|
En 1985, une
compagnie de théâtre avait investi une partie d'une vieille gare désaffectée
à Vitry-sur-Seine. Puis des groupes de musiciens et des compagnies
de danses se sont greffées sur cette première ébauche de réalisation
d'un lieu de production. Peu à peu, des outils sont mis en places
pour permettre l’élaboration de projets artistiques collectifs.
Un esprit d'échange et de rencontre se forge, créant une atmosphère
singulière.
Le lieu de la « Gare au théâtre »
s'est alors agrandi. Une extension des espaces de travail a permis
aux compagnies d'élaborer des croisements plus nombreux et
d’aboutir ensemble les projets en cours. La première édition du
festival « Nous n'irons pas
à Avignon » a été
mis en place par le biais de dix compagnies en 1999.
L’année suivante
se sont ajoutées plusieurs compagnie et pour la première fois,
toutes furent contractualisées. Un journal récapitulant la
programmation est édité et distribué. Cette production éditoriale
est une manière courageuse et indépendante d’assurer la
promotion de la manifestation auprès du public et de fournir
d’amples informations sur le travail et le parcours artistique des
compagnies.
A l’occasion de
cette troisième édition 2001, 28 compagnies ont été réunies et
présentent leurs réalisations tout au long du mois de juillet.Dans
le souci de décloisonner les frontières du théâtre, de la danse
et de la performance ont également été intégrées dans la
programmation.
De plus, « un
bureau des petites réclamations » a été installé. Il est le
fruit de cette idée qui consiste à filmer des spectateurs conviés
à livrer leurs impressions sur le festival. Il permet ainsi de
privilégier une réaction vivante, concrète et interactive à l'événement,
les vidéos faisant l'objet d'une projection à chaque fin de
semaine.
Autre
innovation, « Le bocal agité » invite des auteurs à écrire
sur le principe de la déclaration, puis des metteurs en scène et
des chorégraphes travaillent sur les textes recueillis. Il est appréciable
de constater qu’une multitude d’initiatives dynamiques ont
permis la mise en œuvre de débats et d’échanges généreux avec
le public et les compagnies.
Le lieu de « Gare
au théâtre » est particulièrement agréable et significatif de
l'état d'esprit de ce qui s'y vit. Une idée de découverte, de
confrontation, de télescopage pilotent le projet. Une transition,
un simple passage, une synergie, des rencontres, des directions
toutes différentes … tout participe de la symbolique de la gare.
On peut constater,
qu'il y a dans ce festival, une multitude de propositions diverses
et variées, dans une ambiance sympathique et conviviale où ne règne
aucune prétention. Plusieurs salles de spectacles accueillent le
public en même temps, ce qui permet au spectateur de choisir à son
gré les compagnies qu'il désire découvrir. Ce lieu mérite bien
plus que quelques minutes d’arrêt
|