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Couscous Clan jusqu'à 33% de réduction

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Canal 93 Bobigny | le 27 janvier 2017 | Durée : 1h30
MUSIQUE & DANSE, Concert, Coups de coeur, Musique du monde, Pop, rock & folk, Sélection Musique
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À partir de 11 €

 

Anciennement à l’affiche

Juke box live pour Mandela

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Parc de la Villette - Grande Halle Paris | le 30 mai 2010
MUSIQUE & DANSE, Coups de coeur

Spectacle terminé depuis le 30 mai 2010

 

Rachid Taha

"L'usine, c'est pour mes enfants, la musique, c'est pour moi ". Ainsi parlait Akli Yahiatène, un vétéran de la chanson algérienne, et sa formule, bien des artistes issus de l'immigration pouvaient alors la reprendre à leur compte. En effet, dans les années 30, 40, 50 et 60, la plupart des vocalistes maghrébins étaient des amateurs travaillant le jour dans des conditions souvent pénibles et jouant le soir dans des cafés. De ces doubles vies ont jailli des chants qui traduisent les différents "âges "de l'immigration et constituent aujourd'hui une sorte de mémoire collective. De fait, ces bardes au statut particulier ont bercé la solitude des migrants, transmis le patrimoine de la communauté et participé à la construction de nouvelles symboliques. Au fil du temps, le répertoire et ses chantres se sont adaptés à d'autres configurations et évolué parallèlement au devenir et à l'histoire de l'immigration sur plus d'un demi-siècle.

Enfants et petits enfants de la première génération d'immigrée, celle qui a vécu au rythme assourdissant du marteau-piqueur et du bruit des carrosseries, ont su par la suite répercuter en arabe, en berbère ou en français cette identité plurielle forgée dans la douleur et les brûlures de la nostalgie. Mais pour l'essentiel, ceux qui ont accompagné les premiers pas de l'immigration,à travers l'écho de leurs mélodies et de leurs propos reflétant les vicissitudes d'une époque, n'existent plus pour les jeunes générations qu'à travers quelques noms et quelques refrains.

Rachid Taha, ancien employé d'une fabrique de matériel de chauffage et un héritier d'une riche tradition artistique, en a gardé, lui, un souvenir ému. Dès 1981, année de la création du groupe Carte de Séjour, il a jeté les bases d'un rock arabe illuminé par des fragments de raïté (il est né à Oran, berceau géographique du raï). Ce travail de pionnier (en matière de fusion et du métissage des cultures) inspirera d'autres formations comme Les Négresses Vertes ou La Mano Negra. Mais Rachid veut aller plus loin et en 1990, il décide, au détour de l'album-manifeste "Barbès", de mettre en avant, et en solo, sa propre sensibilité, parce qu'il a senti que la question des origines est à l'origine de toutes les questions. A l'interrogation existentielle, il a apporté quelques éléments de réponses et une vision moderniste, à travers des morceaux réussissant une synthèse entre le passé le plus précieux et la découverte la plus hardie. Clins d'oeil appuyés aux racines et titres marqués par le tempo entêtant de Dame techno cohabiteront dans ses enregistrements mais l'idée majeure, celle qui hante depuis longtemps l'esprit de Rachid, est là : il faut absolument réactiver le cercle des poètes disparus."Ya Rayah", joyau de la tradition chaâbi (populaire né dans la Casbah d'Alger et répandu en France par Dahmane El Harrachi), sera la première étape de ce parcours dans les dédales de ce qu'il nomme "la culture de l'exil".

Avec "Diwan"("assemblée" mais aussi "recueil poétique"en arabe, a donné en français le terme "douane") réalisé avec la complicité de Steve Hillage à Londres, il a su rendre d'abord un hommage complet aux artistes les plus importants de la chanson maghrébine ou orientale comme Farid El Atrache, Akli Yahiatène, Khelifi Ahmed, El Hadj El Anka, Nass El Ghiwane et, bien sûr, Dahmane El Harrachi. Ces chanteurs aux styles divers (chaâbi, folklore oranais, oriental...), dont il a revisité avec respect le répertoire, ont retrouvé une étonnante vigueur et une nouvelle popularité.Rachid, à l’occasion de ce festival, fera revivre les uns et saluera la mémoire des autres.

Avis du public : Rachid Taha

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