Alexandre Breffort

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Prochainement à l’affiche

Irma la douce

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  • 27 avis
Théâtre du Casino d'Enghien Enghien-les-Bains | le 08 janvier 2017 | Durée : 2h10 entracte inclus
COMEDIE & BOULEVARD, MUSIQUE & DANSE, Comédie musicale, Comédie sentimentale, Tête d'affiche
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À partir de 69 €

 

Anciennement à l’affiche

Irma la douce

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  • 27 avis
Opéra de Massy Massy Cedex | le 27 novembre 2016 | Durée : 2h10 entracte inclus
COMEDIE & BOULEVARD, MUSIQUE & DANSE, Comédie musicale, Comédie sentimentale, Tête d'affiche

Spectacle terminé depuis le 27 novembre 2016

 

Alexandre Breffort

La Dernière Heure, 25 février 1971.

Le théâtre a perdu son plus savoureux bonimenteur, Alexandre Breffort, le père d'Irma la douce, mort à son domicile parisien dans la nuit de mardi à mercredi.

Né en novembre 1901, à Fourchambeault, dans la Nièvre, cet humoriste, qui régale depuis plus de trente cinq ans les lecteurs du Canard Enchaîné de ses calembours ou des aventures du grand père Zigue, a lui-même connu une existence picaresque, digne de ses héros les plus hauts en couleurs.

Fils d'un ouvrier traceur, Alexandre Breffort commença des études techniques à l'école Boulle de Paris, puis à l'école Lavoisier où il fut considéré comme un cancre, et qu'il fut obligé de quitter rapidement.

Alors commença pour lui la plus étonnante succession de professions : débardeur, ripeur, correcteur, photographe, marchand de tableaux, électricien, essayeur de châssis, chauffeur de taxi, camelot, fabricant de choucroute au rutabaga (pendant l'occupation), chansonnier… et journaliste !

De cette douzaine de métiers petits et grands, deux ont plus profondément marqué Alexandre Breffort : camelot et chauffeur de taxi.

De son existence de chauffeur de taxi "nuiteux", il réunit les aventures dans Mon taxi et moi où dans un langage toujours correct il parle entre autres de ses clients célèbres : Maginot qui donnait peu de pourboires, et Rudolf Valentino, plus muet que ses films.

C'est en 1933 que commença sa longue collaboration avec le Canard Enchaîné où il donna tout d'abord les Contes du grand-père Zigue qui allait lui valoir le Prix Alphonse Allais, et où il donna ensuite de nombreux romans. Dans le numéro de mercredi paraissait son dernier article car il travailla jusqu'au dernier moment.

Mais la gloire internationale, ce fut Irma la douce qui la lui apporta dans les années 1950. Tout d'abord sketch de cabaret que joua la compagnie Grenier-Hussenot elle devint comédie musicale en collaboration avec Marguerite Monnot, créée avec le succès que l'on sait au Théâtre Gramont en 1956. Après mille représentations à Paris, la comédie musicale a été jouée quatre ans à Londres et deux ans en Amérique, a fait les beaux soirs de l'Italie, de l'Espagne, la Suède, l'Allemagne et même les Pays de l'Est au théâtre avant d'être adaptée pour l'écran par Billy Wilder avec Shirley MacLaine en vedette.

Je ne comprends rien au succès international d'Irma, reconnaissait Breffort. Il y a des sentiments qui ne passent pas la douane. Mon héroïne est si typiquement parisienne qu'on ne pourrait même pas la déplacer de Belleville à Ménilmontant !

Sur cet élan, Alexandre Breffort écrivit une autre comédie musicale avec Marguerite Monnot, Impasse de la fidélité créée avec Patachou en 1960 aux Ambassadeurs, et deux comédies Rididine et le Cœur sous le paillasson.

On n'a jamais su s'il était heureux ou malheureux a déclaré mardi soir, bouleversée, Colette Renard. Il aimait faire rire, mais personnellement je ne l'ai jamais vu rire.

Nous espérons qu'il a connu un peu de cette joie qu'il a apporté à tant de lecteurs et de spectateurs dans monde entier.

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