique
La musique fait partie intégrante du projet et s’invente en même temps que l’écriture. Julien Girbig, comédien et musicien, chanteur et créateur du groupe Girbig compose la partition de Au coeur de la forêt. Son univers ludique, décalé, parfois sombre, s’accorde avec l’univers du conte. Simon Barzilay signe les arrangements. Nous cherchons ensemble à définir des « couleurs » correspondant aux saisons, des thèmes propres aux différents personnages. Nos influences sont diverses et en ce temps de création, les voix de Tom Waits, Ryan Gosling et son Dead Man Bones project (l’acteur/chanteur a créé un tour de chant avec des artistes décalés, un peu « freaks », il réunit à chaque étape du tour des enfants (3 à 8 ans) pour créer une chorale, et ils chantent ensemble des chansons drôles et noires en même temps, vêtus de costumes tel qu’on pourrait en voir le soir d’Halloween) la musique de Danny Elfman (le compositeur de Tim Burton) mais aussi Nick Drake, ou la chanson July Tree de Nina Simone nous accompagnent. Nous souhaitons créer une partition qui mêle musique narrative, humour et étrangeté. La musique sera jouée en live sur le plateau. La musique est aussi le moyen de définir la personnalité de tel ou tel personnage, elle permet à chaque enfant de plonger dans l’histoire, de se laisser bercer ou emporter par elle. Les personnages ont tous une identité musicale très marquée qui les dessine.

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