Actuellement à l’affiche : Harold Pinter

Trahisons jusqu'à 40% de réduction

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Ménilmontant Paris | du 11 octobre au 21 décembre 2016 | Durée : 1h30
CONTEMPORAIN, Comédie dramatique
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À partir de 13,50 € au lieu de 22,50 €

L'amant jusqu'à 40% de réduction

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Essaïon Paris | du 08 novembre 2016 au 24 janvier 2017 | Durée : 50 minutes
CONTEMPORAIN
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À partir de 13,50 € au lieu de 22,50 €

 

Anciennement à l’affiche

Trahisons

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A la Folie Théâtre Paris | du 21 avril au 25 juin 2016 | Durée : 1h30
CONTEMPORAIN, Comédie dramatique

Spectacle terminé depuis le 25 juin 2016

 

Harold Pinter

Biographie
Oeuvre

  • Biographie

Né en 1930, Pinter, comme Wesker, comme Kops, est originaire de l’East End de Londres, de parents juifs.

Il fut un petit garçon morose qui, dès l’âge de treize ans, se mit à écrire des poèmes. "J’usais d’une liberté de langage considérable. J’étais très influencé par Dylan Thomas et je me fichais du style. J’ai acquis avec l’âge un respect pour la société et la discipline."

Il obtint une bourse pour étudier à la Hackney Grammar School, participa à des bagarres contre les sympathisants du fascisme qui harcelaient les Juifs de l’East End juste après la guerre, et refusa de faire son service militaire pour des raisons de conscience : "A mes yeux, l’idée de réarmement était ridicule. J’étais conscient des souffrances et des horreurs de la guerre et je n’allais, sous aucun prétexte, contribuer à son entretien. J’ai dit non. Et je dirai encore non. C’est encore plus stupide maintenant."

Après s’en être tiré avec deux amendes, il décida de devenir comédien et fut admis à la RADA, le conservatoire d’art dramatique. "J’étais trop jeune en vérité et je détestais l’ambiance. Ils avaient tous l’air si sophistiqués, si sûrs d’eux-mêmes. J’ai simulé une dépression nerveuse et j’ai été voir un match de cricket."

Il partit, un an plus tard, en Irlande jouer du Shakespeare avec la troupe d’Anew Mc Master.

Puis il fut admis dans la compagnie Donald Wolfit et, sous le nom de David Baron, mena jusqu’en 1958 une existence d’acteur en tournée, sillonnant le pays, jouant le soir, répétant le matin, tout en écrivant des poèmes et des textes en prose l’après-midi. "Je n’ai jamais imaginé qu’un jour j’allais m’arrêter de jouer pour écrire à plein temps."

Il écrivit, en quatre jours sa première pièce en un acte, The Room (La Chambre), en 1957 parce qu’un ami, chargé de présenter un spectacle à l’université de Bristol, le pressait de le tirer d’embarras. La même année, tout en continuant à jouer en tournée, il écrivit The Dumb Waiter (Le Monte-plats) et The Birthday Party (L’Anniversaire).

Cette dernière pièce lui fut inspirée par une expérience datant de 1954 alors qu’il jouait dans une station balnéaire. Il s’était mis à chercher, par un dimanche pluvieux, une chambre à louer, et rencontra un vieil homme qui s’occupait des chaises longues sur la plage et qui l’emmena dans une maison délabrée où on lui proposa d’occuper le grenier. La maison était dirigée par une bonne femme rougeaude et mal peignée et l’atmosphère étrange et sinistre de l’endroit resta gravée dans sa mémoire.

Joué à Londres en 1958, The Birthday Party fut un échec total. Mais les critiques changèrent de ton après avoir vu The Caretaker (Le Gardien) présenté au Arts Theatre en avril 1960. En mai, la pièce était transférée au Duchess Theatre dans le West End. (…)

Après avoir présenté The Collection (La Collection) en juin 1962 et repris The Birthday Party en juin 1964, la Royal Shakespeare Company présentait The Homecoming (Le Retour) en juin 1965 - The Lover (L’Amant) avait été joué aux Arts en 1963 - et s’apprêtait à accueillir Landscape (Paysage) en 1968 quand le censeur demanda à l’auteur d’y couper quatre mots. Pinter refusa et la pièce fut alors présentée intégralement, dans une version radiophonique, par la BBC, en avril 1968.

L’attitude de Pinter envers le censeur est caractéristique. Il n’accepte pas qu’on modifie son texte pour la bonne raison que, dans ses pièces, l’écriture a la qualité formelle d’une partition musicale. Les silences, notamment, y jouent un rôle important.

Influencé surtout par Joyce et Beckett, Pinter a la volonté d’être exact, de traquer les angoisses de ses personnages, "l’esprit du souterrain". La structure de ses œuvres, comme chez Beckett, devient progressivement de plus en plus dépouillée. Ses personnages refusent de communiquer, se réfugient dans des dialogues de sourds pour éviter de regarder la réalité en face. (…)

Pinter est particulièrement attentif à la vie subconsciente de ses personnages et à la nature ambiguë de l’identité individuelle. Bien que superficiellement ses dialogues ressemblent étrangement à une reproduction fidèle du langage quotidien, ils ont, en réalité, un rythme poétique plus puissant que le rythme soigneusement calculé des vers de T. S. Eliot. Et la qualité onirique de ses pièces est basée sur la cristallisation progressive d’une image qui, avec la dernière réplique, apporte le choc de la révélation. (…)

Pinter offre aux spectateurs une nouvelle acuité de vision. Les motifs diffèrent des actes, les conversations, banales en apparence, sont émaillées de tensions subtiles, les moments les plus révélateurs et les plus effrayants sont ceux où s’évanouissent les rationalisations, les prétextes, les faux-semblants.

D. Salem, La Révolution théâtrale actuelle en Angleterre, Denoël

C’est aussi un homme engagé humainement et politiquement, notamment contre la dictature de Pinochet et plus récemment contre les bombardements américains sur l’Irak lors des deux guerres du Golfe. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 2005 et la Légion d’honneur en 2007.

Il est décédé le 24 décembre 2008.

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Pièces
1957 The Room
The Birthday Party
(L’Anniversaire)
The Dumb Waiter (Le Monte-plats)
1958 A slight Ache (Une petite douleur)
The Hot House
1959 The Caretaker (Le Gardien)
A Night out
1960 Night School
The Dwarfs

1961 The Collection
1962 The Lover (L’Amant)
1964 Tea Party
The Homecoming
(Le Retour)
1966 The Basement
1967 Landscape (Paysage)
1968 Silence
1970 Old Times
1972 Monologues
1974 No Man's Land
1978 Betrayal
1980 Other places, qui comprend Family Voices (Les Voix du sang), Victoria Station (Victoria Station) and A Kind Of Alaska (Comme en Alaska)
1984 One for the Road (Un pour la route)
1988 Mountain Language (Langue de la montagne)
1991 Party Time (Une soirée entre amis)
1993 Moonlight (La Lune se couche)
1996 Ashes to Ashes
1999 Celebration
Remembrance of Things Past

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Sketches
Black and White (Le Jour et la Nuit)
The New World Order (Le Nouvel ordre mondial)
Request Stop (Arrêt facultatif)
That's your Trouble (Chacun son problème)
Trouble in the Works (Crise à l’usine)
Last to go (Le dernier à partir)
That's all (Voilà tout)
Interview, Applicant, Dialogue three : 1959
Precisely (1983, Précisément)
Press Conference (2002, Conférence de presse)

Scénarios
The Servant
The Pumpkin Eater
The Quiller Memorandum

Accident
The go-between
Langrishe go down
the Last Tycoon
A la recherche du temps perdu
The French Lieutenant Woman
Turtle Diairy
Reunion
The Heat of the Day
The Handmaid's Tale
The Comfort of Strangers
The Trial

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