Heinrich von Kleist

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Prochainement à l’affiche

La cruche cassée

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Vieux Colombier - Comédie Française Paris | du 29 mars au 07 mai 2017
CLASSIQUE
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À partir de 35,50 €

 

Anciennement à l’affiche

Michael Kohlhaas, l’homme révolté

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Essaïon Paris | du 05 septembre au 22 novembre 2016 | Durée : 1h10
CONTEMPORAIN, Coups de coeur

Spectacle terminé depuis le 22 novembre 2016

 

Heinrich von Kleist

Né en 1777, issu d'une famille de militaires, il fait ses études à Francfort avant d'entrer dans l'armée jusqu'en 1799, au sein de laquelle il participe au Siège de Mayence (1793). Il voyage dans divers pays d'Europe. Il écrit des nouvelles et des pièces de théâtre qu'il ne vit jamais représentées de son vivant. Il lance également plusieurs revues littéraires, qui restent éphémères. Soupçonné d'espionnage, il est incarcéré par les Français en 1807 pendant quelques mois au Fort de Joux. Après l'échec de sa dernière pièce Le Prince de Hombourg, il se suicide au bord du lac de Wannsee, près de Potsdam, avec sa compagne Henriette Vogel.

Kleist est l'un des rares romantiques qui aient mis pleinement leur pensée en action. La recherche de l'absolu a été sa seule quête dans sa vie publique, littéraire et privée. Le suicide à deux, minutieusement préparé alors qu'il n'a que 34 ans, en sera l'ultime témoignage - son Penthésilée, où le vertige de l'amour est associé à
celui de la mort, apparaissant désormais comme un signe prémonitoire.

Sa vie chaotique, faite de passion et de déception aussitôt surmontée, d'une densité extrême, est tragique comme la plupart de ses textes. De la lignée de Shakespeare, il sait à merveille faire entrer dans des canevas classiques la barbarie et la démesure, le duel éternel du réel et de la subjectivité, l'impossible tentative de dépassement - hormis dans Le Prince de Hombourg.

Chez lui, le rêve n'est jamais un refuge : bien plutôt un ferment de réconciliation avec le réel. L'être doit s'atteindre sans le secours de la raison, qui mène à une impasse, ni de la volonté, souvent stérile, mais à travers la grâce de l'abolition du Moi, qui seule délivre de ces vies « verrouillées de l'intérieur », si fatales à l'être humain.

Il faudra attendre Nietzsche pour que la singularité encombrante de Kleist soit reconnue pour ce qu'elle est : la sublime « impossibilité de vivre » une existence privée d'absolu. Et Nietzsche cite la lettre, où Kleist dit comment la lecture de Kant l'a réduit au désespoir, lui retirant tout but, une existence condamnée au relatif devenant l'« incurable » même.

Principales oeuvres : La Cruche cassée (1803), La Famille Schroffenstein (1801), Robert Guiscard (1803), La Marquise d'O... (1805), Michael Kohlhaas (1810), Penthésilée (1805-1807), La Petite Catherine de Heilbronn (1808), La Bataille d'Arminius (1808), Le Prince de Hombourg (1811).

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