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Espace culturel André Malraux au Kremlin-Bicêtre Le Kremlin-Bicêtre | le 30 mars 2017
CONTEMPORAIN, Documentaire
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Anciennement à l’affiche

Je marche dans la nuit par un chemin mauvais

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Cartoucherie - Théâtre de la Tempête Paris | du 14 mars au 13 avril 2014 | Durée : 1h30
CONTEMPORAIN

Spectacle terminé depuis le 13 avril 2014

 

Ahmed Madani

  • Au CDN de l’Océan Indien

Ahmed Madani est auteur, metteur en scène et depuis 2003, directeur du centre dramatique de l’Océan Indien situé à Saint-Denis de la Réunion. Cette situation géographique en fait un centre dramatique de dimension internationale et l’amène à développer une politique de coopération régionale avec les pays de la zone Afrique australe et Océan indien. Depuis son ouverture, en 1998, sont régulièrement associés à cette coopérative théâtrale : l’Afrique du Sud, la Namibie, Madagascar, le Mozambique, les Comores, l’Île Maurice, l’Inde, Mayotte et l’Australie. Dès son arrivée, Ahmed Madani a initié un projet d’échange entre artistes du Nord et du Sud auquel Jean-Louis Martinelli et le théâtre des Amandiers sont régulièrement associés.

  • Un théâtre d'art poétique et populaire

Il participe de 1977 à 1984 à l'aventure d'une jeune compagnie régionale. Pendant ces années, en lien étroit avec une pratique de comédien, il écrit cinq pièces qui sont toutes portées à la scène. En 1985, soucieux d'approfondir et de développer une démarche « d'auteur en scène », qui superpose écriture dramatique et écriture scénique, il fonde sa propre compagnie. Il monte des spectacles où les lieux de création (entrepôts, magasins inoccupés, immeubles abandonnés, haras), les thématiques (souvent puisées dans les faits de société), les distributions (de 1 à 30 interprètes) sont à l'origine de projets d'écriture. Il réalise un théâtre d'art poétique et populaire qui prend en compte les réalités sociales, économiques et culturelles de notre temps.

- Il écrit une dizaine de pièces et réalise une vingtaine de mises en scène
- Ses spectacles sont présentés dans divers festivals et sur des scènes nationales en France, en Belgique, en Suisse et en Italie
- Il crée et dirige de 1987 à 1989 le Festival Big Bang banlieue
- Trois de ses spectacles font l'objet d'une diffusion télévisée
- Quatre de ses pièces sont éditées.

Chez Acte Sud :
Petit garçon rouge suivi de Voyage à la mer
Méfiez-vous de la pierre à barbe
Rapt à paraître

Chez Médianes (Rouen) :
Rapt

A l'Ecole des Loisirs :
Il faut tuer Sammy
Traduction de Sa majesté des Mouches de Nigel Williams, d'après W. Golding
Ernest, ou comment l’oublier

  • Principales réalisations

En 2011, Ahmed Madani rencontre Nicolas Clauss, plasticien vidéaste qui depuis deux ans sillonne les banlieues de France et dresse des portraits vidéo de la jeunesse des quartiers populaires qu’il expose dans une installation vidéo évolutive intitulée Terres arbitraires. Saisi par la force de l’installation et sa cohérence avec Illumination(s) le premier volet de sa trilogie, Ahmed Madani propose à Nicolas Clauss de créer un événement partagé où les deux propositions s’articuleraient pour constituer un diptyque sous le nom générique de Face à leur destin.

2006 L'improbable vérité du monde
2004 Architruc de Pinget
Légendes créoles de Daniel Honoré
2003 Le Médecin malgré lui / Doktèr Kontrokèr de Molière
L'avis du mort / Lavi lo mor texte et mise en scène
2002 Petit garçon rouge (texte et mise en scène)
2001 Songe d'une nuit d'été d'après Shakespeare (traduction, adaptation, mise en scène)
Le voyage à la mer (texte et mise en scène)
2000 Nous irons tous à l'Opéra (texte et mise en scène)

1999 Méfiez-vous de la pierre à barbe (texte et mise en scène)
1998 Il faut tuer Sammy (texte et mise en scène)
1997 Encore heureux qu'on va vers l'an 2000 (texte et mise en scène)
Rodéo (texte et mise en scène)
1996 L'école en morceaux documentaire de 55' (réalisation) / Planète Câble
1994 Familles, je vous hais…me (texte et mise en scène)
C'était une guerre (texte et mise en scène)
L'Os (texte et mise en scène)
1993 Rapt (texte et mise en scène)- Grand Prix RFI en 1993
1992 Nous crèverons l'horizon (texte et mise en scène)
On purge bébé de G. Feydeau (mise en scène)
1991 La leçon d'E. Ionesco (mise en scène)

1989 J'accuse d'E. Zola (mise en scène) avec Richard Borhinger et 70 musiciens – Musique : Un drame musical instantané – Forum de la Création Musicale en Ile-de-France / Film produit par Sindbad
La Tour (texte et mise en scène)
1988 Les Français parlent aux Français (texte et mise en scène)
1987 Rixe et les rouquins de Jean Claude Grumberg (mise en scène)

  • Ahmed Madani par lui-même

Je suis venu au monde le 8 mars 1952.
C'était un soir en Algérie.
Ma mère fille de paysan, mon père fils d'homme de peine.
A cinq ans, j'ai trouvé un pistolet.
Ma mère et mon père ont fermé la porte de la maison.
Ils ont creusé un trou dans l'un des murs de l'unique pièce où nous vivions. L'arme y fut cachée, puis mon père a cimenté le trou.
C'était la guerre, c'était la peur.
Aujourd'hui, l'arme est encore à sa place, et personne ne le sait plus, hormis ma mère et moi.
Dans la même nuit, ma mère m'a confectionné un pistolet de substitution. Des soldats m'ont vu avec et ont dit : " Alors, tu joues à la guerre " .
J'ai dit " oui " .
A 6 ans, j'ai attendu toute une nuit que mon père sorte de la gendarmerie, devant la porte. Au petit matin sa chemise blanche était rouge, mais alors très rouge !
A 7 ans, c'était toujours la guerre, alors nous avons quitté l'Algérie. C'était encore la peur.
A 9 ans, j'ai pris une claque parce que ma maîtresse a demandé un mot en " gue " et j'ai dit " ta gueule " . J'ai appris ce que voulait dire : châtier son langage.
A 11 ans, mes maîtres ont commencé à lire mes rédactions devant toute la classe.
J'ai compris que la poésie pouvait être une arme.
A 12 ans, j'ai commencé à marcher les poings serrés.
J'ai affronté les regards. J'ai découvert que la justice n'est jamais la même pour tous.
Mon père luttait, ma mère luttait, alors je luttais aussi.
J'ai appris à me tenir droit. J'ai serré les dents mais j'ai ouvert la bouche.
A 16 ans, j'ai adopté la devise de Mao Ze-dong : " Oser vivre, oser lutter, oser vaincre " 
J'ai rêvé du corps des jeunes filles et j'ai eu honte de les aborder.
Je suis tombé amoureux de ma prof de français et j'ai écrit des rédactions de 40 pages pour la voir me sourire. L'amour donne des ailes et la honte nous les coupe.
J'ai écrit ma première pièce personnelle à 33 ans par amour pour la femme de ma vie.
C'est une pièce de guerre déguisée en lettre d'amour. Je n'écris que des pièces de guerre car la guerre fait rage dans le plus grand des silences.
La politique c'est la loi du silence.
Le silence tue plus fort que les armes.
La politique c'est encore la guerre mais sous une autre forme.
Si mes pièces de guerre sont des pièces d'amour, alors mes pièces d'amour sont des pièces politiques.
Je ne suis pas un artiste engagé mais enragé.
Je suis un humain de la race des humains.
Mon pays est une page blanche.
Je n'ai pas de frontière, je suis de partout et de nulle part. J'avance vers l'endroit d'où je ne suis jamais parti, toujours à la quête de ma propre histoire, à la rencontre de celle de l'autre.
J'espère un monde meilleur pour mes enfants.

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