Angelus novus - AntiFaust

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Scène Watteau , Nogent-sur-Marne

Le 10 décembre 2016
Durée : 3h30 entracte compris

CONTEMPORAIN

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Festival d'automne

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Sélection Evénement

Après s'être penchés sur le Capital, Sylvain Creuzevault et son équipe écrivent une pièce qui traite du mythe de Faust, et du savoir dans la société marchande. Voilà qui promet d'être passionnant.
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Angelus novus - AntiFaust

Mise en scène

Sylvain Creuzevault

Avec

Antoine Cegarra

,

Eric Charon

,

Pierre Deverines

,

Evelyne Didi

,

Lionel Dray

,

Servane Ducorps

,

Michèle Goddet

,

Arthur Igual

,

Frédéric Noaille

,

Amandine Pudlo

,

Alyzée Soudet

  • Que devient le mythe de Faust ?

Faust, né d’une organisation féodale de la société, est un être porteur d’un savoir encyclopédique : théologie, philosophie, droit, médecine, botanique, ... Mais que devient le mythe de Faust dans une société productrice de marchandises, à la division sociale du travail si raffinée ?

La valeur marchande fait du savoir un pouvoir, et une solitude ; c’est la marchandise n°1, loin devant les armes à feu. Peut-on dès lors découvrir un territoire, construire un lieu, une commune, où l’usage d’un savoir ne s’achève ni en amertume ni en corruption ?

Sylvain Creuzevault et son équipe écrivent une pièce qui veut répondre oui quand tout démontre que non.

  • La presse

« Pour Sylvain Creuzevault et ses camarades, la croyance au progrès, en politique comme ailleurs, a les ailes écornées de l’Angelus novus, de Paul Klee. Elle s’incarne en de nombreux personnages, prend des formes multiples et se déploie dans des tableaux saisissants, auxquels Sylvain Creuzevault ne nous avait pas habitués. (...) A certains moments, on se croirait chez Romeo Castellucci, dans cet Angelus novus AntiFaust remarquablement joué, surtout par les comédiennes : la beauté des images scelle un pacte avec le chaos du monde, et Sylvain Creuzevault en signe un avec son avenir de metteur en scène. » Brigitte Salino, Le Monde, 28 octobre 2016

« (...) le bon sens est constamment mis en déroute et c'est ailleurs qu'il faut chercher les clefs de cette fresque méphistophélique, dans les images composées avec une attention méticuleuse et souvent d'une grande beauté, dans des sensations troublantes qui, déjouant l'ennui premier, offrent de belles échappées vers des rêveries cauchemardesques. » Hervé Pons, Les inrocks, 26 octobre 2016

  • Note d'intention

« Il s’agit peut-être d’écrire un Faust contre son propre mythe, un AntiFaust. » Sylvain Creuzevault

Que devient le mythe de Faust dans notre société productrice de marchandises, à la division sociale du travail si raffinée ? La société totalitaire marchande fait du savoir un pouvoir et une solitude. Une personne porteuse de savoir peut-elle découvrir un lieu, un territoire, où l’usage de son savoir ne s’achève ni en amertume ni en corruption ? Nous tisserons trois trames de Faust, celles de Kacim Nissim Yildirim, docteur en neurologie, celle de Marguerite Martin, biologiste généticienne, et celle de Theodor Zingg, compositeur, chef d’orchestre. Nés dans les années 70, ils ont aujourd’hui la quarantaine.

Dans le mythe, le Pacte permet à Faust de devenir tout ce qu’il n’est pas. Nous le renverserons, puisqu’au contraire le capital faustien nous somme (sommer) de ne rester que ce que nous sommes (être). “Deviens toi-même” n’est pas seulement une publicité pour l’Armée de terre française, c’est aussi la meilleure voie vers la subordination. “Tiens-TOI tranquille”, slogan universel sécuritaire des gouvernements des peuples et de soi.

Nous manquons de démons, ces autres-de-nous. Ou ils nous manquent. Les temps en sont presque vides. Les Idoles sont partout, et la guerre est entre leurs grimaces, les peaux humaines crèvent. Dans leurs plis, l’insoutenable silence des Démons. Le nôtre n’est pas Méphistophélès, c’est Baal, Seigneur des mouches. Il est ce que nous logeons en nous sans le savoir. On peut l’appeler une voix, un daïmon, un fou, un inconscient, un diable, une émotion... ou Belzébuth, le mauvais ange, le bon mouvement de l’intranquillité de soi. Loïc Nebreda − notre facteur de masques – travaille à fabriquer ses multiples “visages”, ainsi que ceux de certaines figures, parmi les dizaines − sociales ou allégoriques − qui graviteront autour de nos trois “Faust” : une soeur, un soldat, le Marquis de ZAD, une vache, Le Mendiant Cloche, La Glaneuse, l’Allégresse, des chimères...

Pourquoi une époque où la rationalité scientifique peut éclairer les ombres qui étaient sources de mythes est-elle incapable de procéder à leur désactivation ? Pourquoi les Idoles produites jadis en réponse à l’incompréhension des phénomènes naturels, une fois ceux-ci déchiffrés, ne retournent-elles pas au Néant d’où la peur 6 les avaient tirées ? Pourquoi les voit-on être réactivées, non plus dans la sphère de la nature mais dans la sphère sociale – entre les individus mêmes − et politique ? Nous pensons que notre théâtre, s’il veut être de son temps, doit ferrailler avec ces questions. Et participer autant qu’il peut (sans se tromper lui-même : que peut un théâtre ?) à la nécessité historique d’une bifurcation. Il s’agit peut-être d’écrire un Faust contre son propre mythe, un AntiFaust.

D’entrer dans la danse, et que l’invitation de nos Démons sur les planches devienne une excitation au voyage.

Sylvain Creuzevault, 2016

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