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Théâtres de l'Est : Quelle relève après la chute ? Par Sabrina Weldman
Quelle place pour les jeunes créateurs ? |
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De la perestroïka à la crise |
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C'est une des raisons pour lesquelles s'impose aujourd'hui le jeune Arpad Schilling. Ce metteur en scène âgé d'à peine vingt-sept ans, est néanmoins confronté à la même difficulté que l'ensemble de la nouvelle génération des pays de l'Est qui tente, tant bien que mal, de trouver ses marques. Pas facile lorsqu'on hérite d'une institution théâtrale qui n'a pas été réformée après la chute du Mur ! Une institution où tout est disproportionné : les bâtiments gigantesques et les troupes pléthoriques. Celles-ci peuvent compter une centaine d'acteurs, dotés d'un statut de fonctionnaires et donc salariés à vie, des acteurs qui n'ont aucun intérêt à voir les grosses machines théâtrales dégraissées puisqu'une remise en cause de leur contrat de travail les jetterait inévitablement à la rue sans indemnités et sans alternative, la télévision privée ou l'industrie cinématographique étant inexistantes. La jeune génération cherche à exister dans un contexte où prévaut l'immobilisme et où, dans les théâtres, on continue comme avant à jouer le répertoire en alternance.
Si Arpad Schilling a fait la preuve de son talent dans son pays -il a été couronné Meilleur espoir de la mise en scène en 1999 par le Prix des Critiques hongrois- et en dehors de ses frontières, s'il semble la " vedette " méritée de Magyart, cette riche saison hongroise qui court en France depuis juin et durera jusqu'à fin décembre, émaillée de théâtre mais aussi de danse, de musique, de peinture, de photographie, de cinéma et de littérature, c'est parce que " la Hongrie est, de tous les pays d'Europe centrale, le mieux armé pour adhérer à l'Union européenne, sur tous les plans " précise Bernard Faivre d'Arcier, commissaire de Magyart. Mais c'est également parce qu'Arpad Schilling, comme d'autres jeunes artistes, a rencontré Theorem sur sa route. |
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