Prochainement à l’affiche

Cavalleria rusticana /​ Sancta Susanna

1
2
3
4
5
  • 0 avis
Opéra Bastille Paris | du 30 novembre au 23 décembre 2016 | Durée : 1h50 sans entracte
MUSIQUE & DANSE, En langue étrangère, Opéra, Tête d'affiche
RESERVER

À partir de 124,50 €

 

Anciennement à l’affiche

Feux

1
2
3
4
5
  • 0 avis
Théâtre de la Cité Internationale Paris | du 27 novembre au 20 décembre 2008 | Durée : 1h55
CONTEMPORAIN, Coups de coeur

Spectacle terminé depuis le 20 décembre 2008

 

August Stramm

August Stramm est né le 29 juillet 1874 à Münster en Westphalie, dans un milieu modeste. Il fit une carrière dans l’administration centrale des postes et dans l’armée. Se marie en 1902 avec Else Krafft, fille d’un journaliste en vue, auteur de poésies et de textes qui connaissent un certain succès dans la " Gartenlaube " (le journal des familles de l’époque). Ils ont deux enfants : Inge (1903 et Helmut (1904). Stramm peint avec talent, dans un style impressionniste, joue du violoncelle, et écrit de 1902 à 1911 en dilettante - peut-être dans un esprit de compétition avec sa femme - des légendes africaines (perdues), le drame Die Bauern, calqué sur Florian Geyer de Hauptmann et, dans un style impressionniste plus marqué, Das Opfer (perdu) et les pièces en un acte Der Gatte et Die Unfruchtbaren.

Vers 1912 ou 1913, selon le témoignage de sa fille, " le démon de la poésie s’empare de lui " ; il écrit un certain nombre de poèmes qu’il a l’intention de regrouper sans un recueil. Le cercle, et les pièces Sancta Suzanna, Rudimentaire, La fiancée des Landes. Aucun éditeur ou journal n’accepte ces textes, avant qu’il ne s’adresse, fin 1913, à Herwarth Walden, le directeur de la revue et de la galerie d’art " Der Sturm ". La rencontre (en mars 1914) fut capitale pour les deux hommes : Walden voit en Stramm celui dont l’oeuvre incarne la nouvelle poétique influencée par le futurisme et Arno Holz, et qui va donner le ton à sa revue littéraire durant de nombreuses années. Pour Stramm, Walden sera l’ami qui le comprend, le tire de son isolement, lui fait connaître des artistes et des écrivains, et surtout lui permet de mûrir et de radicaliser ses idées. De mars à fin juillet, Stramm remanie Sancta Suzanna, Rudimentaire, La fiancée des landes et quelques-uns des poèmes destinés au Cercle, et écrit l’ensemble des poèmes du recueil Toi (Du), le long poème L’Humanité (Die Menscheit), le monologue intérieur Le dernier et les pièces Eveil et Forces (toutes ces oeuvres paraîtront dans la revue " Der Sturm ", puis sous forme de livres édités par Walden). La diversité des tons et des formes et surtout la fulgurante évolution parcourue en quelques mois font de cet homme de presque quarante ans un cas unique dans la littérature universelle.

Lorsque la guerre éclate, le capitaine Stramm est mobilisé dès le 2 août et engagé sur le front ouest. Dans un premier temps, l’horreur de la guerre ne lui permet plus d’écrire. Dès novembre, il se met à griffonner des poèmes (plus tard recueillis sous le titre Gouttes de sang (Tropfblut) et Souffrances de l’univres (Weltwehe), et écrit, dans le train qui le ramène le 22 janvier 1915 au front après un congé, le drame cosmique Destinée (Geschehen). A la mi-avril, il est envoyé sur le front oriental. Après avoir participé à soixante-dix batailles, il tome le 2 septembre sur le front russe, comme dernier homme de son bataillon. Inhumée d’abord au cimetière juif de Horodec, sa dépouille sera transférée en 1928 à Berlin-Stahnsdorf.

Avis du public : August Stramm

0 Avis

0 commentaire(s)

1
2
3
4
5

Excellent


(0)

Très bon


(0)

Bon


(0)

Pas mal


(0)

Peut mieux faire


(0)
Donnez votre avis
Excellent
Très bon
Bon
Pas mal
Peut mieux faire