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Kurt Weill

One touche of Venus, une oeuvre majeure méconnue en Europe
Weill et la comédie musicale
Le thème de Pygmalion

  • One Touch of Venus, une œuvre majeure méconnue en Europe

Kurt Weill, exilé aux Etats-Unis, n'eut de cesse, au début des années quarante, d'explorer les différents moyens d'expression de Broadway dans le but de créer la forme la plus accomplie de théâtre musical, dans le sillage de ses expérimentations berlinoises des années vingt.

Le nouveau genre devait réunir, à ses yeux, les deux formes distinctes que sont l'opéra, dans son héritage européen, et la tradition américaine de la pièce avec musique.

One Touch of Venus (1943), comédie musicale en deux actes, apparaît comme le résultat accompli de cette exploration.

Cette pièce représente l'idéal du show de Broadway par sa combinaison de songs et de théâtre parlé, mais aussi par une légèreté imprégnée de mélancolie qui enveloppe les songs sans parler d'une forte tendance au pastiche et à l'auto- ironie. Le livret et les songs furent écrits par Ogden Nash, poète américain célèbre des années 40. La musique de Weill est légère, brillante, formidablement intelligente.

Ces éléments font de One Touch of Venus une œuvre majeure de Weill méconnue en Europe, sa comédie musicale aux Etats-Unis qui sera créée pour la première fois en France.

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  • Weill et la comédie musicale

En septembre 1935, Weill décida de partir pour New York, où il s'établit jusqu'à sa mort en 1950. Contrairement à beaucoup d'artistes juifs forcés d'émigrer aux Etats-Unis, Weill ne vécut pas ce voyage comme un exil. Il prit la nationalité américaine, s'enthousiasma pour la vie musicale et théâtrale new-yorkaise, et n'envisagea jamais de revenir en Allemagne.

Weill l'a répété à plusieurs reprises : Broadway constituait un réservoir inépuisable de talents créateurs en même temps qu'un réservoir de public.

Il n'eut de cesse, au début des années quarante, d'explorer les différents moyens d'expression de Broadway dans le but de créer la forme la plus accomplie de théâtre musical, dans le sillage des expérimentations berlinoises des années vingt.

Cependant, affirmer que Weill s'est totalement fondu dans le moule Broadway, c'est méconnaître sa manière de composer.

Weill s'est toujours nourri de la musique populaire, pour la tordre dans un langage personnel. Il s'est approprié les moyens d'expression de la comédie musicale et il a apporté les siens, veillant lui-même au moindre détail, de la conception jusqu'à l'orchestration finale.

Pour Venus, son orchestre se pare d'une patine chatoyante, d'un velours satiné qui n'était pas le lot des partitions précédentes et qui ressort de l'alchimie des bois et des cordes où les sonorités des basses se révèlent prégnantes.

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  • Le thème de Pygmalion

Weill a déjà trois shows à son actif lorsqu'il entraîne Cheryl Crawford, sa fidèle productrice, dans un nouveau projet. Il s'agit de One Touch of Venus, une adaptation du thème de Pygmalion d'après le roman The Tinted Venus de Thomas Anstey Guthrie (1890).

Cette fois, sa notoriété est suffisante pour qu'il puisse imposer son choix pour les librettistes. Il persuade facilement le poète Ogden Nash d'écrire le texte des chansons. Pour le livret, il fit appel à Sidney J. Perelman (1904-1979) tout juste sorti d'une collaboration avec les Marx Brothers dans Monkey Business.

La première eut lieu le 7 octobre à l'Imperial Theater de New York, inaugurant une série de 567 représentations.

Maurice Abravamel (l'ami de Stravinsky) dirigeait; Agnès de Mille, forte de son succès récent dans Oklahoma ! (1943) s'était chargée de la chorégraphie ; Elia Kazan avait fait la mise en scène (il faisait partie de la troupe du Group Theater qui avait créé la première œuvre de Weill aux USA, Johnny Johnson).

Entouré des meilleurs collaborateurs, Weill a conquis sa place à l'avant-garde de l'histoire de la comédie musicale américaine entre Gershwin et les générations successives de Bernstein et Sondheim.

D'après Pascal Huynh. Kurt Weill ou la conquête des masses, Acte Sud 2000

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