Luigi Pirandello

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Théâtre de la Commune Aubervilliers | du 03 au 11 novembre 2016 | Durée : 3h30
CONTEMPORAIN
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À partir de 10 €

 

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On ne sait comment

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Théâtre de la Commune Aubervilliers | du 07 au 17 avril 2016 | Durée : 3 heures
CONTEMPORAIN, Coups de coeur

Spectacle terminé depuis le 17 avril 2016

 

Luigi Pirandello

Luigi Pirandello (1867-1936)
Chronologie

Luigi Pirandello est né le 28 juin 1867 près d’Agrigente, dans la maison de campagne du Caos où ses parents s’étaient réfugiés à cause d’une épidémie de choléra. Sa famille, patriote et garibaldienne, a contribué activement à l’unité italienne (accomplie en 1870) et s'est enrichie dans l’extraction et le commerce du soufre. Enfance heureuse et aisée. Etudes secondaires à Palerme. Premiers poèmes. Après un essai décevant, et devant la force de sa vocation littéraire, son père renonce à l’associer à la direction de la soufrière familiale, et Luigi s’inscrit à l’Université de Palerme. Pour sa deuxième année d’études, il part pour Rome (1887). Sa spécialisation en philologie, il va cependant la faire à Bonn, en Allemagne (1889), où il soutient en avril 1891 une thèse de doctorat sur "les sons et leur formation dans le dialecte d’Agrigente".

La Sicile, en effet, ne cesse d’occuper sa pensée, même quand, rentré en Italie, il s’installe définitivement à Rome avec Antonietta Portulano, la fille de l’associé de son père, qu’il a épousée en janvier 1894 et qui lui donne trois enfants : Stefano, né en 1895 et qui deviendra romancier, Lietta, née en 1897 et qui épousera un attaché militaire de l’Ambassade du Chili en 1921 et sera dès lors souvent séparée de son père au grand désespoir de ce dernier et Fausto né en 1889 qui deviendra peintre.

C’est d’abord par la poésie et par le récit que Pirandello essaie de se faire connaître tout en gardant la Sicile présente à son esprit et en s’efforçant de construire le rapport de ce monde clos, qui semble immobile pour l’éternité, avec l’apparition de la "modernité" et les développements de l’histoire récente. Le choc entre l’ancien et le nouveau et la désillusion par rapport aux espoirs de l’unité italienne apparaissent en particulier dans ses romans : L’Exclue (1901), Feu Mathias Pascal (1904), Les vieux et les jeunes (1909), Son Mari (1911), On tourne (1915), Un, personne et cent mille (1926). Mais la production narrative la plus importante et la plus constante de Pirandello est celle de ses nouvelles (deux cent-cinquante) dont un certain nombre seront plus tard adaptées par lui en pièces ou en films. Il les écrit pour les revues et journaux auxquels il collabore régulièrement et les rassemble en recueils successifs à partir de 1894 ; le projet global - une nouvelle pour chaque jour d’une année entière, ou Nouvelles pour une année - ne sera cependant jamais totalement réalisé.

En même temps, à partir de 1898 et pour s’assurer un revenu stable, Pirandello commence à enseigner la langue et la littérature italiennes à l’Institut Supérieur et Pédagogique de jeunes filles où sont formées les enseignantes des lycées et collèges ; il garde cet emploi jusqu’en 1922. Pour sa titularisation, il écrit d’ailleurs en 1908 deux essais importants (Art et science et l’Humour) qui s’inscrivent dans la réflexion qu’il ne cesse de mener sur l’art qu’exigent les temps nouveaux, sur sa propre écriture, sur la spécificité de la poésie dramatique et sur les rapports complexes qui existent entre auteur, acteurs et personnages.

Car le théâtre est avec la poésie la forme qui le tente depuis son enfance, depuis le petit théâtre qu’il avait installé dans le jardin paternel et sa première tragédie d’alors ("Barbaro, perdue"). C ‘est d’abord par le théâtre qu’il tente à Rome de se faire un nom en multipliant essais et projets proposés aux principales compagnies dramatiques de l’époque. A partir de 1910, ses efforts aboutissent enfin, grâce à Nino Martoglio et Angelo Musco qui lui demandent et représentent ses pièces en sicilien comme L’Etau et Cedrats de Sicile (1910), Gare à toi, Giacomino et Liola (1916), Le Bonnet de fou, La jarre, et a Balance (1917), Le diplôme (1918)…

C’est à partir de 1913 que Pirandello, qui s’intéresse passionnément au cinéma, essaie de s’introduire dans ce monde nouveau. Non sans succès, puisque de 1919 à 1936, quinze films sont tournés à partir de ses œuvres dont deux en français Feu Mathias Pascal (1925, par Marcel L’Herbier et en 1936, par Pierre Chenal avec Pierre Blanchar).

Quant aux "grandes" pièces qui consacreront Pirandello comme auteur de renommée européenne et lui vaudront le Prix Nobel de Littérature en 1934, elles ne commencent à être jouées, par les meilleurs acteurs italiens d’alors, qu’à partir de 1915, d’abord sans grand succès puis avec un succès de scandale jusqu’à la reconnaissance définitive en 1921.

Leur source d’inspiration, outre la Sicile et les caractéristiques du temps présent, est dans les épreuves personnelles que connaît l’auteur. En 1903, l’inondation de la soufrière paternelle engloutit la fortune familiale et la dot d’Antonietta. Cette dernière, de santé nerveuse déjà fragile, commence dès lors à développer une forme obsessionnelle de jalousie morbide à l’égard de son mari que son métier met en contact quotidien avec des jeunes filles. Et de crise en crise, de séparation temporaire en séparation temporaire, Antonietta finit par prendre pour cible, de 1915 à 1918, sa propre fille, Lietta, qu’elle accuse de manigances incestueuses. Lietta fait une tentative de suicide puis doit se réfugier chez une tante à Florence. L’état mental d’Antonietta exigerait son internement mais Pirandello, qui lui est passionnément attaché, ne s’y résigne qu ‘en janvier 1919, au retour de guerre de ses deux fils, dont l’aîné a été fait prisonnier dès 1915 et s’est retrouvé gravement malade en captivité.

Naissent donc La raison des autres (1915), Chacun sa vérité et La Volupté de l’Honneur (1917), Mais c’est pour rire et Le Jeu des rôles (1918), La greffe et L’homme, la bête et la vertu (1919), Tout comme il faut, ainsi que Comme avant mieux qu’avant et Les deux visages de Madame Morli (1920) Six personnages en quête d’auteur (1921), Henri IV et  Vêtir ceux qui sont nus (1922), La fleur à la bouche, ainsi que La vie que je t’ai donnée et l’Autre fils (1923), Chacun a son idée (1924).

En 1925, Pirandello, qui a adhéré au parti fasciste en 1924, fonde à Rome le Théâtre d’Art dont il assume la direction et la programmation, dont il met en scène les spectacles créés à Rome mais qui ne cessent de tourner en Italie et à l’étranger. Il engage la jeune actrice "futuriste" Marta Abba qui devient son interprète préférée et son grand amour (platonique) jusqu’à sa mort. Le Théâtre d’Art est dissout en 1928 pour dissension avec les autorités fascistes, et Pirandello choisit dès lors de vivre le plus souvent à l’étranger (Berlin de l’automne 1928 à la fin 1930, puis Paris jusqu’au printemps 1933…). Très célèbre mais extrêmement solitaire, il meurt à Rome d’une pneumonie le 10 décembre 1936. Il avait demandé le corbillard des pauvres, l’incinération et le scellement de son urne funéraire dans l’une des pierres du Caos, près de sa maison natale.

Théâtralement, de 1925 à 1936, c’est la "seconde manière" de Pirandello, avec, en particulier, outre les pièces à protagoniste féminine écrites pour Marta Abba (Diane et Tuda, L’amie de leurs femmes, Comme tu me veux, Se trouver…), Ce soir on improvise (1930) qui, avec les Six personnages et Chacun à son idée composent une trilogie méta-théâtrale, La Nouvelle Colonie (1928) et Lazare(1929) qui avec Les Géants de la Montagne (inachevés) constituent une trilogie de pièces "mythiques". Cette seconde période comprend aussi une mise en jeu amère de l’amitié Ou d’un seul ou de personne  (1929), un "testament moral" On ne sait comment (1934) et une réflexion autobiographique désolée sur le vieil âge d’un auteur que la célébrité écrase Quand on est quelqu’un (1933).

Le mot "Pirandellisme" est apparu en 1922 pour désigner les pièces "compliquées", "cérébrales" et "froides" dont Pirandello aurait été coutumier selon la critique. Mais lui-même n’a cessé de dire que son Théâtre était "passionnel et non philosophique", qu’il mettait en jeu les vilains tours que la vie ne cesse de nous jouer et que c’est dans l’art de cette mise en jeu que les hommes peuvent trouver leur dignité d’homme.

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1867 28 juin : naissance de Luigi Pirandello à Girgenti (Agrigente). Son père Stefano dirige une entreprise d’exportation de soufre.
1886 Il s’inscrit à la Faculté des Lettres de Palerme après un bref séjour à Agrigente où son père l’initie à l’administration (à laquelle il le destine) des mines de soufre.
1887-89 Il s’inscrit à la Faculté des lettres de Rome, puis à l’université de Bonn en Allemagne. Premier recueil de vers : Mal giocondo.
1893 S’établit à Rome ; premières relations littéraires.
1894 Epouse Maria Antonietta Portulano, fille d’un associé de son père.
1895 Juin : naissance de son fils Stefano (écrivain sous le pseudonyme de Stefano Landi).
1897 Juin : naissance de sa fille Lietta.
1898 Publie en revue sa première pièce : L’Epilogue.
1899 Juin : naissance de son fils Fausto, qui sera peintre. Première dépression nerveuse d’Antonietta.
1903 Eboulement de la soufrière dans laquelle Pirandello avait englouti tout son capital, ainsi que la dot de sa femme. Premiers symptômes paranoïaques d’Antonietta.
Pirandello écrit Feu Mathias Pascal.
1910 Traduction française de Feu Mathias Pascal (Calmann-Lévy).
9 décembre : première, à Rome, des deux premières pièces de Pirandello portées à la scène : L’Etau (nouveau titre de L’Epilogue) et Cédrats de Sicile.
1915 Aggravation de la maladie d’Antonietta.
Création, à Milan, de La Raison des autres, premières comédie de Pirandello en trois actes : aucun succès.
1916 Alors que Pirandello songe à abandonner le théâtre, son ami Nino Martoglio le pousse à écrire pour l’acteur sicilien Angelo Musco : succès de Méfie-toi, Giacomino ! et de Liolà.
1917 Création, avec succès, de A Chacun sa vérité.
1918 Premier volume des Masques nus, titre qui ne cessera de désigner l’ensemble du théâtre de Pirandello.
1919 Internement d’Antonietta (jusqu’à sa mort, à 87 ans, en 1959).
1921 Mai : échec tumultueux de Six Personnages en quête d’auteur à Rome.
Septembre : triomphe de Six Personnages à Milan.
1922 Succès de Henri IV.
Création, en anglais, de Six Personnages à Londres.
Première création pirandélienne à Paris : La Volupté de l’honneur (mise en scène de Charles Dullin).
1923 Avril : Pirandello assiste à Paris à la première, en français, de Six Personnages (mise en scène de Georges Pitoëff).
1924 10 juin : assassinat du député socialiste Matteotti.
19 septembre : L’Impero publie la lettre du 17 septembre dans laquelle Pirandello demande à Mussolini d’être inscrit au Parti National Fasciste.
1925 Fondation du Teatro d’Arte di Roma dont Pirandello est directeur. Il y engage une jeune actrice, Marta Abba, pour qui il écrira de nombreuses pièces et dont il partage la vie.
Marcel L’Herbier tourne Feu Mathias Pascal.
1926 Publication du roman Un, personne, cent mille.
1929 Pirandello est nommé membre de l’Academia d’Italia, fondée par Mussolini.
1930 Première mondiale, le 25 janvier à Königsberg, de Ce Soir on improvise.
1934 Pirandello reçoit le 10 décembre à Stockholm le prix Nobel de littérature.
1935 Première à Paris le 19 janvier à Königsberg, de Ce Soir on improvise (mise en scène de Georges Pitoëff).
1936 Pirandello meurt le 10 décembre, chez lui à Rome (15, via Antonio Bosio) d’une attaque de pneumonie. Il laisse une pièce inachevée, Les Géants de la Montagne.

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