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Athénée - Théâtre Louis Jouvet Paris | du 10 au 13 mai 2017 | Durée : 1h15
CLASSIQUE, Tragédie
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Athénée - Théâtre Louis Jouvet Paris | du 03 au 06 mai 2017 | Durée : 1h15
CLASSIQUE, Théâtre musical, Tragédie
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Nest-CDN de Thionville-Lorraine - Théâtre en Bois Thionville | du 04 au 06 décembre 2013 | Durée : 1h15
CLASSIQUE, Tragédie

Spectacle terminé depuis le 06 décembre 2013

 

Yannis Ritsos

Né à Monemvassia (Grèce), le 1er mai 1909 comme cadet d'une famille noble de propriétaires terriens, Yannis Ritsos est marqué à douze ans par les ravages dans sa famille: ruine économique, mort précoce de la mère et du frère aîné, internement du père souffrant de troubles mentaux.

Il passe lui-même quatre ans (1927-1931) dans un sanatorium pour soigner une tuberculose. Ces événements tragiques marquent son adolescence et obsèdent son œuvre.

Les lectures le décident à devenir poète et révolutionnaire.

Proche depuis 1931 du K.K.E., le Parti communiste de Grèce, iI adhère à un cercle ouvrier et fait paraître Tracteur (1934), inspiré du futurisme de Maïakovski, et Pyramides (1935), deux oeuvres qui réalisent un équilibre toujours fragile entre la foi en l’avenir fondée sur l’idéal communiste, et le désespoir personnel.

En 1936, le long poème Épitaphe exploite la forme de la poésie populaire traditionnelle et donne en une langue simple un émouvant message de fraternité. La musique de Theodorakis en fera en 1960 le détonateur de la révolution culturelle en Grèce.

Le régime dictatorial de Metaxas à partir d'août 1936, contraint Ritsos à la prudence, d'autant plus que Epitaphios a été publiquement brûlé, et le poète va explorer certaines conquêtes du surréalisme: accès au domaine du rêve, associations surprenantes, explosion de l’image, lyrisme où transparaît l'angoisse, évocations de souvenirs doux et amers: Le Chant de ma sœur (1937), Symphonie du printemps (1938), La Marche de l'Océan (1940). Des extraits de ces deux dernières œuvres constituent la base de la Septième Symphonie de Theodorakis (1983-1984), dénommée précisément Symphonie du printemps.

Dans Vieille Mazurka au rythme de la pluie (1942), Ritsos articule pour la première fois son attachement à l’espace grec, à la "grécité" détentrice de la mémoire historique, qui imprégnera toute son œuvre future: Romiossini (Grécité, publié seulement en 1954; mis en musique par Theodorakis en 1966), hymne bouleversant au sol bafoué de la Grèce, et La Dame des vignes (1945-1947), dont un extrait est intégré dans la Septième Symphonie de Theodorakis.
Pendant la guerre civile, Ritsos s'engage dans la lutte contre la droite fasciste, ce qui lui vaut de passer quatre ans en détention dans divers camps de "rééducation": Limnos, Ayios Efstratios, Macronissos. Malgré cela, il réalisera une importante production de cette époque qui sera recueillie dans Veille comprenant aussi des poèmes plus anciens (1941-1953), et dans une longue "chronique poétique" de cette décennie terrible: Les Voisinages du monde (1949-1951), qui sera à la base d'une autre composition de Theodorakis.

Vient ensuite la grande œuvre de sa maturité: La Sonate du clair de lune (1956) – prix national de la poésie –, Quand vient l’étranger (1958), Les Vieilles Femmes et la mer (1958), La Maison morte (1959-1962) qui introduit la série des longs monologues inspirés par la mythologie et la tragédie antique, Philoctète (1963-1965), Oreste (1962-1966).
Entre 1967 et 1971, la junte militaire qui a pris le pouvoir par un coup d'Etat, le déporte de nouveau à Yaros et Léros, et l'assigne plu tard à résidence à Samos, ce qui ne l'empêche pas d'enrichir encore sa vaste œuvre et de prolonger l'inspiration de l'antiquité grecque: Perséphone (1965-1970), Agamemnon (1966-1970), Ismène (1966-1971), Ajax (1967-1969) et Chrysothemis (1967-1970), écrits sur les îles de sa déportation, Hélène (1970-1972), Le retour d'Iphigénie (1971-1972), Phèdre (1974-1975).

Quatrième Dimension regroupe tous les textes qui ont la forme du monologue "théâtral" et qui sont inspirés par le mythe antique. Les héros de ces ouvrages se trouvent souvent devant un conflit ou au seuil de la mort, au moment où il s'agit de faire le bilan de leur vie. En s’adressant à un personnage muet (auditeur / lecteur), ils se lancent dans un discours plein de digressions et d’anachronismes. En fait, tous ces poèmes sont une méditation sur la vieillesse, la mort, le temps, le délabrement des lieux familiers, l’histoire et l'écartèlement d'une existence prise entre les exigences personnelles et les impératifs collectifs, la solitude et la crise des mouvements révolutionnaires.

Parallèlement à la somme que constitue Quatrième Dimension, Ritsos écrit plusieurs séries de courts poèmes qui reflètent de façon poignante le cauchemar éveillé de son peuple: Le Mur dans le miroir (1967-71); Pierres, répétition, barreaux (1968-1969), 18 Chansons de la Patrie amère (1968-1970), mis en musique par Theodorakis (1973), Couloir et escalier (1970); Gestes, papiers (1970-1974); Le Sondeur (1973).

À partir de 1970, la poésie de Ritsos prend la forme de longues synthèses où des ruptures oniriques, le rêve éveillé et le surréel interviennent constamment dans le quotidien avec en particulier la présence de personnages étranges et le déplacement continu dans le temps et dans l’espace. Un monde est créé devant nous dans Devenir (1970-1977), Le Heurtoir (1976) ou Chant de victoire (1977-1983) qui clament la beauté de la vie, tandis que Erotica (années 80) constituent un éclatant hymne à l'amour dans toutes ses dimensions. Les Monochordes (1980) montrent la concentration extrême à laquelle son expressivité a pu aboutir.

Dans les années 80, Ritsos se tourne aussi vers la prose. Neuf livres sont réunis sous le titre d’Iconostase des saints anonymes (1983-1985). La prose met à profit les conquêtes du poète : liberté des métaphres, alternance du réel et de l’onirique, ruptures soudaines, langage audacieux, épanouissement des sens s'ouvrant sur un univers érotique où les époques et les âges coexistent.

Les poèmes de son dernier recueil: Tard, très tard dans la nuit (1987-1989) sont imprégnés de tristesse et de la prise de conscience de pertes, mais la façon humblement poétique par laquelle Ritsos restitue la vie et le monde autour de lui, leur préserve une lueur d'espoir dans un ultime sursaut de créativité.

Cependant, le poète vit douloureusement l'amoindrissement de sa santé et l'effondrement de ses idéaux politiques. Intérieurement brisé, il meurt à Athènes, le 12 novembre 1990.

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