Elfriede Jelinek

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Prochainement à l’affiche

Kein Licht

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Opéra Comique Paris | du 18 au 22 octobre 2017 | Durée : 2h sans entracte
MUSIQUE & DANSE, Opéra
RESERVER

À partir de 55,50 €

 

Anciennement à l’affiche

Jackie

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TGP - CDN de Saint-Denis Saint-Denis | du 31 mars au 03 avril 2012 | Durée : 1h20
CONTEMPORAIN

Spectacle terminé depuis le 03 avril 2012

 

Elfriede Jelinek

Prix Nobel de Littérature en 2004.

Elfriede Jelinek est née en 1946 en Styrie (Autriche). Sa mère est issue de la haute bourgeoisie viennoise et catholique, alors que son père - d’origine juive et tchèque, ingénieur et autodidacte - provient d’un milieu pauvre mais cultivé. Sa mère, dès l’enfance, la destine à la musique ; elle entre à quatre ans dans une institution religieuse de Vienne pour apprendre la danse classique, le français et la musique. Elle obtient son diplôme de fin d’études à l’orgue, mais ne termine pas ses études d’histoire de l’art et de théâtre à l’université de Vienne. Très tôt elle se tourne vers le langage parce que, dit-elle, sa mère ne l’y a pas poussée !

Elle écrit des poèmes, publiés d’abord dans la plus importante revue d’avant-garde autrichienne, Protokolle. Elle écrit également pour la radio et reçoit un premier prix littéraire. Son premier roman (1970) Wir sind lockvögel, baby s’organise autour de la littérature à deux sous et la bande dessinée. Elle publie Michael en 1972, Les Amantes en 1975, Les Exclus en 1980, roman qui s’inspire d’un fait divers qui épouvanta l’Autriche (dans les années cinquante, quatre adolescents s’associent pour commettre des actes de cruauté gratuite, l’un d’eux assassine sauvagement toute sa famille). Ce roman dénonce une société qui, pressée d’oublier son passé et refusant d’exorciser ses démons, condamne ses enfants à reproduire la monstruosité de leurs pères.

En 1983, elle publie La Pianiste qui provoque le scandale en Autriche, et qui est sa première œuvre publiée en français. Elle y dénonce les milieux musicaux viennois : « je voulais montrer avant tout combien sonne creux toute cette haute culture musicale autrichienne qui donne au pays une bonne part de son identité. Il s’agit d’un énorme mensonge : l’Autriche n’a pas aimé ses compositeurs, Schubert entre autres ». Son roman suivant, Lust paru en 1989 ne provoque pas moins le scandale : « Lust est le livre que j’ai toujours voulu écrire. Un texte de pornographie féminine, une sorte d’anti Histoire de l’œil de Georges Bataille et inspiré également des écrits de Sade ».

Également auteur de pièces de théâtre (Ce qui arriva quand Nora quitta son mari, Clara S., Au pays des nuées, Relais d’autoroute ou cosi fan tutte …) Elfriede Jelinek s’inscrit dans la tradition littéraire autrichienne aux côtés des grands polémistes que sont Karl Kraus ou Thomas Bernhard. Elle a été traitée de pornographe, de traître à sa patrie, a reçu des menaces et été traînée dans la boue. Auteur reconnu, honorée par de nombreux prix littéraires dont le prix Heinrich Böll, elle ne cesse d’être marginalisée. On jette l’anathème sur sa personne autant que sur toute son œuvre.

Pourtant, femme de toutes les divergences, elle persiste à démontrer l’engrenage économie /sexualité /discrimination /racisme. Et elle se sert du langage des hommes pour le détourner, pour y introduire son regard de femme - envers et contre tous les extrémismes.

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