Robert Cantarella

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Théâtre de la Commune Aubervilliers | du 08 au 19 novembre 2016
CONTEMPORAIN, Cinéma

Spectacle terminé depuis le 19 novembre 2016

 

Robert Cantarella

Robert Cantarella est né en 1957 à Marseille. Après des études en mathématiques supérieures et une formation aux Beaux-Arts de Marseille, il fait ses premières armes au théâtre avec Marcel Maréchal, à l'école de la Criée puis Antoine Vitez à Chaillot. Comédien au théâtre et au cinéma, il réalise ses premières mises en scène, Peinture sur bois de Ingmar Bergman et Les Cenci de Antonin Artaud, à Marseille en 1980 et 1981.

En 1983, avec Grégoire Ingold, il crée le Théâtre du Quai de la gare à Paris, où il poursuit en parallèle son travail d'acteur dans Ariakos, de Philippe Minyana, mis en scène par Jean Christian Grinevald et Christian Schiaretti, et de metteur en scène, avec Baal de Bertolt Brecht.

En 1985, il fonde la Compagnie des Ours. En 1987, c'est la création d'Inventaires de Philippe Minyana, avec Florence Giorgetti, Judith Magre et Edith Scob. La pièce, créée à Dijon, est ensuite présentée à la Criée à Marseille, puis au Théâtre de la Bastille à Paris. Elle connaît un succès immédiat. Elle sera reprise la saison suivante au Théâtre Paris Villette et en tournée dans plus de cinquante villes en France et à l'étranger. Elle fera également l'objet d'un tournage pour la Sept par Jacques Renard.

Inventaires marque le début d'une amitié et d'un compagnonnage avec Philippe Minyana, dont Robert Cantarella montera successivement Les Petits Aquariums, en 1989 au CDC de Calais et au Théâtre national de la Colline, puis Les Guerriers, en 1991 à la Comédie de Reims et Théâtre Ouvert. Ensemble, ils co-signent la mise en scène du Sang chaud de la terre, de Christophe Huysman, au Théâtre du Merlan de Marseille et au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis.

La volonté de faire découvrir ou redécouvrir des auteurs du XXème siècle anime Robert Cantarella. Au Théâtre 13, à Paris, il monte en 1989 Le Voyage de Henry Bernstein ; en 1990 à l'Atalante Monstre va de Ludovic Janvier ; puis en 1991, à la Maison de la Culture d'Amiens, Divertissements touristiques, de Noëlle Renaude.

En 1991, la compagnie des Ours, qui bénéficie désormais du statut de compagnie " hors commission " , entame une résidence en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Pendant deux ans, Robert Cantarella travaille à Marseille, où il crée successivement Le Sang chaud de la terre, de Christophe Huysman, en 1991 au Théâtre du Merlan, puis en 1992, Sourire des mondes souterrains, de Lars Noren au Théâtre du Gymnase et au Théâtre national de la Colline, et Le Siège de Numance de Cervantès au Festival d'Avignon.

La résidence se prolongera en 1993 et 1994 avec le Théâtre de la Passerelle à Gap, où Robert Cantarella crée, avant de la présenter à Théâtre Ouvert, une nouvelle pièce de Noëlle Renaude, Le Renard du Nord, avec notamment Evelyne Istria, Florence Giorgetti, Christophe Brault, Maxime Leroux, Serge Riaboukine… ; puis, en 1994, le Cabaret russe.

En parallèle, et avec le soutien de l'Association Française d'Action Artistique, Robert Cantarella réalise plusieurs mises en scène à l'étranger : Dom Juan de Molière, en Pologne en 1992, et Kagilagilalas, de René Villaneuva, aux Philippines en 1993. Il poursuit également sa collaboration avec des auteurs d'aujourd'hui en créant en 1993, au Théâtre National de Bretagne, la pièce de Roland Fichet, Terres promises, en participant à la création collective des Récits de naissance à la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, puis en réalisant dans le cadre des " chantiers " de Théâtre Ouvert en 1994, la mise en espace du texte de Jean-Luc Lagarce, J'étais dans ma maison et j'attendais que la plus vienne.

En 1995, il est nommé pour trois ans " metteur en scène associé " au Sorano - Théâtre national de Toulouse. C'est dans ce cadre et avec le soutien de l'infrastructure du Sorano, qu'il crée la pièce de Jane Bowles, Sa Maison d'été, avec notamment Florence Giorgetti, Judith Henry, Maïa Simon… Le spectacle, créé à La Rochelle, Gap et Toulouse, est ensuite présenté sur le grand plateau du Théâtre national de la Colline.

En 1995-1996, Robert Cantarella a réalisé trois créations : Drames brefs 1, de Philippe Minyana, qu'il a mis en scène avec la collaboration de ce dernier, et " Une certaine Quantité de conversations " , diptyque autour du théâtre russe qui comprend Oncle Vania de Tchékhov, et une Soirée futuriste traduit par André Markowicz. Les deux spectacles ont été créés au Sorano à Toulouse, avant de partir en tournée et d'être présentés à Paris, respectivement à Théâtre Ouvert et au Théâtre de la Tempête. Il réalise avec Christiane Cohendy et Daniel Jeanneteau un spectacle sur la mémoire du théâtre, Domaine public, conçu pour le cinquantenaire du Festival d'Avignon.

En octobre 1997, création d'Hamlet de William Shakespeare, dans la version intégrale traduite par André Markowicz, avec Christophe Brault, Florence Giorgetti, Jacques Pieiller… La pièce sera présentée dans plusieurs villes de province, puis au Théâtre de Gennevilliers à Paris en novembre-décembre.

En fin d'année 1997, la compagnie s'installe à Marseille. Avec Claude Sauze, il travaille pour la fondation d'un nouvel espace de création et de formation pour les metteurs en scène. Ce projet n'aboutit pas.

En janvier 1998, création Samedi Dimanche et Lundi de Eduardo de Filippo en collaboration avec le Théâtre du Gymnase à Marseille, puis tournée en France.

A partir de 1999, la compagnie bénéficie d'une convention triennale avec la DRAC - Provence-Alpes-Côte d'Azur. Durant le premier trimestre, il crée un opéra au TGP de Saint-Denis et au Théâtre du Gymnase à Marseille, Anne-Laure et les fantômes qui est une nouvelle étape dans son parcours avec Philippe Minyana. Une étape qui engage des pratiques différentes, des savoirs particuliers en vue de répondre à la question d'un répertoire de création lyrique contemporain. Il a créé cette œuvre en pensant aux forces du mélange, puisque chanteurs, comédiens et musiciens se sont retrouvés pour raconter cette fable inventée par Philippe Minyana.

En juin 1999, à Aubusson, la même comédienne, Florence Giorgetti et une partie de la troupe de la compagnie ont poursuivi leur travail d'invention à partir d'un texte moderne devenu mythique depuis sa création en Allemagne en 1980, Grand et Petit de Botho Strauss. La résidence au Théâtre Jean Lurçat a également permis la création d'une version jouée par des amateurs de la région.

Premier trimestre 2000, création Du Matin à Minuit de Georg Kaiser à La Coursive de La Rochelle, au Théâtre National de la Colline à Paris et à la Comédie de Reims. Robert Cantarella fait découvrir en quoi l'avènement d'une écriture nouvelle en 1920 a des conséquences sur notre vision du monde d'aujourd'hui.

Depuis 1993, Robert Cantarella exerce également une activité régulière de formation. En 1993 au Festival d'Avignon, il présente un texte de Philippe Minyana, Murder, avec les élèves de l'Ecole Régionale d'Acteurs de Cannes. En 1994, il réalise les Ecrits d'école avec les jeunes comédiens du Théâtre national de Bretagne, présenté au Festival Emergences, puis organise à Gap un stage AFDAS sur le Théâtre Futuriste. En 1995, il participe activement aux Ateliers de Formation et de Recherche du Sorano à Toulouse. En 1996, il poursuit son activité de formation par une intervention à l'école de l'Erac et organise à Toulouse un stage destiné à des acteurs et des chanteurs professionnels " Théâtre et Musique " .

En 1997, parallèlement à ses créations, Robert Cantarella continue ce travail de formation par un stage sur Hamlet de William Shakespeare, à Bruxelles dans le cadre du CIFAS. Au cours d'une mission soutenue par l'AFAA, à Rabat où, à la suite d'un travail avec les élèves de l'ISADAC, sera créé un montage de textes à partir de L'Epopée de Gilgamesh, dans la traduction de Jean Bottéro et dans une version en arabe dialectal écrite par un écrivain marocain : Youssef Fadel.

De 1995 à 1997, la Compagnie des Ours réalise trois stages de formation pour les jeunes metteurs en scène à Avignon ISTS et à Marseille. Trois ateliers de réflexion et pratique de la mise en scène, démarche inédite et unique en France où ont participé des auteurs, des metteurs en scène, des scénographes, des comédiens.

L'école Ernst Busch à Berlin accueille Robert Cantarella depuis trois ans pour diriger un atelier pour des étudiants metteurs en scène de quatrième année à partir de textes contemporains français - Textes de Jean-Luc Lagarce, Philippe Minyana, Michel Vinaver.

A l'Institut d'Etudes Européenne - Paris VIII - il anime un séminaire : Mise en scène contemporaine. (Mars 1998-1999-2000).

En 1997, il écrit et édite avec Jean-Pierre Han un manifeste : Pour une formation à la mise en scène - éd. Entre/vues.
Editions en 1999 de deux ouvrages : L'art de la mise en scène Louis Becq de Fouquières et L'écriture sonore Daniel Deshays.

Création de l'Association : Ecritures-Théâtrales en juillet 1999 ayant pour objet la réalisation et la publication d'une revue intitulée Frictions, pour favoriser la réflexion et la recherche dans le domaine du spectacle. Le numéro 3 est paru à l'hiver 2000.

En juillet 2000, il est nommé directeur du Théâtre Dijon Bourgogne - Centre Dramatique National, où il crée en avril 2001 " Les Apparences sont trompeuses " de Thomas Bernhard, avec Jacques Boudet et Emilien Tessier.

En octobre 2001, il crée à Théâtre Ouvert, le dernier texte de Philippe Minyana, " Pièces " pour la première fois porté à la scène. Le spectacle est repris à Dijon en octobre 2002.

Créations 2002 :
- " Le Mariage, l'affaire et la mort " d'Alexandre Soukhovo Kobyline, le 26 février 02 au CDN de Dijon,
- " Les travaux et les jours " de Michel Vinaver, le 23 avril 02 au CDN de Dijon,
- " Ubu Roi " d'Alfred Jarry, le 14 décembre 02 au Hans Otto Theater à Potsdam (Allemagne),

Créations 2003 :
- " Algérie 54-62 " de Jean Magnan, le 11 février 02 au CDN de Dijon et repris au Théâtre National de la Colline en avril 2003,
- " Dynamo " de Eugène O'Neill, le 14 mai 03 au Théâtre National de la Colline.

Anna et Martha de Dea Loher, m.e.s. Robert Cantarella

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