Thomas Bernhard

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CONTEMPORAIN

Spectacle terminé depuis le 29 mai 2016

 

Thomas Bernhard

Thomas Bernhard est né le 10 février 1931 à Heerlen (Hollande) de famille autrichienne. Elevé par ses grands-parents maternels (son grand-père, l’écrivain Johannes Freumblicher joua un rôle important dans sa vie et son œuvre), il entre en internat à Salzbourg. La maladie, une pleurésie qui devient tuberculose par contagion, est l’épreuve capitale d’une jeunesse marquée aussi par la musique. Il sort diplômé du Mozarteum de Salzbourg avec une dissertation sur Brecht et Artaud.

Toute sa biographie tient dans ses rapports difficiles avec la société autrichienne dont il dénonce l’ultra conformisme, bâtie sur le mensonge, victime et non complice de la sauvagerie hitlérienne : « l’Autriche est le plus grand théâtre du monde, c’est le théâtre même ». La politique est donc omniprésente dans l’œuvre de Thomas Bernhard comme en témoigne La Société de chasse (Die Jagdgesellschaft, 1974), Le Président (Der Präsident, 1975) ou Les Célèbres (Die Berühmten, 1976). Avant la retraite (Vor des Ruhestand, 1979) théâtralise le fascisme à travers un juge allemand qui célèbre en cachette l’anniversaire d’Himmler. 

Un de ses premiers textes avait pour titre : la Montagne, spectacle pour marionnettes sous formes d’être humains ou d’êtres humains sous forme de marionnettes. Les hommes sont des marionnettes, des estropiés, des philosophes fous, des malades : la cantatrice de L’Ignorant et le fou (Der Ignorant und der Wahnsinnige, 1972) est atteinte de tuberculose, la « Toute-Bonne » de Une fête pour Boris (Ein Fest für Boris, 1970) est cul-de-jatte ; le violoncelliste de La Force de l’habitude (Die Macht der Gewonheit, 1974) est atteinte de « faiblesse digitale »…

« Ce qui peut être dit peut être dit clairement ; et ce dont on ne peut parler, il faut le passer sous silence. » Cette réflexion du philosophe Wittgenstein a, en partie, amené Thomas Bernhard à éprouver une sorte de fascination-répulsion pour le théâtre que l’on retrouve en particulier dans Au but (Am Ziel, 1981), Le Faiseur de théâtre (Der Theatermacher, 1984), Minetti (1976), Les apparences sont trompeuses (Der Schein trugt, 1983) : le théâtre est à la fois catastrophique, répugnant, mais nécessaire.

Thomas Bernhard meurt en 1989, en plein scandale de sa dernière pièce, Heldenplatz, du nom de la place (littéralement : la place des héros) où 250 000 Viennois firent une ovation à Hitler au lendemain de l’Anschluss. Dans son testament, il interdit la diffusion et la représentation de ses œuvres en Autriche pendant cinquante années. Son œuvre est dominée par l’obsession de la maladie et de la mort, le désespoir inspiré par la réalité autrichienne, le refus de s’intégrer à cette société qui « ne comprend rien ». Mais il y a aussi un effet de comique irrésistible basé sur l’absurde et l’humour noir « Tout est risible quand on pense à la mort » : le rire est donc un moyen de survie, face à une réalité insupportable. 

Source : Dictionnaire encyclopédique du théâtre, ss.dir de Michel Corvin, Paris, Larousse, 1998.

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