Actuellement à l’affiche : Eugène Ionesco

La cantatrice chauve (comme vous ne l'avez jamais vue) jusqu'à 63% de réduction

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Lucernaire Paris | du 24 août au 09 octobre 2016 | Durée : 1h35
CONTEMPORAIN, PLACES DU JOUR A MOITIE PRIX, Coups de coeur
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À partir de 11 € au lieu de 29,50 €

La cantatrice chauve jusqu'à 18% de réduction

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Huchette Paris | du 16 février 1957 au 31 décembre 2016 | Durée : 1 heure
CONTEMPORAIN, Coups de coeur
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À partir de 28,50 € , 23,50 € pour les adhérents

 

Anciennement à l’affiche

La cantatrice chauve

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Théâtre de Belleville Paris | du 02 août au 17 septembre 2016 | Durée : 1 heure
CONTEMPORAIN, A ne pas manquer, Coups de coeur

Spectacle terminé depuis le 17 septembre 2016

 

Eugène Ionesco

Sa vie
Le théâtre d'Eugène Ionesco

Son oeuvre

Eugène Ionesco naît à Slatina, en Roumanie, le 26 novembre 1912 et meurt à Paris le 28 mars 1994.

D'ascendance française par sa mère, il vit à Paris de sa première à sa treizième année. Adolescent, il fréquente la Faculté des Lettres de Bucarest. Il enseigne le français puis devient critique littéraire. Il publie en 1934 un essai intitulé NON sur l'identité des contraires.

En 1936, il épouse Rodica. En 1938, il obtient une bourse du gouvernement pour préparer une thèse sur le thème de la mort dans la poésie moderne. Il arrive à Paris en 1939. Il écrit Les Débris du Souvenir. En 1944, naît sa fille Marie-France. En 1950, naît une autre fille, cantatrice et chauve...

En 1954, il reçoit à Honfleur une rare distinction littéraire : "le prix séculaire d'horticulture allaisienne". Le collège de Pataphysique n'était pas étranger à l'affaire.

Considéré dans les années 50 comme un mystificateur par la majorité de la critique, Eugène Ionesco s'est imposé au fil des ans comme une des grandes figures de la littérature française. Il devient académicien en 1970.

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"Je ne me souviens jamais sans plaisir des murmures de mécontentement, des indignations spontanées, des railleries, qui accueillirent l'apparition, en mai 1950, sur la scène des Noctambules, de La Cantatrice chauve. J'avais passé là une soirée extraordinairement plaisante, que les grognements et rires ironiques d'une partie des notables de l'assistance n'avaient fait que rendre plus délicieuse encore. Ce soir-là, ce n'est pas une fois, mais dix fois, ou quinze, ou vingt fois, que j'ai entendu ce bout de dialogue : "Mais enfin, pourquoi La Cantatrice chauve  ? Aucune cantatrice n'est apparue me semble-t-il, ma bonne amie ? - Au moins je ne l'ai pas remarquée. Et chauve  ! Avez vous vu que quelqu'un fût chauve  ? ... Et ce pompier ? Que vient faire là un pompier ? De qui se moque-t-on ? " Il était évident que les notables n'avaient pas "compris" ; on leur promettait une cantatrice chauve, on ne leur montrait pas de cantatrice chauve, ils se sentaient volés, ce qu'ils ne pardonnent pas : Ionesco le vit bien le lendemain. Il y a ainsi des gens que leur intelligence embarrasse. Ce sont d'honnêtes gens qui ont horreur des photographies sans légende, des films japonais sans sous-titre et des éclipses de lune lorsqu'elles sont invisibles à Paris.

Après La Cantatrice Chauve, les notables furent conviés à assister à La Leçon. C'était une vraie, une authentique leçon, une "répétition" même, une leçon particulière, exactement calquée, dénouement compris, sur toutes les leçons qu'ont sollicitées et reçues les gens qui veulent devenir intelligents. "De quoi s'agit-il ? - Ben, d'une leçon..." durent avouer les notables. Ce qui n'enleva rien à leur mauvaise humeur.

Ce n'est pas un théâtre psychologique, ce n'est pas un théâtre symboliste, ce n'est pas un théâtre social, ni poétique, ni surréaliste. C'est un théâtre qui n'a pas encore d'étiquette, qui ne figure encore sur aucun rayon de confection, c'est un théâtre sur mesure ; mais je sens bien que je perdrais la face si je ne donnais pas un nom à ce théâtre. Il est pour moi un théâtre d'aventure, prenant ce mot dans le sens même où l'on parle de roman d'aventure. Il est théâtre de cape et d'épée, illogique comme l'est Fantomas, invraisemblable comme l'est l'Île au trésor, aussi irrationnel que Les Trois Mousquetaires. Mais comme eux poétique et burlesque, et exaltant, et comme eux passionnant. Il viole constamment, je le sais, "la règle du jeu". Il est pourtant le contraire d'un théâtre tricheur.

Le théâtre d'Eugène Ionesco est assurément le plus étrange et le plus spontané que nous ait révélé notre après-guerre. Il n'entend en remontrer à personne, ce qui est la chose la moins admissible pour une société faite de sociétés d'engagés volontaires. Il se refuse au ronronnement dramatique, et avec tant de naturel qu'il n'y a même pas moyen de voir une "provocation" - ce qui arrangerait tout - dans ce refus."

Jacques Lemarchand
Extraits de la préface au Tome 1 du
Théâtre d'Eugène Ionesco (Gallimard)

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Pièces
1950 La Cantatrice chauve
Les Salutations
1951 La Leçon
1952 Les Chaises
1953 Le Maître
Victimes du devoir
La Jeune fille à marier

1954 Amédée ou comment s'en débarrasser
1955 Jacques ou la soumission
Le Nouveau locataire
Le Tableau

1956 L'Impromptu de l'Alma
1957 L'Avenir est dans les œufs
1959 Tueur sans gages
Scène a quatre

1960 Rhinocéros
Apprendre a marcher
(ballet)
1962 Délire a deux
Le Roi se meurt

1963 Le Piéton de l'air
1965 La Soif et la faim
1966 La Lacune
1970 Jeux de massacre
1972 Macbeth
1973 Ce formidable bordel (adaptation théâtrale du roman le solitaire)
1975 L'Homme aux valises
1980 Voyage chez les morts

Essais
1958 La Tragédie du langage
Expérience du théâtre
1959 Discours sur l''avant-garde
1962 Notes et contre-notes
1969 Découvertes
1977 Antidotes

Romans, récits, nouvelles
1956 La Vase
1961 Le Piéton de l'air
1962 La Photo du colonel
1973 Le Solitaire

En 1970, Eugène Ionesco est élu a l'Académie Française.

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