Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

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Le mariage de Figaro jusqu'à 46% de réduction

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Théâtre Fontaine Paris | du 05 au 12 mars 2017 | Durée : 2h20
CLASSIQUE, Ados, Familial, Primaire
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Anciennement à l’affiche

Le mariage de Figaro

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Espace Marais Paris | le 24 septembre 2016 | Durée : 1H45
CLASSIQUE

Spectacle terminé depuis le 24 septembre 2016

 

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

Né à Paris le 24 janvier 1732 - mort à Paris le 18 mai 1799.

Biographie
Repères

Pierre-Augustin Caron, fils d'horloger, inventeur à vingt ans d'un échappement de montre dont il est obligé de disputer l'invention au célèbre horloger Lepaute, vit sa vie comme un roman picaresque. Tour à tour musicien, auteur dramatique, éditeur, courtisan, agent secret, homme d'affaires, trafiquant quand il ne négocie pas ouvertement, il occupe des charges à la cour, apprend les finances avec Pâris-Duverney, mène conjointement plusieurs procès (familiaux, financiers, politiques...), se mêle de politique étrangère, qu'il s'agisse de la mission secrète à Londres avec le Chevalier d'Éon en 1775, de l'aide aux Insurgents d'Amérique en 1776 ou de l'achat de fusils en Hollande pour l'armée républicaine en 1792.

Il prend, dès 1756, le nom de Beaumarchais, du nom d'une terre de sa première épouse, bâtit sa fortune sur des coups de poker, organise l'exploitation de la forêt de Chinon, entreprend à Kehl l'édition monumentale des Œuvres de Voltaire (1783 - 1790), finance la Compagnie des Eaux, se bat sur tous les fronts, intrépide, dénonçant çà et là les privilèges, toujours la plume à la main, instrument de combat, de séduction, qu'il manie avec éloquence et insolence.

Il entre en littérature par la petite porte, fournit à Lenormant d'Étiolles, mari de la Pompadour, des Parades dans le genre poissard (1757 - 1763). Le théâtre l'intéresse cependant d'une manière plus sérieuse, et, suivant les idées développées par Diderot sur le drame bourgeois, il donne à la Comédie-Française Eugénie (1767), demi-échec suivi de la publication d'un ouvrage théorique, Essai sur le genre dramatique sérieux, et les Deux Amis (1770), échec total.

Changeant de genre, Beaumarchais projette de donner aux Comédiens italiens qui le refusent, le Barbier de Séville, un opéra-comique. Après aménagements, la Comédie-Française reçoit en 1773 la comédie du Barbier de Séville, finalement créée en 1775. Le succès n'est pas immédiat. La pièce est coupée et ramenée de 5 à 4 actes, dès la seconde représentation. Une longue série de représentations victorieuses s'ouvre alors.

Tout en méditant une suite à l'histoire de son Figaro, Beaumarchais prend la tête des auteurs dramatiques trop longtemps abusés par les Comédiens-Français, qui profitent de leur monopole pour ne pas rétribuer les auteurs comme il conviendrait. D'un conflit mené tambour battant par Beaumarchais, exigeant des comptes exacts, et peu avare en déclarations tonitruantes, naît la Société des auteurs dramatiques (1777-1780). Dès 1781, la Folle journée ou le Mariage de Figaro est reçue par les Comédiens-Français, mais la censure et les réticences de Louis XVI, qui a senti ce qu'il y a de subversif dans cette comédie brillante, en retardent la création. Beaumarchais multiplie les lectures privées, obtient la protection de la reine Marie-Antoinette, et la pièce est enfin créée, le 27 avril 1784, remportant le plus grand triomphe de toute l'histoire de la Comédie-Française. Plus de cent représentations en quatre ans (dont 67 en 1784 - un record) asseoient la réputation littéraire de Beaumarchais, qui, pourtant, n'échappe ni aux pamphlets ni même à la Bastille.

Ne négligeant aucun genre, il donne en 1787 le livret d'un opéra, Tarare, dont la musique est confiée à Salieri.

A travers les comédies de Beaumarchais, c'est l'émergence des libertés bourgeoises et populaires qui se fait jour, dans un monde où l'aristocratie, naguère incontestée, vacille au contact des idées philosophiques.

Le dernier volet de la trilogie de Figaro, la Mère coupable, drame larmoyant et moralisateur contaminé par l'atmosphère révolutionnaire, est créé en 1792 au Théâtre du Marais, dont Beaumarchais est le directeur occulte. Il faut attendre la reprise de 1797, au Théâtre Feydeau, avec les créateurs du Mariage de Figaro, Louise Contat et Dazincourt, rescapés des geôles de la Terreur, pour que la pièce remporte un véritable succès.

Entre temps Beaumarchais, confondu avec les aristocrates émigrés, a connu la prison, l'exil et la ruine. Il ne renonce cependant pas à se défendre, et publie de nombreux Mémoires. Presque oublié, il meurt en 1799.

Brillant, dilettante, insolent, impécunieux et intrigant, Beaumarchais est, à l'image de Figaro, "ambitieux par vanité, laborieux par nécessité, mais paresseux... avec délices ! orateur selon le danger ; poète par délassement ; musicien par occasion..." et ce qui reste de son œuvre, dramatique ou polémique, est essentiellement cette étonnante liberté d'esprit, qui ne vieillit pas, car elle est de tous les temps.

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24 janvier 1732 Naissance à Paris de Pierre-Augustin Caron fils d’André-Charles Caron, maître horloger.

1756 Prend le nom de Beaumarchais.

1761 Achète la charge de secrétaire du roi.

1767 Eugénie, drame, à la Comédie-Française.

1770 Les Deux Amis, drame, à la Comédie-Française.

1772 Premier procès contre La Blache : victoire. Le Barbier de Séville, opéra comique.

1773 Deuxième procès contre La Blache : défaite. Affaire de Chaulnes. Incarcéré au Fort-L’Evêque (26 février-8 mai).

1773-1774 Affaire Goëzman. Publie Les Quatre Mémoires contre Goëzman.

1774 Condamné au blâme.

1775 Le Barbier de Séville à la Comédie-Française.

1776 L’arrêt du blâme est cassé.

1777 Fondation de la Société des auteurs dramatiques.

1778 Troisième procès contre la Blache : victoire définitive.

1781 Engage la "bataille" du Mariage de Figaro.

1784 Le Mariage de Figaro à la Comédie-Française.

1785 Incarcéré à Saint-Lazare (8-13 mars). Publication du Mariage, avec la Préface.

1789 Député à la Commune de Paris.

1792 La Mère coupable, drame, au Théâtre du Marais. Incarcéré à l’Abbaye (23-29 août).

1794 Inscrit sur la liste des émigrés.

1794-1796 Exil à Hambourg.

1796 Retour à Paris.

17 mai 1799 Mort de Beaumarchais à Paris.

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